Dimanche 15 mai 7 15 /05 /Mai 09:50

3 avril

Le train automoteur file depuis des minutes entre 2 haies d’arbres en cette après-midi très ensoleillée et printanière. Le contrôleur vient de me prévenir de me tenir prêt. L’arrêt à ma gare de destination n’est plus systématique mais à la « demande » depuis plusieurs années, avant qu’il finisse par disparaitre définitivement comme beaucoup d’autres possibilités ferroviaires en France de nos jours…

Je suis particulièrement tendu, une tension qui l’emporte sur la sourde excitation qui m’accompagne depuis le début de voyage et même avant. C’est que c’est une aventure humaine finalement extraordinaire que de se voir livrer par sa Dame à une autre, en toute conscience de ce que peut impliquer. Mais là, tout me parait maintenant hors norme, même si je le regarde du point de vue D/S ou BDSM.

Une semaine de mise en esclavage total, car cela ne peut être que cela, sinon pourquoi parler de ces « liens affectifs qui interdisent certains gestes, certaines choses… » ?  Quels gestes ? Comment vais-je pouvoir tenir une semaine alors que la plupart des soumis disent qu’ils n’en peuvent plus après 3 jours durs ? Et en plus, avec cette Emilie qui semble avoir aucune réticence, a l’air d’y savoir faire pour sortir du « lourd » sur les culs des soumis qui passent à porter de sa canne…

Claire m’a avoué avec difficultés que cela inclurait mon « exploitation sexuelle totale ». Je comprends ses réticences. Elle a toujours même après ces années, un fond de jalousie en elle. Et de là à me livrer consciemment à une autre, fut-elle sa meilleure amie ? Qui détient en plus la clé de la cage au loup ? Là, céder ne lui ressemble pas… Ce qui me ramène à ma grosse appréhension actuelle. Emilie, ce n’est pas mon genre, je veux dire sexuellement. Trop de formes rondes, trop de chairs à mon goût. Comment trouver ma motivation pour aller la sucer entre les cuisses ? 

Et Emilie dans tout cela ? Claire a dit que c’était une « dure négociatrice ». Pourquoi ? C’est la pièce du puzzle qui me manque depuis le début. Pourquoi Emilie fait-elle tout cela ? Par empathie pour moi ? Pour autre chose ? Elle s’est bien amusée depuis 3 mois avec moi. Je lui ai livré son Hervé sous ses fourches mais je crois qu’elle n’avait pas besoin de moi. Alors pourquoi ? 

Et plus que tout : ne sommes-nous pas en train de faire une immense bêtise donc nous n’arriverons pas à maîtriser les conséquences ? 

Le train ralentit en gare de « Saizy le Mâle ». Je me prépare à descendre.  L’automoteur s’immobilise. Je suis le seul à en descendre avec mon sace quasi vide et le train repart aussitôt. Le silence s’établit peu à peu alors qu’il s’éloigne et le chant des oiseaux revient. 

Je me suis arrêté au milieu de nulle part en Sologne. La voie unique du chemin de fer trace son sillon dans la forêt  avant de se confondre au loin. Un petit bâtiment à étage faisant office d’ancienne gare est muré actuellement. Je le contourne après avoir pris une grande inspiration. Le lieu est désertique : quelques places de parking au bitume craquelé, vides actuellement en ce dimanche... Une route de sortie qui s’enfonce sous les arbres… Une clairière ferroviaire en train de mourir lentement au milieu du néant.

Pas d’autre choix que d’attendre. Je ne peux même pas envoyer un SMS de bonne arrivée à Claire : elle m’a confisqué mon téléphone à mon départ, une des conditions de ma semaine,  et a annoncé aux enfants que « Papa sera en mission toute cette semaine à l’étranger et ne pourra pas les appeler ». Les chérubins n’ont pas demandé plus d’explications…

J’attends un long moment, seul au monde, devant la gare perdue. Je m’aperçois que je tremble de plus en plus au fur et à mesure que l’attente dure. Je m’intéresse au panneau d’information collé à l’ancienne gare. Plus de train ce dimanche : j’ai pris le dernier. Le prochain sera demain à 7h du matin. Et si elle ne venait pas me chercher ?

Cela fait très longtemps que j’attends. Je ne peux pas regarder ma montre : elle m’a été confisquée avec le téléphone ! C’est comme si on voulait me détacher du monde et m’enterrer vivant…

Finalement une voiture arrive par l’étroite route en ma direction. Je ne la reconnais pas. Emilie et Hervé n’ont pas de break volvo. Elle se garde à mes côtés et… Emilie en descend ! Elle est en jean et veste mi-longue kaki, mais ce que je remarque immédiatement c’est les hautes bottes de cuir noir remontant jusqu’aux genoux que je ne lui connaissais pas, avec des semelles terreuses.

Emilie est tout sourire. Moi moins. Je ne sais pas comment me comporter… Est-ce toujours l’amie ? Elle vient à mon secours.

- Bonjour esclave. 

C’est le genre de propos qui, s’il est paraît sonner faux, peut-être improductif. Mais là aucun risque : il a été dit d’une voix froide, qui me percute immédiatement et me convainc que je suis « cet » esclave en cet instant.

- Esclave, salue ta Maîtresse en lui embrassant humblement le bout de ses bottes…

La prise de pouvoir est parfaite et m’envoie directement en soumission profonde, alors que je m’agenouille avec difficulté pour poser mes lèvres sur le bout terreuse de ses bottes, l’une puis l’autre, dans un trouble total des sens.

- Tu peux te relever, esclave.

Je me redresse difficilement avec l’âge et j’attends.

- Tu as laissé téléphone et montre à la maison ?

- Oui.

- Oui, MAITRESSE ! Toujours avec déférence et vouvoiement obligatoire quand tu me réponds.

Là aussi, cela pourrait être risible si je n’y adhérais pas. Mais sa voix version dominante m’est très crédible et je me promets à moi-même de faire attention à contrôler la bonne tournure de mes propos.

- Pose ton sac sur la banquette arrière.

J’obéis et attends la suite en tremblant qui tombe brutalement.

- A poil !

Cela est dit le plus simplement du monde. J’ai beau m’y attendre, que cela sera fatalement le cas pendant mon séjour là, mais je ne pensais pas que cela serait aussi rapide. Je ne peux pas m’empêcher de stupidement jeter des coups d’œil anxieux autour de nous. Mais il n’y a personne autour de nous… Je prends une profonde inspiration et commence à enlever maladroitement un à un mes vêtements qu’elle récupère dans un sac poubelle.  Le bout de mon zizi coule sous l’émotion alors que l’air lèche ma peau nue. 

Je finis nu avec la seule cage comme protection : voilà j’y suis ! Je me sens troublé et fragile…

Le sac avec mes vêtements finit à côté de mon sac à la place arrière du break. Moi, manifestement le coffre m’est réservé ! Ce que je comprends instantanément quand Emilie, ou  Maîtresse je ne sais comment la nommer maintenant dans mes pensées, ouvre la porte sur un coffre vide ! En fait, pas totalement vide : l’arrière du break a été transformé pour accueillir des chiens de chasses dans une sorte de cage grillagée fixée à la structure. Emilie ouvre les demi-portes battantes…

- Dedans, esclave !

Je  ne suis pas sûr de vouloir y rentrer. J’ai peur de ne pas y résister. Cela commence vraiment trop fort et j’en tremble. Je regarde Maîtresse Emilie. Son regard est patient mais déterminé. Me sentant pris au piège, je me cède par manque de courage à ma noirceur et glisse mon corps dans la cage du coffre. 

C’est un des moments les plus intenses de ma vie quand je regarde les demi-portes à barreaux se refermer sur moi. Emilie les verrouille d’un solide cadenas sans échappatoire, avant de finir de recouvrir la cage d’une épaisse couverture, m’enlevant aux yeux du monde.

Du fond de la cage, tout se ressent différemment. La tenace odeur des chiens qui sont transportés là, m’entoure. J’entends le bruit de la porte s’ouvrir. Je sens la voiture trembler quand Maîtresse s’assoit sur le siège conducteur.  Bientôt les vibrations du diesel moteur et un début de mal à l’aise quand la voiture se met à se mouvoir. Je n’ai qu’une image en tête : je suis devenu un pauvre homme dépendant et possédé qui mérite d’être traité comme un chien !

Mon monde de chien enfermé est tellement différent dans ses perceptions du monde extérieur. Privé de vue, l’ouïe saturée par le bruit du moteur qui résonne tant par le plancher du coffre, je n’ai plus que les mouvements de mon corps comme point de repère et même là je perds vite la notion du tournant à gauche ou à droite, me faisant durement trimballer d’une paroi à l’autre de la cage, n’ayant plus d’autre urgence que de m’arquebouter pour éviter de me faire mal. Je me sens si fragile, si dépendant de la volonté de l’être humain qui m’a enfermé là et qui a seul maintenant le pouvoir de m’en faire sortir !

Je n’ai aucune idée de combien de temps la voiture continue à rouler. C’est une marche supplémentaire dans la déstabilisation : ne pas savoir en plus de ne plus maîtriser. Mais, après une fin de trajet très cahotante qui me met au bord de la nausée,  elle finit par s’arrêter définitivement et Maîtresse Emilie en descend, pour venir ouvrir le coffre. La couverture est repliée soigneusement au-dessus de la cage et je découvre depuis le fond où je suis rendu.

C’est, en première impression, un endroit d’une beauté magique. Ma vue s’étend sur un de ces étangs de Sologne créés par les moines au Moyen-Age. Un plan d’eau aux formes parfaites, pas trop étendu, bordés par les bords sombres de la forêt, où la brume humide du soir commence à monter. Le soleil déclinant orpaille le paysage d’une douce lumière chaude.  Et une bâtisse, une sorte de relais de chasse ou de pêche, en bois avec une terrasse couverte devant, posée idéalement au bord de l’eau.  Si je n’étais pas au fond d’une cage, cela serait une vue de carte postale apte à ravir tout visiteur.

Je m’aperçois que Maîtresse est restée à mes côtés à regarder mes réactions face à la découverte.

- Cela te plaît… esclave ?

Le « esclave » est arrivé un brin trop tard. Finalement les choses ne doivent pas être plus faciles pour elle que pour moi. Mais pour l’instant c’est la vue qui ne finit pas de m’estomaquer. C’est d’une telle beauté irréelle…

- Oui, c’est magnifique, Maîtresse. 

- J’ai recherché où je pouvais t’emmener depuis ma rencontre intéressante avec Claire. Je voulais un endroit exceptionnel, isolé du monde, rien que pour nous. Et je l’ai trouvé. Le propriétaire est très sympa. Je l’ai enfin rencontré hier en arrivant pour préparer ta venue. Il a perdu sa femme, il y a 3 ans. D’ailleurs j’ai joué cash avec lui et cela m’a été très utile, en particulier pour son break qu’il me prête et que tu viens d’expérimenter…

Emilie a toujours aimé parler. Et ce qu’elle me dit m’intéresse à ne pas perdre la tête. La réalité est un peu plus compliquée que le fantasme. Mais cela ne m’aide pas beaucoup à sortir de la cage à chien du break… D’ailleurs Emilie se reprend, et la Maîtresse sûre d’elle revient.

- Attends-moi, esclave. Je reviens dans quelques minutes.

Comme si j’étais libre de sortir de ma cage…

Maîtresse Emilie revient effectivement, disons 10 minutes plus tard, emmenant un sac de course. Elle le pose au-dessus de ma cage de coffre avant de décadenasser les demi-portes.

- J’ai pensé à toi, esclave. C’est fou ce que l’on peut  acheter en Chine de nos jours. Surtout dans ton domaine de prédilection.  Et vraiment pas cher. Aller donne-moi ton poignet…

Intrigué, je lui tends mon poignet gauche. Pour le voir enserrer dans un bracelet de métal, très esclavagisme XIXème siècle, qui se ferme par une vis avec une tête de forme très spéciale. C’est le genre de contraintes qui se posent avec patience et ne s’enlève pas facilement. J’aime beaucoup, même si quelque part, cela va encore me compliquer la situation de devoir les garder toute la semaine. Et je suis admiratif qu’Emilie ait prévu cela… pour moi.

Je finis embastillé des chevilles et des poignets, comme un esclave de l’ancien temps… Et bizarrement, j’aime cette vision de moi. Chaque bracelet a 15 cm de chaîne solidement fixée à un anneau. Mes bracelets de chevilles sont ainsi attachés entre par un cadenas eux avant que je puisse sortir de ma cage.

Maîtresse Emilie m’emmène sur une table de bois extérieure devant la maison, le genre de table de pique-nique avec des bancs. Elle me force à me courber sur le plateau. C’est si troublant de ne plus maîtriser son destin. Elle me pose ou me verrouille un collier d’acier qui complète les bracelets et me renvoie immédiatement dans les méandres de mon espace de soumission.

Je n’ose me relever. Maîtresse Emilie fouille mon sac qui a été strictement contrôlé par Claire avant mon départ. J’y ai uniquement ; un billet de 10 euros, ma carte d’identité, ma carte bleue qui a été scellé sous vide dans un poche plastique et que je suis censé qu’en cas d’urgence et le paquet que m’a confié Claire à mon départ. Le sac et son contenu est évacué à l’intérieur de la maison. 

- Va nous démarrer un feu, esclave !

Elle me désigne un foyer au bord du lac. Du petit bois, des allumettes sont prêts à mon intention, ainsi que des buches plus grosses. Je ne suis pas un pro d’allumage de feux de cheminée, mais avec l’âge j’arrive à finalement les allumer. Je me prends beaucoup plus de temps que d’habitude avec mes chevilles contraintes, mais finalement j’obtiens un feu convenable, qui me fait du bien à réchauffer mon corps nu alors que la nuit et le froid tombe peu à peu. Bizarrement pour moi, tout cela est très excitant et je ne cesse de bander dans ma cage pendant que je m’occupe du feu. Mais je suis un soumis suffisamment éduqué, pour savoir que ma bite a une vie propre indépendamment de la volonté de mon esprit.

Finalement Maîtresse Emilie me hèle. Je reviens vers elle, à côté de la table. Trop concentré sur faire mon feu, et sans doute troublé par mon excitation du moment, je n’ai plus fait attention à elle. Mais à l’instant, je découvre le sac poubelle avec mes vêtements. Je la regarde sans comprendre au début. Elle me paraît plus que jamais l’incarnation de la Maîtresse SM, totalement en maîtrise de moi et d’elle aussi. Je frisonne de la froideur qui se fait maintenant nettement sentir et regrette le confort d’être prêt du feu.

Maîtresse Emilie tient une laisse dans sa main qu’elle boucle sur l’anneau de mon collier. C’est un geste simple mais tellement symbolique pour le statut et finalement j’adore être tenu en laisse. La nouveauté là, est que ce n’est plus Claire qui en tient l’extrémité. Je me sens si fragile dans l’état de soumission, que je préfère nettement cela : être maintenu. Maudit esprit pervers que j’ai !

- Bon esclave, prend tes vêtements dans le sac et va les jeter dans le feu. Tu n’en auras plus besoin ici…

C’est quand même un choc. Je regarde les vêtements que j’ai pris et il y en certains que j’aime beaucoup. On me demande de les sacrifier pour la beauté d’être en état de soumission. Je m’y résigne pour cela, un peu triste de devoir les perdre définitivement.

Maîtresse Emilie m’accompagne auprès du feu, pour s’assurer que j’obéisse. Je vois partir certains de mes habits favoris en fumée. Mais pas une seconde je débande. Quelle étrange sensation !

Finalement ; elle attache ma laisse autour du banc de la table à pique-nique. Je comprends que je suis mis en attente. Elle me laisse quelques minutes et quand elle revient, elle rapporte une assiette avec des sandwichs avec une bouteille de blanc et un verre. Nouveau aller retour dans la bâtisse dont je n’ai pas encore vu l’intérieur et cette fois Maîtresse Emilie ramène un tupperware en plastique translucide dans lequel je perçois des « boules » jaunes. Je suis intrigué et impatient de comprendre son utilité.

Pour l’instant Maîtresse Emilie délimite dans le sol de son pied  un carré de disons 8m par 8m à quelque distance de la table, avant de revenir vers moi. Elle me surprend alors à venir caresser mon sexe dans la cage jusqu’à me rendre si dur que j’en ai mal… 

- C’est quand même un super pouvoir de vous tenir le zizi enfermé là. Cela en même émouvant, comment cela vous fait devenir petits agneaux dociles. Ton copain Hervé est lui aussi enfermé en cage depuis sa pipe inattendue au ski mi-février. Claire ne le sait pas, mais j’ai payé un gros pourboire à Julie pour qu’elle suce mon mari. J’avais besoin d’avoir un moyen ultime de persuasion sur lui. Et comme je suis peau de vache, tu ne peux pas savoir à quel point il regrette amèrement maintenant de s’être laissé aller dans la bouche d’une autre. Depuis c’est régime sec ! Pauvre chou, s’il savait comme il s’est laissé manipuler !

J’ai un peu honte de me laisser aller à cette caresse de la main d’une autre… mais que c’est bon !

- Bon esclave, tu vas me creuser 15 trous de 10cm de profondeur répartis dans le carré. Tu ne devrais pas avoir beaucoup de mal, le sol est sablonneux… 

Je la regarde me demandant comment je dois faire…

- Mais avec tes pattes, comme tes congénères les chiens. C’est fou comment les esclaves deviennent stupides de nos jours… non pas debout, à 4 pattes comme tes copains les toutous. Et dépêche toi, nous devons avoir fini avant la nuit !

Elle est vraiment, vraiment parfaite comme Maîtresse exigeante ! Je m’attaque donc à faire mes 15 trous, ce qui me prend un certain temps même si creuser la terre sableuse de mes mains est assez facile. Le soleil disparait complètement derrière les arbres tandis que Maîtresse Emilie dîne tout en supervisant mon travail et en me rabrouant sans cesse que je ne vais pas assez vite !

Je suis en sueur quand je finis. 

- Reviens me voir esclave.

Je n’ose me relever et revient donc au ras du sol. Je dois lever la tête pour voir ce que Maîtresse fait sur la table.

- Tu as faim ?

- Un peu, Maîtresse…

- Eh bien, tu seras nourri plus tard. Tu as encore du travail à faire pour ta Maîtresse. 

Elle ouvre le tupperware devant elle. Il contient tous des coquilles jaunes type Kinder, toutes pareilles.

- Je t’explique, j’aime plus que tout, être surprise dans ma vie et je n’ai pas envie de tout prévoir à l’avance. Alors voilà ce que j’ai imaginé. Claire t’a interrogé il y a quelques sur les pratiques qui te faisaient fantasmer et celles qui ne te faisait pas du tout envie, sur la base d’une liste comportant 233 items sur laquelle tu as répondu. Tu t’en souviens ?

- Oui, Maîtresse.

- Alors écoute attentivement, c’est un peu compliqué pour que ton cerveau suive. J’ai d’abord retiré de la liste, les items impossibles de faire ici et ceux que je ne veux pas faire, ce qui a ramené le stock à quelques dizaines. C’est un matériel de première qualité de savoir ce qu’il se passe dans ton cerveau pervers d’esclave. Certains items m’ont étonné de ta part. J’ai eu envie de t’en imposer d’autres que tu as évités trop vite à mon avis et que j’ai intégrés avec plaisir ou désir à mon programme. Cela m’a bien excité d’avoir ce pouvoir sur toi. A la fin, il est resté une vingtaine d’activité entre Maîtresse et esclave, que j’avais mise à part pour leur vacherie ou leur côté limite. Pas que trucs qui te font bander, mais aussi qui peuvent m’exciter de t’imposer ou pas. J’ai tout scellé dans les coquilles jaunes. Heureusement, il y a eu un anniversaire de gamin entre temps et cela a été la razzia party sur les œufs. Je me suis mise en moyen de les réaliser, si telle ou telle coquille sort ici. Au final, hier j’ai demandé à Hervé d’en choisir à l’aveugle 15 dans le tas.

- Hervé sait donc que je suis ici avec vous Maîtresse ?

- Bien évidemment. Ici non, mais avec toi, oui. Il n’aurait pu en être autrement… Tu comprendras, bientôt maintenant, pourquoi c’était nécessaire. Donc il y a au total 15 coquilles surprises qui égayeront nos journées que tu vas aller enterrer en bon toutou pour les retrouver plus tard. Avec ta bouche !

C’est très troublant de porter dans sa gueule son sort. Car je ne doute pas une seconde que je devrais aller les rechercher dans le sol. La nuit est établie quand j’enfouis enfin la dernière à la lueur du feu…

- C’est bien, mon esclave, tu as bien travaillé.  Mais tu es maintenant tout sale. Vient que Maîtresse te lave pour te rendre plus présentable.

Je suis nettoyé dehors au jet d’eau froide. Aie ! Heureusement que Maîtresse Emilie m’essuie après pour que je ne « mette pas d’eau partout ». Nous rentrons finalement dans la chaleur de la maison. L’intérieur est rustique pour que ce que je vois de la pièce du bas, complètement décloisonné à l’exception d’un poteau de bois central qui n’a pas pu être supprimé. D’un côté la cuisine à l’américaine avec une table campagnarde. De l’autre le salon avec canapé et cheminée.

Maîtresse Claire m’emmène directement au pied de la lourde table de bois. Une gamelle de pates froides y a été préparée à mon intention avec un bol d’eau. J’ai faim alors je mangerais n’importe quoi. Mais Maîtresse ne l’entends pas ainsi.

- Tu attends mon autorisation pour commencer à manger !

Maîtresse Emilie regarde sur son ordinateur le premier épisode de la nouvelle saison de sa série préférée. Je reste sur le sol  à ses pieds. Les dialogues sont en anglais, sans doute sous-titrés. 

Ma mise en esclavage est parfaite et je ne peux être qu’admiratif de la préparation faîte par Emilie. Bien plus que serait capable de faire ma Claire ? Mais cela m’aide en rien pour comprendre ses motivations. Elle a un mari qu’elle a maintenant soumis à la maison. Pourquoi prend-t-elle tant de temps à s’occuper de moi… ?

A un moment, Maîtresse me donne une tapette sur la tête. Je comprends que j’ai l’autorisation de manger et j’avale le plus silencieusement possible ma pâtée pour éviter de la déranger.

Une fois mon ventre rassasié, et après un contrôle attentif que je laisse ma gamelle bien propre,  j’attends sagement que Maîtresse finisse par regarder sa série. Je me sens étonnamment bien à ses pieds, comme réconcilié avec moi même. 

Il est alors temps sans doute temps d’aller se coucher. Maîtresse Emilie m’emmène au premier étage. Je suis étonné d’y être emmené ; j’aurais plus cru être enfermé dans un réduit au RDC pour la nuit. 

Le palier de l’étage dessert 2 chambres et ce qui doit être la salle de bain. Maîtresse nous emmène dans une, assez grande au plancher de bois craquant avec un lit central. Dans le coin de la pièce se trouve un grand panier à chien. La chaîne prise dans le radiateur à proximité ne me laisse aucun doute : c’est la place où je suis sensé dormir. Une petite couverture a même été prévue à l’intention du chien qui y sommeille.

- Allez, cou-couche panier pendant que je me déshabille…

Je ne peux m’empêcher de rougir instantanément : c’est si indécent ! Etre nu devant une fille autre que ma femme ne me pose pas de problème tant qu’elle reste habillée. Mais là l’intimité forcée tombe sur nous. Je suis mal à l’aise, jugeant que ma place n’est pas ici dans la promiscuité de cette chambre.

Emilie ne montre aucune gêne à se mettre nue devant moi et je n’arrive pas à détacher mon regard de son corps qui m’apparait encore plus disgracieux au naturel, avec ses rondeurs graisseuses qui débordent trop à mon goût, au point même de cacher le triangle de son sexe. Je ne bande certainement pas et elle le voit !

- Oui je sais que je n’ai pas des formes rêvées, surtout à l’aune des cerveaux de mouton des hommes. Je sais que tu m’as toujours trouvé très sympa, mais côté physique, tu n’as jamais réussi à masquer le fait que je ne te plaisais pas. C’est un peu comme ta Claire qui, même après des années,  a toujours un peu de réticence à descendre me brouter. J’adore voir sa petite moue quand je lui impose d’y aller. Une petite vengeance de fille ronde… Mais bon la bougresse au corps parfait adore se faire forcer un peu ! Vous allez bien ensemble…

Je tente de baisser les yeux instinctivement un peu honteux de ne pas pouvoir bander pour Emilie. Elle s’agenouille pour m’empêcher de le faire en me tenant le menton et me forçant à continuer à la regarder dans les yeux.

- Mais sache qu’au fil de toutes années, autant mon corps t’a dégoûté, autant ton petit cul, ta petite bouche m’ont excitée. Ta Claire en est parfaitement consciente. Et maintenant que je t’ai sous la main, tu vas me payer un peu tout cela. Je me suis longuement demandée, ce que j’allais te violer en premier, car je vais violer tes aprioris machistes jusqu’à ce que tu bandes naturellement pour moi ! L’heure de ta rééducation est venue ! Alors je me suis décidée… 

Elle me lâche pour aller chercher quelque chose dans le tiroir de la commode qu’elle laisse sur lit et que je vois mal de ma position.

- Donne ton cul, esclave !

Je crois qu’elle va me défoncer au gode ceinture. Mais non : mon anus est fourré d’un œuf qui est entièrement avalé…

- Sur le lit, sur ton dos encore intact !

La menace est explicite. J’obéis en tremblant dans le cliquetis de mes chaines. Maitresse Claire immobilise bras et jambes avec des ceintures. Je suis ficelé, dans l’incapacité de me révolter. Nouveau détour par la commode.

- Regarde ce qu’Emilie a prévu pour son petit esclave Pierre, qui l’a tant dédaignée.

Je reconnais l’excitation dans sa voix. Je suis éberlué de découvrir un bâillon avec double pénis, un gros et court pour m’envahir la bouche et un long et pas si fin que cela pour… la chatte de la femme qui s’embroche dessus. J’ai un petit moment de panique regrettant amèrement tous les remarques désagréables que j’ai pu me faire sur le corps d’Emilie. En pure perte, car le bâillon finit là où il doit se mettre. J’ai la bouche distendue à pointer un sexe factice au-dessus des mes yeux. Emilie ne perd pas de temps à me chevaucher. J’ai une vision en première place de son sexe entrebâillé entre les chairs, aux muqueuses rouges foncés et très luisant d’excitation. Sa chatte s’embroche immédiatement jusque je puisse percevoir sa lourde humidité qui dégouline sur mes joues et sentir son goût intime acre, si différent de celui distingué de Claire. Maîtresse Emilie ne se préoccupe pas de faire porter tout son poids sur mon visage.

- Cette première jouissance, Pierre, je vais te la voler. Mais pas question que tu me joues le jeu du zizi froid. Je te veux aussi troublé, que je peux l’être à ce moment ci.

Je comprends où elle veut en venir quand l’œuf dans mon cul se met à vivre. C’est différent des vibros que j’ai pu connaître là. Plus des coups puissants qui font sauter l’œuf dans tous les sens dans mon rectum. Je me laisse totalement surprendre par ses actions et je mets instinctivement à m’ériger dans ma cage, par réflexe sans doute, à l’insu de ma volonté.

Emilie le remarque…

- Voilà c’est beaucoup mieux de se dresser poliment devant une Dame. Prenons donc notre pied ensemble…

Elle commence de puissants va-et-vient sur le gode qui me tiraille d’avant en arrière la bouche. Son plaisir monte immédiatement, bruyant, sans gêne, pendant que le « machin » me travaille cul. Elle embroche, débroche, crie maintenant son excitation et appelant à la délivrance. La batteuse me fait un effet terrible dans mon cul, en sautillant de partout. Ma vue est affolée par ce sexe qui me baise au plus prés. Je sens étonné mon ventre qui se noue. Bientôt je gémis dans mon bâillon pénis, autant qu’elle hurle sa jouissance arrivant. La tension en moi est extrême et quand je l’entends partir en orgasme, cela trésaille dans mon corps et je lâche la « purée » ! En cage ! Dans une jouissance absolue que mon esprit goûte complètement abasourdi ! Comment est-ce possible ? Je suis en cage ? Depuis trop longtemps ?

Je suis dans les vapes du shoot des hormones. Maîtresse Emilie, un tant inerte sur mon visage, se reprend et se désengage.

- Humm joli tout ce petit jus d’homme… tu vois quand tu veux…

Je redescends un peu. Comment ai-je pu éjaculer pour une femme qui ne m’attire pas ? Car je doute que la « batteuse » dans mon cul, n’est pas la seule cause de mon laisser-aller… Je la regarde récolter de son doigt le sperme étalé, qui a l’air de tant la fasciner. 

- Humm bien liquide tout cela à être resté si longtemps dans son fût de couilles. Je suis sûr qu’il y a plein de petits spermatozoïdes morts avant d’avoir vu la sortie… Tu dois pouvoir faire mieux.

Je crois qu’elle va le renvoyer à l’envoyeur. Mais non, le sperme finit dans un mouchoir de papier.

- Allez, j’ai sommeil. Il est temps de faire dodo.

Une fois délivré, je suis remis à mon « panier », cette fois le collier cadenassé à la chaîne du radiateur. Il n’est que 22h, mais je m’endors vite en bon toutou sous les émotions de la journée…

dyonisos


-> Les autres petits contes D/S

Par dyonisos - Publié dans : Petits contes D/S
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Vendredi 13 mai 5 13 /05 /Mai 20:07

14 mars

Qu’elle est dure à supporter cette première mise à la niche ! 

Je pensais qu’il me suffirait de dormir et d’attendre sagement que Claire vienne me rechercher le lendemain matin. Mais je ne crois pas avoir réussi à m’endormir, ou si je l’ai fait pas suffisamment longtemps. 

La niche est une capsule en dehors du temps. Je n’ai plus de montre. Je ne peux pas savoir si le jour est levé ou non. La niche semble toujours baignée du même faible éclairage invariable. J’ai perdu la notion du temps qui passe ou ne passe pas pour la première fois de ma vie et je me sens complètement abandonné. Le silence aussi, permanent, terrible à écouter. La seule chose qui me rappelle qu’au dehors, le temps s’écoule est qu’à un moment je commence à avoir faim. Etait-ce il y a 5 minutes ? Etait-ce il y a 2 heures ? Aucune certitude : je n’en sais fichtre rien… J’ai si soif aussi.

Mon « Royaume » se limite à un espace de 1m80 de long et disons 1m40 de large, avec 80cm au niveau du sol et 60cm pour la banquette. Je ne peux pas me relever. La grille réglée à mis niveau m’en empêche. 

Les murs sont invariablement là où je me mette. Je ne peux ignorer que j’ai mis par Claire à l’enfermement. Et comme il n’y a rien à faire entre mes 4 planches, je m’ennuie terriblement. Il ne me reste plus que mes pensées pour remplir le vide de la niche.

Je réfléchis, pense, me remémore, cauchemarde un peu aussi. Il ne reste que cela pour garder mon humanité et invariablement tout cela me ramène intensément vers la personne de Claire, la seule qui ait le pouvoir de m’extirper de là ! Sa présence en moi n’a jamais été aussi là. Je la vois comme un phare qui me guide et à qui j’ai l’infini besoin de plaire…

Je n’en suis qu’au premier enfermement dans la niche et déjà elle m’obnubile. J’ai à un moment la clarté d’esprit de constater combien est bouleversant, donc efficace à l’attachement, cet oubli à la niche. Avant de me perdre à nouveau dans les méandres d’adoration et de vénération, vers celle qui devient plus que jamais MA Maîtresse.

Le sperme reçu me travaille les entrailles. C’était sans doute prévu comme cela par Claire. J’ai un dernier réflexe de dignité, ne voulant pas être d’avantage avili. Je lutte un moment à ne pas le faire, à éviter. Mais la figure de Claire se rappelle dans mon esprit en majesté. Elle attend que je m’y plie : qui suis-je pour me refuser ? Je finis par lâcher et me mets au dessus du pot. « C’est bien mon toutou, c’est bien… ». Le couvercle est refermé mais le fumet musqué reste…

Je suis surpris d’entendre de nouveau du bruit du fond de ma niche. Je me mets à 4 pattes en attente prêt à faire la fête à la Maîtresse qui a tant peuplé le silence de ma niche. Mais je ne suis pas encore libéré. Point d’ouverture de la grande porte vers la libération, mais un panneau qui glisse au raz du sol pour être remplacé par une grille désespérante.

Maîtresse Claire m’apparait enfin follement attirante dans une robe noire, assise sur un fauteuil pliant de cinéma, à me contempler dans ma cage.

- Bonjour, mon nounours !

Sa voie est enjouée et tellement revigorante. J’ai la force de lui répondre ouaf, ouaf en chien fidèle et cela fait rire doucement…

- Cela va ?

- Plus ou moins. Ce n’est pas marrant d’être enfermé à la niche. 

- C’est fait pour, mon chéri. Je n’ai pas très bien dormi aussi de mon côté. Je t’ai regardé sur la vidéo te retourner sans cesse dans ta niche, toute une partie de la nuit. Je voulais tant te parler, te rassurer… voire même venir te libérer de remord.

- Mais pourquoi ne pas l’avoir fait ?

- Parce que j’ai demandé à Michiel de paramétrer pour me l’interdire jusqu’à aujourd’hui 15h30… Je n’étais pas sûre d’avoir la force de ne pas intervenir dans le processus de ce premier enfermement. 

- Mais c’est injuste !

- Non, nécessaire pour nous 2 pour que nous en ressentions pleinement tous les effets. Il fallait que ce premier séjour à la niche soit un peu brutal, pour que tu comprennes son utilité et que moi j’apprenne à l’accepter. Tu sais ta présence m’a beaucoup manqué dans le lit cette nuit… tes doigts, ta langue mais aussi ta chaleur…

Je préfère sagement évacuer toute imagerie associée pour la santé de mon zizi en cage.

- Donc impossible de me libérer avant 15h30 ?

- Malheureusement oui, mon nounours. Mais je pense que tu dois avoir faim : je t’ai amené de quoi tenir…

Qui se présente sous la forme d’une gamelle plate (!) qui est glissée par une fente en bas de la grille. Je déteste l’idée ! Et je fais la moue…

- Pas d’eau ?

Ma voix s’énerve un peu.

- Non, car tu en as déjà…

Je la regarde dans l’incompréhension…

- Tu n’as pas trouvé le distributeur d’eau au milieu du panneau ?

Je regarde attentivement là où elle m’indique. Il y a effectivement une tétine que je n’avais pas vue, mais qui me révolte : téter pour se désaltérer ?! Encore une façon de plus de m’humilier…

- Viens ici, mon nounours…

Elle passe sa main au travers de la grille pour me flatter. Je goûte la douceur de sa caresse primitive qui malheureusement fini par s’arrêter trop vite.

- Bon, il est 10h30 et je sors. Je vais à la séance du matin du cinéma avant de déjeuner au bord des quais. Je n’en peux plus d’attendre. Je vais rater le début de la séance, alors excuse-moi, je te laisse mon nounours…

Le panneau se referme sur ma niche et je me retrouve de nouveau si seul. J’en pleure presque tandis que je mange mécaniquement dans ma gamelle un mélange de lait et de corn-flakes… Je me sens de nouveau, seul et abandonné…

A 15h30 précises, Maîtresse Claire me libère de la niche et me laisse étirer mes muscles endoloris. Je lui en veux pas mal de m’avoir traité ainsi alors je garde ostensiblement le silence en représailles. 

Mais Claire ne me laisse pas aller bien loin dans ma révolte. D’abord elle me remet la laisse dès que je me glisse à l’extérieur, avant de m’ordonner d’y retourner pour aller chercher mon pot resté dedans. Il se jette dans une cuvette dissimulée derrière une porte de placard que je n’avais pas encore vue. Il y a aussi un point d’eau et une balayette pour le nettoyer avant de le remettre à sa place.

Puis elle m’envoie à la douche, heureusement chaude, que je prends devant ses yeux toujours tenu en laisse ! La situation d’exhibition m’excite à l’insu de mon mécontentement initial et je commence à bandouiller dans ma cage, ce qu’elle ne manque pas de me faire remarquer…

Finalement je suis mis à sécher à 4 pattes à ses pieds. Elle a oublié de mettre une serviette à disposition à proximité de la niche… Elle en profite pour retirer sa culotte et me mettre sous mon nez sa merveilleuse petite chatte juteuse. Je n’ai pu la voir ou la sentir depuis 15 jours d’interdit. Je suis aux anges et ma queue fait la fête dans sa cage.

- C’est pour me faire pardonner d’avoir oublié la serviette, mais c’est exceptionnel. On reviendra après aux bonnes habitudes… Tu ne vois point. Tu ne sens point.

Je ne me fais pas prier pour y glisser mon visage, que Claire vient me maintenir de sa main, collé contre son intimité à ce moment terriblement poisseuse. Je crois qu’elle préfère me maintenir ainsi pendant qu’elle me parle.

- Je ne veux pas te mentir. Je voulais que tu saches à quoi tu acquiesces si tu te décides à tenter la période d’essai de 6 mois. Tu devras être enfermé dans ta niche, toutes tes nuits, tant que cela nécessaire… Je voulais te faire comprendre que la niche ce n’est pas un fantasme mais une contrainte réelle, nécessaire à créer le lien de dépendance. Tu sais donc à quoi tu t’exposes, si tu te décides d’accepter mon offre. Mais ce n’est pas encore pour tout de suite, tu as le temps de réfléchir… et pour l’instant, suce-moi bien. Fait jouir ta Maîtresse !

Plus tard après avoir bien faire jouir ma Maîtresse, nous redevenons un couple normal. Je récupère le droit de me promener librement dans la maison et d’y mener ma vie, bientôt occupée par le retour des enfants « enchantés » de leur week-end campagnard. La vie familiale d’un dimanche soir s’organise. Oui les enfants ont fait leur devoir comme promis. Les cartables sont prêts, les douches prises et à 21h tout notre petit monde est couché prêt à s’endormir de la fatigue du week-end…

Un dernier petit câlin du soir et je passe à la chambre mettre mon pyjama. Quand je redescends, Claire  m’attend à la porte du placard de l’escalier avec mon collier de soumis. Il est temps d’aller faire mes devoirs du « soir » ! J’enlève donc mon pyjama…

- Ah au fait, il y a une lettre qui est arrivée pour toi. Je n’ai pas eu le temps de t’en parler… Je l’ai mise sur ta table d’écolier… C’est ton sujet du soir…

Je m’assois nu sur l’assise de paillasson de ma petite chaise devant ma petite table d’écolier et Claire, comme à notre habitude, m’enferme à clé…

L’enveloppe est plus grande qu’une lettre normale et assez épaisse, avec l’adresse écrite d’une belle plume très féminine. Je regarde le cachet de la Poste : la lettre a été enviyé il y a plus d’une semaine. Bizarre que je ne l’ai pas eu avant, à moins qu’elle soit arrivée et Maîtresse Claire l’ait caché, le temps de me faire vivre ma future niche.

Et surtout la lettre vient de la ville où habite Emilie ! Celle qui détient ma clé… J’en conçois un fol espoir qu’elle me soit renvoyée dans  ce courrier. Je suis presque intimidé. Remettre la main sur ma clé serait miraculeux, mais j’aurais presque le regret de la récupérer ainsi banalement,  alors que j’adore les rituels et les cérémonies BDSM. Non cela ne peut pas être aussi simple… Cela doit être plutôt le retour de la clé dans les mains de ma Maîtresse Claire sous un emballage scellé que je dois lui remettre. Un petit jeu cruel : je revois un instant physiquement la clé, pour mieux la perdre. L’idée perverse me fait bander…

Je ne cesse de tâter à la recherche d’une épaisseur plus dure. Ce n’est pas clair. Je me décide finalement d’ouvrir. Il y a dedans, un carton d’invitation et un billet de train… Rien d’autre. Pas de clé, nulle part. Mon espoir est douché et je débande un peu. 

Que me veut donc Emilie ?

Le carton d’invitation est très explicite : elle me veut au sens premier !

frinvitemilie

L’Obéissance Stricte Exigée et la photo du cul sévèrement canné me font frémir mais il y a de quoi remplir l’esprit d’un petit mari pervers maso que je suis ! Je bande dur…

Ma libération est donc prévue pour le dimanche 3 avril. Ce qui veut dire au moins encore 3 semaines à rester enfermé et si je me décide à accepter l’offre de Claire, certainement juste le temps de dire « ouf » avant d’être de nouveau strictement enfermé pour 6 mois. Car je me doute que cela le cas.

J’aurais fait combien en cage depuis le 31 décembre ? Au moins 94 jours : plus de trois mois ! Avec une traite au bout de 55 jours. Cela pourrait coller… Sauf qu’il n’est pas marqué garantie de  jouissance, juste « enlèvement de cage à zizi » associée au mot « vilainie ». Un petit tout dehors sans jouir, et hop on renferme le zizi pour la copine et ses 6 mois à suivre… Je n’ai aucune assurance sur ce qu’Emilie m’autorisera.

Je regarde les instructions au dos. Ce n’est pas que le dimanche qu’on me requiert mais toute une semaine, du dimanche au dimanche, pour laquelle je dois poser des « congés au travail » ! Je dois arriver sans téléphone, sans montre avec les seuls vêtements que je porterai ce jour là ! Et il n’y aucune autre instruction.

Je m’intéresse donc au billet SNCF. Départ à 8h32 du matin de la petite gare à côté de chez nous. J’ai au total 5 changements, donc un avec une attente en gare de 3h30, avant d’arriver à ma destination « Saizy le Mâle » à 18h52. Je ne connais pas ce nom de ville mais je le trouve très symbolique. Est-ce fait exprès ? En regardant mieux les différentes étapes, je me convaincs que cela doit être quelque part en Sologne.

Cela pourrait être inquiétant qu’il n’y ait pas de billet de retour, mais peut-être tout simplement Emilie me le donnera à la fin de mon « séjour », ou d’autres dispositions sont prises pour mon rapatriement.

Tout cela attise au final beaucoup ma curiosité et, dans mon cas désespéré, me fait donc baver sans cesse du zizi. J’aimerai en savoir plus. Je repasse en revue attentive les 2 documents. Rien de plus à tirer du billet SNCF, mais il me reste le carton d’invitation. Une semaine entière avec les « vilainies » promises et l’obéissance stricte exigée, me persuade que l’on doit être assez proche d’un stage de dressage de soumis. Je suis étonné qu’Emilie se lance dans cette aventure, même avec la bénédiction de ma Claire, mais après tout pourquoi pas : qui vivra, verra. Et puis en tant que débutante, elle ne doit pas être encore très méchante…

Sauf que… ce cul strié en illustration, je le reconnais ! Il ressemble au derrière d’Hervé. J’en suis quasi sûr. Ne me demandez pas pourquoi je suis capable de reconnaître le cul d’un copain… mais à 90% c’est lui. Donc la canne, c’est Emilie ? Non ? Cela ne peut-être que cela : aie, aie, aie… Il ne fallait pas que je vende la peau de l’ours avant de l’avoir tué. J’en frémis tant cela me fascine !

C’est dans cet état d’hypnotisation excitée et perverse, que Claire vient me chercher dans mon placard. Un seul coup d’œil à mon sexe comprimé dans sa cage, lui dit pus que mes mots combien j’ai été excité de recevoir ce courrier. 

- Je sais que tu as plein d’interrogations et que tu voudrais avoir des réponses. A la base, c’est la purge que je t’ai promise, confiée à une autre… Je ne veux pas m’y compromettre, cela serait improductif pour notre suite, si suite tu décides. Tu comprends ce que je veux dire ?

- Je crois que oui…

- Nous allons jouer à un petit jeu. Si tu veux que je t’en lâche quelques brides que je sais, et  je ne veux pas tout savoir, il va falloir que tu te montre bonne langue divinement suceuse. Une information par orgasme obtenu. Cette offre n’est valable que ce soir. Après tu devras attendre d’y être, pour savoir à quelle sauce tu seras mangé.

Nous nous retrouvons immédiatement sur notre lit. Claire me tend mon masque et  mon pince nez. Elle « m’épargne » les boules quies. Je mets de l’entrain à la sucer avidement entre ses cuisses pour la faire partir en multiples orgasmes.

Le premier arrive vite, tant Claire était préalablement excitée. Et comme promis, elle parle un peu :

« Je suis évidemment complice de tout cela que nous avons décidé lors de notre party à l’hôtel début décembre. C’est un compromis délicat entre copines qui te concerne. Mimi est une dure négociatrice et j’ai du concédé plus que j’étais prête à le faire. Tu pourras la remercier…»

Elle me colle contre son intimité de son, maintenant, habituelle main sur ma tête. Et sans vergogne m’utilise comme sex-toy vivant à se frotter contre mon visage avec des basculements de reins. Pendant que son plaisir monte et monte, j’essaye de réfléchir. J’ai le sentiment bizarre que ma Claire n’est pas totalement satisfaite de l’accord trouvé avec sa Mimi. Je comprends maintenant les motivations de Claire écarté entre ses désirs profonds et son éducation. Mais je ne comprends pas l’intérêt d’Emilie dans tout cela. Elle  est beaucoup plus nature que Claire et finalement avait-elle besoin de moi, pour mettre en cage son Hervé ? Qui est si facilement tombé au ski dans la bouche de la première venue… une vraie oie blanche. Il me manque une pièce au puzzle…

Le second orgasme de Claire est en train de s’épanouir à se frotter contre mon visage. Qu’elle travaille à ma place me va très bien, tant je veux qu’elle le prenne et qu’elle parle encore ! Il finit par éclater violemment et Claire prend son pied. Je l’ « accompagne » jusqu’à sa redescente avant de m’enlever de ses cuisses et laisser le vide de l’air sur sa chatte. Elle comprend et parle immédiatement.

- Mimi de part sa profession médicale n’a pas les réticences que je peux avoir. Les liens affectifs interdisent certains gestes, certaines choses. Allez continue à sucer ta Maîtresse, mon fidèle toutou. Elle n’a pas encore assez joui…. 

Cela ne m’étonne pas de Claire, encore prise dans ses paradoxes. Je veux en savoir plus. Je sors donc mon grand jeu : le full monty avec doigts dans la chatte et l’anus à jouer de l’épaisseur de la muqueuse entre vulve et rectum pendant que ma langue aspire le clitoris. Il me faut travailler durement pour amener ce 3ème orgasme de loin. Il met du temps à surgir et monter très lentement. Je n’abandonne pas et sans cesse revient à la charge, jusqu’à l’entendre crier sans ce soucier que les enfants entendent :

- Oh oui ! ouiiii ! Continue, mon Amour. Encore ! Encore ! J’y suis… ahhhhh… ahhhh… cela me coûte, mais j’ai du concéder à ton exploitation sexuelle totale. Mais je ne veux jamais en entendre parler de ta bouche…

Comment cela mon « exploitation sexuelle totale » ? Cela mérite d’y réfléchir au calme. Je veux entreprendre le 4ème orgasme, pour en savoir encore plus, mais Claire me rejette pour s’endormir quasi instantanément sous le bienfait des hormones de la jouissance. Je fais face à une nuit d’intenses réflexions…

dyonisos


-> Les autres petits contes D/S

Par dyonisos - Publié dans : Petits contes D/S
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Dimanche 8 mai 7 08 /05 /Mai 12:40

20 mars

Il y a des ces moments où on sent sa vie vous échapper. J’en suis là. Ma nuit est hachée par les interrogations qui tournent sans cesse dans ma tête. Je me sens perdu avec une Claire que je reconnais plus. Elle me fait tant tourner la tête. La niche, la salle de punition  et la pipe entre hommes qu’elle a retournée à mon encontre. Où est passée la sage femme que j’ai épousée ? 

A 5 heures du matin, je n’en peux plus et préfère me lever. Je descends au sous-sol, récupère la clé dans le pot du garage et entre dans le sous-sol interdit. Il y a moins de cartons que dans mes souvenirs. Claire a-t-elle déjà fait le tri en secret en prévision de l’usage futur ? Il y a avait aussi des néons qui ne fonctionnaient plus. J’avais la flemme de les changer : là tous marchent ! Le trop serviable Michiel en repérage ? Et manifestement le ménage a été fait par une Claire finalement si secrète pour son petit mari.

J’ouvre avec un petit frisson la lourde porte en bois du sauna. La lumière fonctionne et dévoile l’unique banquette de bois contre la paroi. L’espace est restreint, idéal pour enfermer un mâle en mal de dressage. Et il y a ce que j’identifie finalement comme un pot d’aisance en faïence sous la banquette. Je ne me souviens pas avoir cette antiquité dans nos affaires avant de comprendre en rougissant la raison de sa présence. Put*** qu’est ce que cela va être dur !

Pour l’instant, je ressors pour étendre la lessive de la buanderie avant de remonter à la cuisine pour ranger et préparer tous les petits déjeuners de la famille. 

Je croise peu Claire avant le départ des enfants, affairée à préparer leurs sacs et surtout qu’ils n’oublient rien. A 10 heures piles, notre progéniture embarque dans le Scénic 7 places des Vilerains en départ pour leur maison de campagne. J’ai juste le temps de leur faire un coucou au coin de la rue qu’arrive la camionnette de Michiel, homme mince et chauve, très poli dont je fais la connaissance.

Claire est radieuse et cela me réconforte de la voir sourire plutôt que de l’imaginer en sombre Maîtresse noire…

- Bon les garçons, au travail.

A 64 ans, l’homme tient la forme plus que moi avec 25 ans de moins. Il me fait d’abord l’aider à décharger le contenu de son camion que nous amenons dans le sous-sol par le garage. Il y une porte, des panneaux, des boîtes, des câbles… Tout un fatras destiné à équiper l’espace imaginé par Maîtresse Claire. 

Il s’ensuit une très dure matinée de perçage, de collage, de montage. Je comprends  la fonction de certains trucs, comme la nouvelle porte ou le liège pour isoler phoniquement la salle de punition mais je n’arrive pas encore à avoir une vue d’ensemble du dispositif.

Malgré mes tentatives, Michiel est taiseux. Il refuse de parler d’autres choses que les travaux en cours et surtout pas de sa vie longue D/S. Et pour tous ces câbles que je dois tirer et enfiler dans des gaines, je ne comprends pas. Nous travaillons dur jusqu’à 14h où Claire arrive avec les sandwichs. 

- Humm cela prend forme… J’ai hâte ! Michiel, plus besoin de ton apprenti pour tout brancher comme prévu ?

- Non.

- Bon, je te l’emprunte donc. Nous avons une après-midi shopping devant nous.

C’est loin d’être tout en place. Je suis déçu de ne pas voir la suite et m’en ouvre à Claire.

- C’est comme les émissions de déco à la télévision, tu vois le début des travaux mais après tu t’en vas pour découvrir à ton retour le résultat final. Faut être patient mon nounours : tu auras bien le temps de découvrir en détail… 

Je me demande si l’après-midi de shopping n’est pas plus éprouvante que les  travaux du matin. Claire me traîne de magasin en magasin, essayant beaucoup et  achetant finalement peu. Après, elle se fait inviter dans une saladerie (!) avant de nous emmener au cinéma voir un des ses films féminins qui m’intéressent pas.

- C’est cela aussi de passer en soumission à Madame. C’est ses goûts et envies qui priment et toi qui doit suivre. Quoique que cette partie m’est loin de m’être déplaisante et sonne comme une petite vengeance.

A la fin de la séance, il est 22h et Claire regarde son téléphone.

- Parfait, Michiel a finit de tout installer comme prévu. Rentrons !

Mais de retour à la maison pas question que j’assiste à la réception des travaux. Je suis enfermé à la place dans le placard sous l’escalier !

- C’est comme pour les magiciens, il ne faut pas connaître tous leurs trucs ou la magie disparait…

Claire revient avec Michiel une heure plus tard et me libère. Elle est enthousiaste.

- Bon, Pierre je crois qu’il est temps de remercier chaleureusement Michiel pour son excellent travail….

Là je suis mal à l‘aise. Elle en veut quand même pas que je le suce en remerciements  « chaleureux » ?!

- Mais quel idiot tu peux être ! Tu crois que j’allais de te demander de le prendre dans ta bouche ?

- Oui, après la discussion de hier soir…

- C’est que tu n’as pas retenu la leçon. Si c’est un de tes fantasmes ultimes de vivre qu’on te l’impose, cela ne fait pas partie de mes envies de voir mon mari sucer la queue d’un autre homme devant mes yeux. Et mes envies,  comme tu apprendras, comptent plus que tes fantasmes… D’ailleurs c’est impossible comme Michiel va aimablement te montrer…

Michiel comprend l’intention et se déculotte devant moi : son sexe est étroitement encagé dans une solide cage de métal verrouillé par un cadenas en guise de Prince Arthur. Impossible de s’échapper d’un tel dispositif !

- Tu comprends mieux l’impossibilité là. Sa Maîtresse a pris comme toutes les Maîtresses une garantie avant de l’autoriser à aller dans le monde, surtout que dans son cas son encagement initial est une conséquence de son infidélité en couple. Michiel depuis combien de temps n’as-tu pas été sucé ? 

- 20 ans Madame, depuis que Maîtresse m’a mise sous clé.

- Et pénétré une chatte de femme ? 

- 9 ans, Madame. Au départ Maîtresse me l’autorisait quelques fois par an, mais elle décidé un jour d’arrêter et de prendre des amants.

- Tu as le droit de jouir ?

- Oui Madame. Maîtresse tient un compteur des jouissances autorisées qui diminue d’année en année. J’en suis maintenant à 4 autorisées par an en tout et pour tout.

Je prends pitié de cet homme, tout en ne souhaitant pas finir comme lui.

- Mais rassure toi, mon nounours, Michiel n’a jamais été aussi heureux en couple. Et une telle pénurie d’éjaculations n’est possible que parce qu’il a son  âge. Non, quand je disais de le remercier, je pensais que tu pourrais lui offrir un verre de ton whisky de 20 ans. Et d’ailleurs sers moi en un aussi…

Je sors 3 verres avant de me faire rabrouer.

- Je ne crois pas mon chéri t’avoir proposé à en prendre un toi aussi…

Petite humiliation gratuite qui fait son effet. Je range donc le 3ème verre et les regarde siroter « mon » whisky envieux.

Après Michiel nous laisse et repart avec sa camionnette retrouver Madame….

- Bon, mon nounours, il est temps je crois de te faire découvrir notre nouveau sous-sol. Mets-toi à poil, avec ton collier et prends ta laisse…

Le moment où Claire bascule en mode Dominante me panique à chaque fois un peu quand elle l’annonce, mais je me glisse vite dans ma seconde peau de mari soumis. Elle m’emmène en laisse et à 4 pattes au sous-sol. Je ne peux m’empêcher de trembler…

Nous nous retrouvons dans la première pièce que je ne reconnais plus. La cave à vin es passée à gauche et des étagères métalliques pour le rangement qui n’étaient pas là occupent le reste des murs. La pièce parait sans autre issue et ne montre aucun indice qu’il y a 2 pièces existantes à suivre. Je suis intrigué…

- Nous la laisserons maintenant ouverte. Cela devrait combler la vilaine curiosité des enfants. Mais pour toi il y a un truc à savoir. Ta « caverne d’Alibaba » s’ouvre en utilisant le banal boitier thermomètre collé au mur à côté de la porte. Une fois la flèche de gauche, 5 fois celle de droite, puis une fois celle de gauche et enfin 5 fois celles de droite. 1515 la bataille de Marignan, en commençant par celle de gauche, puisque tu es gaucher. Tu devrais t’en rappeler facilement…

Elle me fait la démonstration devant mes yeux. Et miracle : une étagère se déplace automatiquement sur le côté libérant le panneau de la porte qui s’ouvre par magie. Je suis scié ! On se dirait dans un film de James Bond !

- Il te plait mon petit effet ? J’en suis très fière !

- Ouais, génal !

- Je suis toute mouillée. Viens m’embrasser mon nounours…

C’est plutôt Claire qui se penche pour saisir mes lèvres et mélanger nos langues. Je suis rapidement aussi excité dans ma cage qu’elle !

- Nous entrons ?

- Après vous Madame…

La porte se referme depuis l’intérieur par l’appui d’un bouton. Sans en bruit, le panneau se scelle tandis que l’étagère reprend sa place.

- Michiel a vraiment conçu une merveille ! Bien évidemment, dans ce sens : pas de liberté de sortir sans autorisation. Tiens essaye de ré-appuyer sur le bouton. 

J’appuie : rien ne se passe…

- Il te faut mon autorisation pour pouvoir sortir. 2 modes ou je te libère à distance, ou tu attends l’heure d’ouverture programmée. Le feu vert ou rouge t’indique la possibilité ou non d’appuyer sur le bouton pour ouvrir la porte. Regarde tout arrive sur mon téléphone. Michiel a du renforcer le réseau wifi de la maison pour que cela marche partout et à l’extérieur j’ai non seulement internet, mais une liaison de secours par SMS codés. 

Claire jubile à me montrer l’application sur son téléphone.

- Regarde, je sais à quelle heure tu es rentré dans l’espace de la niche, où tu en es et je peux même voir ce que tu fais avec l’aide des webcams ! 

Je suis impressionné par autant de technique pour surveiller un petit mari à soumettre. 

- Cela a dû coûter cher ?

- En fait pas vraiment. Tous ces équipements sont courants sur le marché, donc à bas prix, et Michiel avait déjà développé l’application pour d’autres couples. Il a même une application de géolocalisation d’encagé que je n’ai pas retenue. Donc si tu n’es pas enfermé sagement dans ta prison comme ordonné, je le saurais immédiatement. Je voulais un lieu sans possibilité pour toi de m’échapper…

La détermination à s’imposer de Claire est suffisamment nette. Pas besoin d’ajouter mes commentaire.

- La niche, Pierre, c’est obligatoirement tout nu et je ne rigole pas. Tu as là la patère pour mettre des vêtements  avant d’y rentrer. Mais ne t’inquiète pas : il y a un système de chauffage que je peux régler à distance, tout comme la température de la douche que tu prendras obligatoirement en sortant de tes longs séjours, au moins pour te rincer cul et zizi.

J’ai l’impression de me retrouver face à une petite fille espiègle qui me détaille avec une jubilation communicatrice les infinies possibilités de sa maison de poupée ! Et j’aime masochistement beaucoup la sentir comme cela…

Elle me fait découvrir maintenant ma niche.

- Et tatata… Supercalifragilisticexpialidocious ! 

Je m’attendais évidemment aux caméras, interphones et autres mécanismes de surveillance, mais pas au fait que la hauteur de l’ancien sauna soit réduite de moitié par une grille qui m’empêchera d’y être débout. Je lève les yeux d’incompréhension…

- Ah la grille ? J’ai été très intéressée par le récit d’une Maîtresse qui avait éduqué son mari dans une cage à chien où il ne pouvait pas se lever, surtout pour la partie où elle parlait de son petit cul ravissant tout nu qui se trémoussait pour rentrer dans la cage ! Bref, j’aime bien l’idée de te priver aussi du droit d’être débout en homme en l’absence de ta Maîtresse. Très symbolique ! Mais j’ai aussi des craintes que cela soit physiquement impossible pour toi d’y rester longtemps sans pouvoir étendre tes muscles. Alors au final, j’ai décidé de ne pas trancher… et Michiel a imaginé cela.

Claire appuie sur son téléphone ce qui déclenche un petit buzz dans le sauna et au bout d’une quinzaine de secondes, la grille se met à bouger par miracle.  En position haute je récupère la hauteur du sauna. En position basse, je n’ai même plus accès à la banquette me réduisant un espace de 70 cm de hauteur !

- Te voilà prévenu. Tu as une Maîtresse qui aime bien la variété. Pour le reste, équipement minimal : un matelas de 5 cm, une couverture et un seau pour les besoins. Et là, le bouton pour m’appeler en cas de problème. N’en abuse pas… 

Nous sommes maintenant prêts à aller dans la pièce des punitions qui « sera » fermée à clé en dehors de son utilisation. Pour l’instant Claire nous maintient encore à l’extérieur.

- Attends, il faut que je te dise le pourquoi du comment avant. J’ai longtemps hésité à créer un réduit obscur pour les punitions physiques qui ne m’excitent vraiment pas à la base, contrairement à toi. Cette fascination excitée que tu portes à ces pratiques sombres me pose un problème. Soit j’en reste à des punitions classiques, longues et ennuyeuses, qui ont ma préférence. Mais je ne suis pas sûre d’être en capacité de te l’imposer à chaque fois sans que tu te rebelles. Soit je force ma nature pour te faire si mal au delà de toute ton excitation au point que tu souhaiteras ne plus jamais être dans la situation de devoir retourner dans cette pièce, au moins pendant quelques semaines. Plus je m’y montrerai sévère, moins j’aurai besoin de te devoir recommencer à me détester de mes actes. Les jours où tu y rentreras ne seront pas des bons moments pour toi et moi. C’est qu’il y aura eu un dysfonctionnement dans ton apprentissage, un échec pour nous deux. J’espère avoir le moins besoin possible d’utiliser les possibilités de cette pièce.  Tu comprends ce que je veux dire ?

- Oui, Claire…

- Et cela ne t’empêche pas de bander à fond dans ta cage ?

- Je n’y peux rien. C’est un réflexe conditionné. J’ai toujours fantasmé de me retrouver dans cette situation du soumis qui va se prendre sa dure punition…

- C’est bien ce que je pense : ta fascination excitée pour la flagellation risque de rendre les punitions improductives, surtout que j’ai toujours autant de scrupules à te frapper réellement. Et pourtant notre objectif est clair : il faut que tu ais une peur viscérale de te retrouver à nouveau sous ma main !

Je lève les yeux sur le visage particulièrement pâle de Claire… Où veut-elle en venir ?

- Je butte là sur un écueil lié à nos natures humaines.

- Nous ne sommes pas obligés de passer immédiatement aux punitions physiques « réelles »… Nous pourrions le découvrir ensemble avec le temps ! 

- J’y ai pensé. Mais cela serait finalement te rendre une partie de la main, dont je veux te priver. Il me faut une aura à être crainte pour que tout le reste coule de source, et donc vu ton caractère fort, à m’imposer en force. Pour le reste, ce que je souhaite c’est de devenir ta Maîtresse joyeuse, à te balader entre frustrations et déceptions, à te voir gémir ou grimacer quand je te saute la rondelle, à boire le rictus de tes lèvres en mouillant quand tu t’aperçois en oie blanche que tu as été piégé, à voir se trémousser ton merveilleux petit cul nu quand je te fais marcher à 4 pattes à mes côtés ou tu simplement à être ravi que tu m’obéisses sans aucune question… Par contre te fouetter jusqu’à la douleur non supportable ; ne m’excite pas et ne me plait pas. J’ai plutôt une conception joyeuse du monde de fonctionnement D/S…

Ce qui ne m’étonne pas…

- Pourquoi n’arrive-je pas à dépasser ce blocage ? C’est ce que je me suis reprochée tout au long de ces mois d’organisation. 

- Le programme joyeux est déjà pas mal. Pourquoi on ne commencerait pas par là ? 

- Parce qu’il y a maintenant autre chose que je n’ai pas vu arriver : la perspective de t’avoir à ma botte m’excite follement. Tu entends ça, mon nounours ? Ta sage et raisonnée Claire mouille de la chatte à ne plus finir de devenir une petite peste envers l’homme de sa vie que pourtant j’adore ! Quand je me suis mise à étudier cet été au bord de la mer, le monde qui te fascine tant, c’était pour t’aider, nous aider. J’avais encore en travers de la gorge la dernière engueulade que nous avions eue sur le sujet au printemps dernier. Je me sentais bonne épouse à regarder comment je pourrais rendre mon mari plus heureux dans notre couple. C’est du moins ce que j’ai cru au début, dans mes bonnes intentions… Mais il s’est passé quelque chose d’inattendu, venu du fond de moi. Plus je lisais ces témoignages de femmes ayant réussi le passage en mode D/S de leur couple, à m’enthousiasmer de leur petit jeu de chatte et de souris, plus je m’identifiais à elles et plus j’en inondais ma chattoune ! Je voulais être une de ces femmes ! J’étais une des ces femmes quand je me cajolais la chatte sur le canapé après ton couché !

Ouah ! Je comprends mieux maintenant qu’est ce qui c’est passé ces derniers mois…

- Pourquoi tu ne me l’as pas simplement dit ?

- Je ne m’aime pas me contempler ainsi. Vouloir devenir une peste dans le mariage, n’est pas une chose convenante. Allons donc ! J’en avais si honte et je me réfrénais… jusqu’à ne vouloir plus qu’un couple classique à la papa-maman. Mais la sagesse dit une chose, et l’envie une autre… Tu te souviens quand je suis partie en mission début décembre ?

- Oui, mais…

- Je n’étais pas en mission. Je ne savais plus que faire. Je suis allée voir Mimi. Elle avait senti combien j’étais perturbée et que j’avais besoin d’aide. Elle a posé des congés pour rester avec moi à l’hôtel le long de ses 2 jours. Et nous avons beaucoup parlé, de nos vies et de nos maris, de choses que nous nous n’étions jamais avoués. C’était comme quand nous étions adolescentes que nous papotions sans cesse et nous câlinions entre. Nous avons naturellement retrouvé ce chemin sur le lit… Tes oreilles ont du siffler comme celles d’Hervé, mais c’est là que nous avons conclu un pacte entre femmes nous jurant solennellement de ne pas autoriser l’autre à reculer.  

Là j’énerve un peu…

- Qu’avez-vous donc décidé sur notre dos, entre femelles ?

Elle me caresse doucement les cheveux ce qui me radoucit instantanément.

- Ne t’énerves pas, mon nounours, alors que nous y sommes presque…Tu en sais déjà une partie. Il faut encore que tu ignores l’autre pour la réussite de notre pacte.

Et je sais que Claire n’avouera jamais. Elle est trop douée pour garder les secrets  de famille contrairement à moi.

- Mais pour l’instant ferme les yeux et rentre…

Je fais quelques pas, sur une moquette, ou un tapis, qui n’était pas là tout à l’heure. Claire me positionne avant de me laisser ouvrir les yeux… Et là c’est un choc : je fais face à un authentique banc à fesser ou spanking bench, aux lourds montants de bois noirs et aux assises de cuir rouge qui trône au milieu d’une pièce par ailleurs vide, un râtelier à « instruments » sur un mur et c’est tout.

- J’ai eu peu cassé notre tirelire. Il te plait ?

- Enormément ! Merci…

- Mais te réjouis pas trop vite, mon nounours. Si je me suis convaincue de nous acheter un tel équipement, c’est avant tout pour son côté pratique. Pas envie de devoir lutter pour te faire garder la position, pendant je me concentrerai sur tes fesses. Tu comprends mon intention ?

Drôle de question qui vise à me faire acquiescer l’utilisation d’un outil à mon détriment, mais bon Prince, je réponds.

- Et avec toute cette épaisseur de liège au mur, tu n’auras pas à craindre que les cris de ton petit mari, quand tu le puniras,  attirent les enfants…

- Tu deviens un peu trop sarcastique là… Mais oublions. Alors tu veux essayer le magnifique banc à fesser les popotins que ta femme a acheté pour l’amour de son petit mari ?

Le sarcasme répond au sarcasme… J’en ai une folle envie, mais je vérifie quand même avant l’absence de tout instrument infligeant dans la pièce. Rien ! 

- Non je n’ai pas l’intention de te fustiger… pas avant que tu es signé pour les 6 mois…

Rassuré, je chevauche le banc et m’installe à califourchon, poitrine collée contre le cuir et bras et jambes sur les reposoirs. Cela me fait tout drôle de me retrouver ainsi exposé et encore plus une fois que Claire a serré les lanières de cuir qui m’immobilisent torse et membres. L’appareil maintient les jambes légèrement écartées et expose indécemment anus et sexe. J’adore finalement les sensations sur ce cheval des futurs tourments et je suis prêt à exploser dans ma cage sous l’émotion. Je suis si fier qu’elle est osée acheter ce banc de mes rêves !

Claire tourne autour du banc pour jauger de ma position et ajuster à la manivelle les hauteurs des reposoirs.

- Parfait !  Exactement comme je le voulais… Sauf que…

Néanmoins, elle fait un dernier réglage. La partie qui maintenait le haut de mon corps se dérobe sous moi. Plus tenue, ma tête bascule vers le bas…

- Oui c’est mieux ainsi, plus symbolique, un soumis qui baisse la tête devant sa Maîtresse… Mais qu’est-ce que cela te fait bander d’être attaché au banc ! Il y a même un filet de pré-sperme qui tend jusqu’au sol maintenant… cela faisait longtemps que tu nous as pas fait une si belle coulée. Cela nous confirme qu’il est nécessaire de clarifier les choses rapidement, et ce le début de ta période d’éducation si tu acceptes d’essayer. Tu sais combien je peux être déterminée dans la vie… Cela ne me plait pas, mais je ne vois pas comment nous pourrions faire autrement…

- Comment… comment cela ? Que vas-tu me faire ?

- Ce que je vais NOUS faire ? Nous imposer dès nos premiers jours, un double déniaisement. T’extirper définitivement l’excitation d’être battu par une femme et me faire d’accepter de dépasser mon éducation pour apprendre à faire mal à l’homme que j’aime. Nous aurons besoin d’une initiatrice à l’efficacité de la punition physique pour gagner des semaines de tâtonnement et mettre dès le départ la barre au bon niveau … La Maîtresse de Michiel veut bien nous aider à apprendre cela.

Cette annonce ne peut que m’inquiéter. Je lève les yeux sur le visage tendu de Claire…

- Tu as peur de ne pas savoir arriver à dépasser ton appréhension ?

- Un peu mais c’est surtout la façon dont Brigitte enseigne…

J’apprends le nom de la Maîtresse de Michiel.

- Qu’est-ce qu’il y a donc de si particulier dans son enseignement ?

- Elle considère qu’il est nécessaire de connaître les effets soi-même avant d’infliger à autrui…

Je mets bien 10 secondes à comprendre ce qu’elle veut vraiment dire par là : une Maîtresse pour apprendre à fustiger efficacement, doit d’abord avoir été fustigée ! J’ai un flash d’une Claire nue et immobilisée sur le même chevalet où elle est en train de se prendre la canne d’une Maîtresse. C’est une vision si délirante qu’elle en est follement excitante. Mon sexe en bave terriblement…

- Excite-toi, excite-toi… Mais d’abord : un, je n’ai pas encore décidé si je m’y plierai. Deux, de toute façon, tu ne seras certainement pas là pour mater. Si cela se fait, cela sera chez elle à l’abri du regard des hommes. Et trois, le cas échéant, tu me paieras au centuple le fait que j’ai du m’y prêter. Je ne suis pas maso comme toi !

Effectivement vu comme cela, il est sans doute plus sage de ne rien ajouter verbalement. Mon zizi encagé ayant déjà trop trahi mon ressenti de mâle excité…

Claire me surprend à poser son doigt directement sur mon anus exposé…

- Et d’ailleurs, on va voir si le Monsieur continue encore de s’exciter l’esprit alors que je le ferai couiner en petite femelle impudique. Ne bouge pas : je reviens avec une arme de perforation massive de petit cul de mâle trop excité…

Comme si je pouvais bouger…

Quelques minutes plus tard, je me retrouve embroché et à couiner.  Manifestement le banc permet la sodomie à la chaîne après un ajustement de hauteur. Je ne l’avais pas vu venir cette possibilité là… Maîtresse Claire me travaille le cul longuement jusqu’à « son » éjaculation.

- Aujourd’hui : quadruple dose dont N°8, fellation d’un dimanche matin et n°13, missionnaire d’un soir. Allez plus de minuit, l’heure d’aller au dodo…

Elle me détache du banc et nous revenons près de la niche.

- Allez ouste, dedans le toutou ! Que je vois si, moi à mon tour, je suis follement excitée, à te savoir enfermé dedans pendant je me branlerai la chattoune dans notre lit !

dyonisos


-> Les autres petits contes D/S

Par dyonisos - Publié dans : Petits contes D/S
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Vendredi 6 mai 5 06 /05 /Mai 19:55

12 mars

- Tu te demandes pourquoi j’ai choisi notre pizzeria habituelle ? Pourquoi aurais-je du changer ?

La réponse de Claire est imparable. Depuis 2 ans, nous prenons une étudiante pour garder les enfants le vendredi soir,  une fois par mois et nous sortons non entre parents, mais entre éternels amoureux. Et effectivement nous nous retrouvons souvent dans cette pizzeria où le patron a appris à nous reconnaître comme clients réguliers à la longue. Il nous a encore chaleureusement salués ce soir à notre arrivée.

Sauf que pour la première fois, j’y vais en « soumis » de Madame, son dernier cadeau bien fiché dans mon cul : un nouveau rosebud de 4 cm qui me dilate et me fait me trémousser sur ma chaise au grand plaisir des yeux de Claire.

- Et à notre retour à la maison, il n’y a aura pas de changement. Nous baiserons follement sur le lit. Cela m’excite de plus en plus de te prendre ton joli petit cul au gode ceinture, et d’entendre couiner sans fin ton plaisir !

Claire dans sa version Maîtresse est de plus en plus cash, à appeler un chat, un chat. Cela me met très mal à l’aise, encore plus que le rosebud qui me travaille les entrailles. Les tables des autres clients sont trop proches de la notre à mon goût. Et Claire ne chuchote pas vraiment…

La serveuse arrive pour amener les cartes, d’abord à Claire puis elle veut me confier la mienne. Claire intervient :

- Non pas de carte pour Monsieur, ce soir. Je choisirai pour lui…

La serveuse a un bref regard interrogatif mais se reprend vite.

- Voulez-vous des apéritifs ?

- Oui, un martini pour moi « on the rocks »…

- Et Monsieur ?

Elle attend ma réponse. J’ai envie d’un whisky mais je n’ose pas dans le contexte. Claire répond encore une fois à ma place…

- Oh rien pour Monsieur. Si : un verre d’eau plate…

La serveuse est nettement plus intriguée, mais s’en retourne vers le bar… Le manège de Claire a aussi attiré l’attention du jeune couple le plus proche qui nous regarde tout en discutant à voix basse, sans doute sur l’attraction créée par notre table.

Pour les pizzas, c’est la même chose. Claire choisit et me l’impose. Une pizza à l’artichaut comme pour elle sous le petit sourire maintenant moqueur de la serveuse. Je fais la moue et me tait une partie du repas… Elle me laisse faire, sûre qu’à un moment ou l’autre je craquerai et couperai court à mon silence…

Ce moment arrive quand j’ai fini ma pizza…

- Pourquoi fais-tu tout cela ? Pourquoi es-tu devenue soudain si femme Maîtresse ?

- Parce que tu ne nous laisses pas d’autres choix, mon Amour. Comme pour beaucoup de choses, il faut te secouer pour te faire bouger. C’est valable pour le choix de nos vacances ou pour le choix du mode de vie…

Je ne réponds prudemment pas, mais Claire m’a ferré et ne veut pas me laisser m’échapper.

- Vas-tu donc essayer de devenir un petit mari soumis pour toi et moi ?

- Oui, j’ai envie d’essayer pour voir si cela marche. Mais je trouve que 6 mois c’est bien long pour un essai…

- C’est la durée minimale pour faire une première rééducation. Car la tâche est immense et va nous demander beaucoup d’efforts.

- Tu crois ?

- Oui. Je vois cela comme un chiot à apprivoiser et dresser. Qu’est ce que son Maître lui demande ? Une soumission et une obéissance sans faille. Et qu’il sache rester à sa place dans la  meute familiale. C’est ce qu’il faut que l’obtienne avec toi au bout de 6 mois !

- Mais j’ai déjà fait des progrès !

- Un peu oui mais pas au niveau que la relation D/S que nous cherchons à mettre en place le demande…  Comment te faire comprendre ?  Un chien quand tu lui dis couché, il se couche immédiatement en baissant la tête en soumission, quelque soit l’endroit où il se trouve. Toi tu n’en pas là…

- Je suis déjà soumis à ta volonté depuis le début de l’année…

- Pas suffisant. Tu vas comprendre : A QUATRE PATTES POUR EMBRASSER LE BOUT DE MES ESCARPINS !

Claire a donné son ordre suffisamment fort pour que 2 tables relèvent la tête. Je suis en panique, n’arrivant pas à bouger. Elle ne peut pas me demander cela ici ?!

- Allez calme-toi. C’est juste un exemple. Un chien bien dressé n’aurait pas hésité, lui, une seule  seconde à obéir…

Je baisse instinctivement la tête en vaincu.

- Tu comprends la nuance ?

- Oui…

- Donc tu comprends aussi que nous ayons du travail devant nous ?

- Oui, je comprends. Je ferai de mon mieux…

- J’espère bien. Je suis convaincu qu’il n’y au final qu’une façon de mettre en place une relation D/S dans un couple depuis longtemps établi tel le notre. La bonne volonté de la partie soumise ne suffit pas. Il faut te faire apprendre 2 choses rapidement : la dépendance et l’obéissance sans question.

- J’en ai conscience mais ce ne sont pas les côtés les plus attrayants de la D/S

- Oui mais ces 2 aspects sont fondamentaux. Je nous donne 6 mois pour te les inculquer dans ta matrice de mâle. Et bien sûr tu as conscience que, vu ton caractère tranché, cela ne peut être qu’un passage en force !

- Com…comment cela ?

- La première chose que nous devons travailler est que sans mon autorisation, tu ne peux rien, jusqu’à cela soit ancré dans ton ADN. Tu n’as jamais eu une grande volonté, donc je vais devoir avoir de la détermination pour deux. Et pour cela il faut acquérir dans ton cerveau d’homme, cet automatisme : par défaut, tu n’as le droit de ne rien faire, pour que tu sois heureux de m’obéir quand je te donnerai un ordre…

- Comment cela, ne rien faire ?

- Tu connais le concept de l’éducation au chenil ?

- Non…

- C’est comme cela que l’on apprend à un jeune chien à garder sa place, en l’enfermant le plus souvent dans une cage, jusqu’à ce qu’il intègre que seul son Maître a le pouvoir de venir le libérer et que donc il faut qu’il se tienne tranquille s’il veut sortir de sa cage…

Je grimace à la perspective. Ce n’est plus du fantasme là, mais une réalité qui serait sans doute difficile à vivre…

- Heureusement nous n’avons pas de cage et en installer une aux yeux des enfants est impossible.

- Ne te réjouis pas trop vite, Pierre. Nous avons une magnifique cabine de sauna inutilisée.

Où veut-elle en venir ? Pourquoi je ne vois pas le piège ? Nous avons sous la terrasse un sous sol avec une succession de 3 petites pièces donc une contient effectivement le sauna. Les ex-propriétaires y avait crée un espace forme, que Claire m’a fait fermé à notre arrivée  pour que les enfants n’y jouent pas… Trop dangereux, a-t-elle alors décidé. J’ai bien essayé par la suite de redémarrer le sauna, mais son poêle électrique est cassé et je n’ai jamais pris le temps de lui trouver un remplacement,  si cela existe. Cette espace sert maintenant un peu de cave à vin et de débarras quoi que notre vaste sous-sol ne manque pas de place…

L’intention de Claire me frappe en plein cœur : le sauna va se transformer en cage à chien à dresser isolée à l’écart de la vie de la maison ?

- C’est un projet attirant mais qui fait peur. Mais je ne vois pas comment cela serait possible, au moins pour arriver à le garder hors des yeux des enfants…

- Ah les enfants trop curieux ! Il ne faudrait par qu’il trouve leur Papa enfermé dans sa niche à toutou soumis…

- Oui tout à fait. Impossible à utiliser à cause des enfants !

- Tu en es si sûr ?

Qu’est ce qu’elle me dit là : nos enfants devenus plus grands fouillent partout dans la maison, sauf à la « cave » fermée à clé qui leur est interdite depuis qu’ils sont petits. La clé est cachée dans un pot au garage. Est-ce qu’ils m’ont déjà accompagné là ? Pas que je me souvienne… Ils adorent étudier les plans de la maison et cette succession de pièces n’y figure pas. Et impossible de savoir depuis l’extérieur qu’il y a un sous-sol complet sous la terrasse. Cette prise de conscience est chavirante, mais il est plus que probable que les enfants ne connaissent pas l’existence de ces pièces peu utilisées !

- Les enfants ne connaissent pas cet endroit…

- Oui c’est ce que je pense moi aussi. Et j’ai même tenté une allusion à acheter un sauna et aucun ne m’a dit que nous en avions déjà un dans le sous-sol...

Perspective totalement folle : alors que les enfants sont la dernière barrière contre les jeux poussés des parents qu’ils ne doivent pas connaître et donc en même temps un peu une protection contre les dérapages, voilà qu’apparait dans notre maison un espace secret à l’écart de la famille, que Claire propose de retourner contre moi, pour y faire mon dressage.

- Nous avons donc pour t’éduquer rapidement, une niche pour t’apprendre ta nouvelle place.

- Je ne suis pas sûr de le vouloir finalement…

- C’est que je me suis dite quand tu nous emmené sur ces pentes inexplorées, il y a quelques années. Je n’avais pas un besoin fondamental de cela. Je t’ai surtout suivi parce que je t’aimais et je voulais te rendre heureux en couple. Mais quoi que je faisais et j’en ai fait beaucoup, tu es toujours resté à demi satisfait, comme s’il fallait ce surcroit de réalité soumise, pour que tu te lâches et prennes totalement ton pied. Combien de fois, tu m’as disputée, car cela te paraissait un peu faux… au final. Jamais totalement content de mes actions…  C’est que finalement, et j’ai mis des années à le comprendre, il y a un biais. Tout ce que nous avons fait est un jeu de rôle sexuel, où je joue un rôle de Maîtresse exigeante. Tout ce que tu me reproches, ces « nuances », qu’ils te manquent, ne viennent que d’une seule chose : je joue la Maîtresse mais en réalité je ne le suis pas. Et tu ne me reconnais pas réellement en tant que TA Maîtresse… Et tant qu’il en sera ainsi, cela restera toujours imparfait à tes yeux…

- Oui, tu as sans doute raison…

- Je ne me sens pas Dominante à la base. Je n’ai pas besoin de cela pour m’épanouir… Mais toi tu en reviens toujours au même point : tu voudrais que je sois la Maîtresse exigeante… conforme à tes fantasmes. Au fil des années, c’est devenu une éternelle litanie de Caliméro chez toi. Je n’aime pas te savoir pas totalement heureux en couple avec moi. Alors j’ai pris une importante décision de mon côté, m’investir à fond pour devenir la Maîtresse qui te hante, parce que je t’aime. Et si je veux que tu vives avec la Maîtresse de tes rêves, il n’y a malheureusement pas d’autres solutions humaines, que je devienne réellement ta Maîtresse, dans la vie de tous les jours. Je me suis beaucoup investie ces derniers mois dans ce but… Maintenant si tu as une autre solution, si tu te sens capable de ne plus me reprocher l’imperfection  de nos jeux, je veux bien que l’on en reste à l’état actuel du couple. Sinon, reconnais les efforts que j’entreprends pour le bonheur possible de nous 2 et fais de même de ton côté !

La voix est énervée et agacée, et me frappe au plus profond de mon âme. Je m’apparais si immature dans notre couple, bien loin de la sagesse pour deux  de ma femme. Elle a raison : il faut que j’arrête de courir égoïstement après mes chimères, pour essayer de vivre, ce que je recherche sans –doute depuis mon adolescence. Quelle merveilleuse femme !

- Oui, cela vaut le coup d’essayers. Merci à toi. Je t’aime !

Et je vais du même élan embrasser à la source de sa bouche ! Longuement et langoureusement…

Finalement je me remets et revient sagement à ma place, face à la femme de ma vie. Nous semblons un peu gênés de reprendre là où nous avons laissé notre conversation entre mari futur-soumis et femme future-dominante. 

- Quand serais-je enfermé dans ma niche ?

- Chaque fois que nécessaire et au début sans doute la plupart du temps et de tes nuits dans la limite des enfants. C’est une révolution qu’il nous faut mener : te priver de ta liberté et te rendre dépendant fatalement de ma volonté. Vu nos âges et notre expérience commune, je ne vois pas comment on pourrait éviter ce passage en force. Tu vas détester et je vais me détester, mais il est nécessaire que tu me vois dorénavant comme l’horizon de ta liberté personnelle. Et la niche servira à cela. Je m’attends à un moment de tension importante, jusqu’à ce que tu me cèdes.  Es-tu prêt à cela ?

- Je n’en ai aucune idée. Mais cela n’est pas important finalement. Si tu crois qu’il n’y pas d’autres moyens pour évoluer : impose le moi sans aucune hésitation, quoi que je puisse opposer en râlant ! Tu as raison : j’ai trop tourné autour du pot D/S, pour faire ma mijaurée au moment où une vie conforme à mes attentes peut devenir possible…

Quoique je ne sache pas trop à ce moment, si c’est véritablement ce que je veux au fond de moi-même… finalement. Mais Claire s’est tellement investit dans ce projet pour moi, que je ne vois pas quels droits je pourrais avoir de me refuser…

- Donc nous sommes d’accord pour la nécessité de la niche ?

- Oui, Madame.

- Il y a une autre nécessité absolue pour la mise en place.

- Laquelle ?

- Celle que je te punisse durement pour chaque acte de désobéissance. Mais tu as un problème : tu te révèle assez masochiste finalement. Toutes les punitions physiques que je peux te donner, t’excitent au moins au début. Et tu t’épanches de l’humiliation d’en recevoir à ton âge. C’est contreproductif si je veux que tu retiennes la leçon.

- Oui, je le reconnais. Cela m’a toujours pas mal excité…

- Donc, je privilégierai en priorité les punitions non physiques qui auront plus d’effet sur toi pour les petites désobéissances. Et on verra si compter les grains de riz d’un paquet sera excitant pour toi. Et pour les désobéissances majeures, je devrai te « battre » au-delà de toute excitation. Je t’ai déjà dit que je regarde avec intérêt le fait de te vider avant… Mais ce n’est pas tout, il nous faut un endroit isolé des oreilles des enfants où je pourrai sévir sans crainte.

- Lequel ?

- J’ai décidé de transformer la pièce suivant le sauna, celle du fond, en espace d’exécution des punitions corporelles que tu ne devrais au départ pas assez être sage pour éviter. Un espace non sexuel que je veux t’apprendre à craindre. Cela peut apparaitre à tes yeux comme un donjon SM, mais pour moi cela devra être surtout un lieu d’exécution des plus dures punitions… rien de plus ! Et j’ai, comme tu as, de gros progrès à faire en sévérité et encaissement.

Mes fesses se serrent d’appréhension en entendant cela et je ne suis pas totalement sûr de vouloir être excité à cette perspective d’être véritablement battu.

- Les enfants sont emmenés demain par les Vilerains pour fêter l’anniversaire de leur dernier à la campagne. Il est convenu que les grandes suivent pour une soirée pyjama. La notre s’en fait une joie mais elles ont promis de faire leur devoir ensemble dimanche matin. Donc sans aucun enfant depuis samedi 10h jusqu’à dimanche 17h, la vie n’est pas merveilleuse ?

Inespéré ! Je réagis en bandant dans ma cage : quelle idée dominante peut-elle avoir en tête ?

- Oh ne te réjouis pas trop vite, mon nounours… Cela ne va pas être un week-end câlin, mais un week-end chargé à te préparer une niche douillette au sous-sol… Tu aideras Michiel a tout monter…

Michiel ? Un nom surgit du début de cette période, celle du créateur du site, où je vais voir de temps en temps ma clé est toujours coincée, sauf libéré maintenant du verrou de Claire. Ne reste plus que celui d’Emilie… La curiosité l’emporte...

- C’est qui ce Michiel ?

- J’étais sûre que tu poserais la question. Michiel est un charmant homme de 64 ans, qui vit en couple D/S depuis 20 ans avec sa seconde femme. C’est un artisan à la retraite que sa Dame met au service des autres couples se destinant à ce mode de vie. Cela a 2 avantages : le premier est de pouvoir faire réaliser ce qu’il ne serait pas possible de demander à un artisan classique qui se poserait trop de questions. Le second c’est que ses heures de main-d’œuvre sont gratuites. Il n’y qu’à payer les fournitures et les matériaux…

- Tu l’as trouvé où ?

- Cela restera un secret pour toi…

Et si c’était cette dominante dans ce couple qui avait fait tant changer ma Claire ces derniers mois ?

- Michiel arrivera avec sa camionnette dès les enfants expédiés. Il me dit qu’il y en pour une grosse journée de montage pour peu qu’il est un peu d’aide. Je t’ai donc vendu comme son apprenti…

Encore une idée diabolique de Maîtresse Claire : me fait participer à créer les conditions de ma déchéance en soumission ! Mais à chaud, j’aime bien ce concept !

Le téléphone de ma femme vibre à ce moment. Elle y jette un coup d’œil… avant de sourire largement.

- Tiens Martine est arrivée à ses fins de cohabitation… regarde…

Une photo sur le téléphone qu’elle me tend : la bouche du mari, ridiculement déguisé en femme avec une perruque blonde et rouge à lèvre, qui est distendue par le beau sexe black de l’amant. Les traces de reflux de sperme sur le contour des lèvres ne laissent aucun doute : la fellation a été menée à son terme !

C’est une photo que je n’aime pas. D’abord elle est criarde loin des photos esthétiques que l’on peut trouver sur internet. Et savoir à qui est la bouche est dérangeant. C’est trop intime cela…

- Humm, tu as ton rictus de grimaces… Tu n’aimes pas ?

- Non, pas trop. C’est… trop réel…

Claire se lève pour venir, dans mon dos, me chuchoter à l’oreille.

- Pourtant te faire pendre ta petite bouche vierge par une queue de Mâle fait partie de tes fantasmes cachés que tu m’as avoués ? Moi ce n’est pas mon truc mais tu devrais être content de voir une connaissance le faire…

- Non, c’est loin de…

Je ne finis pas ma phrase car Claire descend sa main sur mon entrejambe où elle fait impudiquement sauter deux boutons de la braguette avant de se glisser dans l’ouverture du caleçon. Je regarde inquiet les alentours si quelqu’un remarque le manège de Claire mais cela ne m’empêche nullement de frémir quand je sens ses doigts me toucher…

- Pourtant, tu bandouilles mon nounours…

- Non, c’est tes doigts qui me font cet effet.

- Regarde bien la photo. Imagine-toi à la place de Paul rempli d’émotion à accueillir cette belle bite au creux de ta bouche. Tu ne peux pas savoir mais sucer une queue, c’est délicieux. La sentir vivre, palpiter, être aux aguets du plaisir qui monte, se demander si l’on va lui donner le bonheur de l’accueillir là et ressentir la tension qui monte une dernière fois, jusqu’à ce que le jus amer fuse et envahisse tout…

Ses propos impudiques et l’action de ses doigts, ont eu raison de mon sexe qui bande à fond dans sa cage et a commencé à couler. Claire exhibe son doigt luisant qui en témoigne avant de me laisser.

- Mais ne rêve pas trop : si c’est ton envie, cela n’est toujours pas la mienne !

dyonisos


-> Les autres petits contes D/S

Par dyonisos - Publié dans : Petits contes D/S
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

Présentation

blhumor.jpg

 

 

Chronique des jeux BDSM d'un couple : Elle Dominante et lui soumis. Maîtresse N. et dyonisos.

    Nous & le pacte BDSM


Retour à la page d'accueil

Sondage

Archives

Trafic

 1  visiteur(s) en ligne

 

 
Créer un blog sexy sur Erog la plateforme des blogs sexe - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés