Mardi 29 novembre 2016 2 29 /11 /Nov /2016 07:59

Je suis intimidé quand nous rentrons dans la « Salle de monte » : un grand espace vide à l’exception d’une sorte de cheval d’arçon en T. Je sursaute quand Maîtresse descend de mon dos et ferme bruyamment la porte de la salle. Coincé ! Elle détache la selle avant de me prendre par le collier rose. Je tremble…

- Donc une fois l’étalon bien excité par l’hongre, on l’amène en salle de monte pour le récolter. Tu y es ! On se sert à cette fin d’un mannequin - on appelle ça un « fantôme » - qui imite la forme du corps d’une jument. Avançons le voir !

Elle me force à me présenter face au « fantôme », me tire vers le haut pour que je me relève avant de me pousser contre lui. Il n’est manifestement pas fait pour un homme. Je suis incapable d’y « monter » : j’ai la poitrine au niveau du rembourrage et la tête qui dépasse tout juste au-dessus. Cela sent fortement le cheval. Maîtresse m’abandonne un instant pour revenir avec des cordes. Je me retrouve immobilisé, les mains à embrasser les 2 côtés du cheval d’arçon et la tête attachée par les rênes autour du « fantôme ».

Je me sens complètement vulnérable.

- Bon je vais d’abord te prélever toi aussi, mon petit poney favori. Après, il y aura une partie beaucoup moins agréable…

De quoi inquiéter un petit soumis… Je sens que cela bascule et que je commence à me réfugier dans ma tête, face aux émotions. Maîtresse se baisse pour me déverrouiller le sexe mais elle me laisse l’anneau, « trop compliqué à remettre ». Mon zizi n’en même par large et est tout recroquevillé. Elle doit le réveiller entre 2 doigts jusqu’à il se montre sous un meilleur jour.

- Le sachet de prélèvement…

Sous la forme d’un préservatif qu’elle déroule sur mon sexe maintenant à demi-dressé. Maîtresse revêt sa main droite d’un long gant de caoutchouc vert et se place collée derrière moi, sa main passée devant sur mon sexe. Sa position appuie sur le plug queue de cheval dans mon cul.

- A nous ! Mon petit poney va être un gentil petit poney et va donner docilement toutes ses « paillettes »… Peut-être qui sait il y a une pouliche dans la salle d’à côté qui l’attend ? Claire par exemple qui va se le voir ensemencer profond dans la vulve ?

Qu’est-ce qu’elle raconte là ?! Cela m’affole un peu, mais déjà la main gantée se saisit de ma queue. Le contact avec le caoutchouc épais manque de douceur. Rien qui devrait m’exciter et pourtant c’est le contraire. Je bande comme je n’ai jamais bandé, à me faire traire dans une salle de prélèvement équestre !

Le gant attaque un lent mouvement de va et vient mécanique. Je dis le gant plutôt que Maîtresse ou Emilie. Je sais bien qu’il y a une femme qui le manie, mais l’idée d’une Autre est dérangeante. Cela fait 15 ans que je ne connais qu’Emilie et que je me veux totalement fidèle. Et même si je ne fais que le subir, l’acte est dérangeant tant sa connotation sexuelle est là. Est-ce que sucer c’est trompé ? disait l’autre. Est-ce que se faire branler jusqu’au bout, l’est aussi ? Je me sens rougir. L’esprit peut avoir de telles pudeurs, alors qu’il sait clairement que ce que fait Claire avec François est nettement plus engageant et que ma femme ne minaude certainement pas son plaisir…

Si l’esprit à ses pudeurs, mon sexe lui n’en a aucune. Il goûte sans cas de conscience à cette caresse inédite avec l’enthousiasme d’un jeune adolescent, s’impatientant que le gant n’y aille pas vraiment, n’accentue pas sa pression ou n’accélère pas le rythme.

Le gant qui garde sa lascive cadence, m’en éveille pas moins des émotions de bas ventre. Je sens bientôt cette antédiluvienne crispation de mâle en moi, annonciatrice d’épanchement à venir, avec cette tension intérieure, qui progresse si lentement dans la colonne de l’urètre. 

Cela me ramène des années en arrière, à cette première masturbation, dans la salle de bain de la maison, après la découverte du livre de la bibliothèque, à maladroitement et honteusement essayer ce que j’y avais lu sur les habitudes masturbatoires des adolescents, dans un premier dépucelage de queue…

Là aussi je me mets à grogner, ou plutôt ici à hennir, le bas plaisir qui progresse vers la délivrance, un petit plaisir de mâle vécu indissociablement avec une honte trouble. Je m’agite maintenant sous le gant avide d’en ressentir le bien être final de l’éjaculation, sans cesser de hennir mon plaisir de cris rauques entravés par le mors. 

Et le miracle arrive comme à chaque fois. Je finis par juter au bout de la lente progression. Mais cette fois dans un des plus mémorables orgasmes que j’ai eu de ma vie ! Les branlettes vont comme les baises au lit : certaines sont mythiques et d’autres juste hygiéniques… Je viens de toucher là un nouveau Saint Graal personnel !

Maîtresse me félicite d’une caresse dans les cheveux.

- C’est bien, mon petit poney a bien donné…

Je suis bien, dans mes limbes de plaisir. Je m’étonne seulement que le gant ne me lâche pas son travail achevé. Au contraire, il remet de la chauffe et me donne cette cadence que je n’ai pas eu tout à l’heure. C’est vite intenable, douloureux dans le sexe et efface d’un coup tous les bienfaits obtenus. Je me tortille en tous sens, cherchant à m’échapper du gant dans un rodéo improvisé. J’y arrive presque mais Maîtresse réassure sa position en jouant de son poids et prend en garantie mes couilles exposées dans sa main gauche. Je hennie mon désarroi de petit mâle quand le gant reprend de plus belle. C’est une torture maintenant. J’ai l’impression que mon sexe et mon bas ventre vont exploser. Et surtout je ne comprends rien à ce qu’il se passe !

Quand finalement au bout de longues minutes de calvaire Maîtresse me lâche enfin, je suis un petit soumis essoufflé et surtout cassé ! La douleur en bas reste et ne s’estompe que très lentement, trop à mon goût.

- C’est quand même une bête fabuleuse le zizi d’homme, capable de passer avec le même mouvement répétitif du Divin à l’Enfer ! J’avais vu les vidéos de tourment « post-orgasme » mais j’étais quand même un peu incrédule… Mais en vrai, je suis désolé pour toi, quelle pied de chatte, de te sentir te trémousser sous la pression ! Je ne sais pas comment cela marche, mais c’est, je t’assure, complétement bluffant et puissant en excitation pour celle qui l’impose… J’en suis toute retournée. Bon alors on regarde ce que mon petit poney a produit ?

Question de pure forme évidemment. Le préservatif m’est enlevé avec précaution, noué et posé juste sous mes yeux. Son côté inhabituellement mousseux vient sans doute du « travail » après l’éjaculation.

- Il y a quoi là ? 3-4 millilitres de sperme d’homme ? Tout est décidemment petit chez mon petit poney… Tu ne tiens vraiment pas la comparaison. La production d’un étalon c’est au minimum 60ml à chaque récolte. Et en puissance de jet, c’est pas pareil. Même le gros canon de François n’arrive pas à envoyer au-delà de 15 à 20 cm. La Grosse Bertha du cheval, elle, c’est du 5 m ! Trois grosses différences avec la taille du machin. D’ailleurs je crois que c’est pour cela que l’on surnomme « étalon », le gars bien monté aux éjaculations puissantes. Tu sais qu’il y a des filles ou des gars qui ne résistent pas à l’appel de tester le vrai plutôt que la copie. Mais c’est un jeu dangereux, j’ai lu qu’on estimait à 10 personnes par an, les morts par étouffement suite à la réception d’une éjaculation buccale de cheval. Faut dire aussi que cela fuse à 100 km/h…

Maîtresse me donne un nouveau cours de zoologie équestre, rabaissant et humiliant. Elle s’arrête le temps d’une réflexion avec elle-même, la lèvre inférieure mordillée entre ses dents : manifestement elle hésite… puis se décide le rose monté aux pommettes.

- Je n’ai jamais sucé un étalon, mais j’en ai branlé un, une fois. Tu es le premier à qui je l’avoue… C’était quelque mois avant que François me dépucèle, 15-16 ans peut-être. C’était au centre équestre. J’y traînais après les cours de samedi. Le grand poney s’appelait Shannon et c’était mon préféré. Une jument était en chaleur et il le sentait, sortant sa verge. Cela me troublait beaucoup. Alors j’ai décidé de voir, j’ai mis mes mains sur son sexe et je l’ai fait… jusqu’au bout. Une seule fois.

Fol aveu ! Comment peut-on décider de faire cela ? J’ai l’image décervelante d’une Emilie ado nue, forcément nue, en train de branler l’énorme queue du cheval. Et je rebande déjà à cette folle évocation ! Finalement, chaque être humain a ses petits secrets sexuels qu’il n’avouera jamais ou difficilement au bout d’années de vie commune ou d’amitié. Claire et son flacon de parfum masturbatoire de célibataire, finalement avoué l’an dernier, celui que j’ai vu traîner pendant des années dans la salle de bain ! Moi et la fois où je me suis auto-dépucelé le cul à 22 ans, dans les Montagnes Noires où j’étais moniteur de camp. Je démontais seul les tentes, une fois les ados rendus à leurs parents. J’ai pris le marteau et suis allé me cacher dans les bois. Je l’ai sucé et je me suis baisé le cul avec… 

Maîtresse qui vient de prendre quelques photos souvenir, me coupe dans ma litanie de souvenirs troubles.

- Bon je t’avais promis qu’après la partie agréable, il en aurait une beaucoup moins agréable. Et je ne pensais pas particulièrement à ce que je t’ai fait après ton éjaculation…

Et sur ce, Maîtresse déboutonne mon pantalon et le fait tomber aux chevilles d’un coup sec !

Il y a des symboles tellement fort dans le monde D/S, qu’aucune explication n’est nécessaire. J’en tremble déjà alors que la froideur de l’air vient lécher ma peau à découvert…

Elle pose la cravache et le fouet de dressage bien en évidence sous mes yeux, avant de me surprendre en dénouant mes rênes qui finissent rassemblés et enroulés autour de sa main au plus court. Cela m’oblige à tourner et tendre la tête sur le côté à l’extrême. Et là aussi c’est particulièrement symbolique : Maîtresse veut me conduire y compris sous le fouet !

Je vis au ralenti le moment où sa main libre passe au-dessus des rênes tendus se saisir de la cravache. Puis je la vois disparaitre armée hors de ma vue. J’ai le souffle court et la peur de ma vie au ventre. Je pressens que cela va être du « sérieux » à prendre, ou sinon Emilie n’aurait pas tant hésité. Qu’a-t-elle dit ce matin au magasin ? Qu’elle allait m’offrir le « Saint Graal » que recherche tout soumis, qui me fascine aussi : être battu au-delà de l’acceptation, au-delà du supportable. Et sans limite, Claire lui a laissé libre champ…

C’est quoi ses limites à Emilie ? Avec Claire, je saurais. Elle n’aime pas l’idée de faire mal à l’homme qu’elle a épousé, donc elle s’arrête très vite. Mais Emilie, que je connais finalement très mal, qui ma totalement surprise avec son enclin inné à dominer un homme, jusqu’où a-t-elle décidé d’aller ?

Je n’ai pas le temps de me morfondre plus dans ces pensées craintives. Le premier coup de cravache arrive sans semonce sur ma fesse gauche, juste le temps de l’entendre un instant siffler dans l’air et la douleur à l’impact est là, infiniment là ! Je hurle dans mon mors ! Je comprends que les coups de cravache quand je refusais d’avancer dehors, m’épargnaient encore, alors que là le coup reçu n’est pas retenu et ne vise qu’une chose : me faire le plus mal possible !

Et le second est pire encore, et encore moins que le troisième. Les douleurs s’ajoutent en montant tous mes voyants internes au rouge. La cravache ne s’arrête pas de frapper dans un long travail de sape, ni trop lentement, ni trop vite, juste ce qu’il faut pour marquer mon corps en même temps que mon esprit. 

Je suis déjà essoufflé à force de beugler, la fesse gauche en souffrance. Maîtresse change de côté sans lâcher les rênes et inverse ses mains. Je sais instinctivement qu’elle va m’anéantir l’autre fesse. Savoir est encore pire qu’être dans l’ignorance. J’ai la force qui m’abandonne mes jambes. Je n’ai plus l’impression qu’être retenu par mes bras attachés. Je n’ai jamais eu aussi peur de toute ma vie…

Et pourtant rien n’empêche la cravache de me marquer à vif, aussi de ce côté. J’ai même l’impression que le bras gauche de Maîtresse a encore plus de force. Je prends les coups réguliers sans rien pouvoir y faire, cette fois en sentant des larmes de détresse monter aux yeux. Une dizaine de frappes extrêmement douloureuses, comme pour sa « sœur » martyrisée, avant que Maîtresse s’arrête et me relâche la bride.

Je suis en sueur. Je suis en douleur. Je me sens perdu alors que Maîtresse pose la cravache et renoue les rênes au cheval d’arçon. Elle me retire de force le plug queue qui rejoint la cravache et se saisit du fouet de dressage. Je comprends que ce n’est pas fini ! La terreur me gagne. Je bouge en tous sens, essayant de m’échapper : en vain !

Maîtresse disparait dans mon dos et frappe immédiatement ! Le sifflement du fouet qui fend l’air est glacial. Le contact à l’impact atroce, avec la mèche qui arrive un instant après à vitesse maximale et m’éclate la peau, car il ne peut en être autrement vu la douleur extrême ressentie. Je n’ai jamais aussi eu mal de ma vie : je beugle la souffrance infinie dans mon mors en me secouant en tous sens !

Ce n’est que le premier « trait » que je reçois à vif. Les autres s’enchaînent ensuite sans répit et ravagent en douleur d’autres endroits, débordent même des fesses pour s’attaquer aux hauts des cuisses. Du moins il me semble car je perds toute notion d’individualisation, ne ressentant qu’une seule et même souffrance infinie qui s‘empare de mon corps en une zone étendue.

J’en ai mal aux muscles de m’arquer sans cesse, mal à la gorge d’hurler. Je suis incapable de toute pensée sauf une seule : le sentiment complet d’appartenance à la Maîtresse qui me martyrise si bien.

Je ne sais combien de temps la raclée a duré, mais je suis soulagé de voir le fouet se poser enfin à côté de la cravache. Maîtresse reste invisible mais très présente dans mon esprit, en tant que Déesse à respecter et vénérer. Je crois qu’elle photographie son « œuvre » mais je n’en suis pas sûr dans la brume des pensées qui reviennent peu à peu. Je suis à peine étonné de me voir ré-enculer de ma queue de cheval humain. C’est douloureux mais moins que le fouet…

Je ne revois Maîtresse que quand elle me détache les mains. Son visage est si pâle et elle fuit mon regard… Pourquoi ? Elle semble ailleurs… Sa voix tremble et trébuche quand elle m’ordonne de retourner à 4 pattes et de nettoyer ses bottes « à la lanche… langue ».

Ses bottes sont poussiéreuses mais dans l’état de matage où elle m’a emmené, elle pourrait me demander n’importe quoi que je le ferais sans question. Je lèche en me foutant du goût terreux dans ma bouche. Elle l’a ordonné : je le fais ! 

Je lèche longuement et à fond, le cul douloureux, passant à un moment de ma propre initiative à l’autre botte. Maîtresse le voit, et m’aide en avançant son pied. Elle ne dit pas un mot et je n’entends plus dans la « salle de monte » que le seul bruit humide de ma langue qui travaille…

Quand j’ai finis la seconde botte, je m’arrête ne sachant plus que faire. Elle finit par me reprendre en main, par les rênes exactement. J’ose jeter un coup d’œil sur son visage : il a repris des couleurs… Que s’est-il passé ? Sa voix est redevenue normale, pleine d’enthousiasme.

- Cela t’a plu ?

Que répondre à cela, à part que malgré la douleur qui reste, il y a la fierté de l’avoir enfin subi… Je fais un large oui de me tête harnachée, qui lui tire un large sourire. 

- Bon on va aller laver mon petit poney qui n’est pas beau à voir avant de rentrer…

Je suis heureux de la retrouver joueuse et vivante, mais je ne comprends toujours pas ce qu’il s’est passé tout à l’heure. Elle avait pourtant envie de me fouetter… Et si elle n’a pas supporté d’être aussi noire, pourquoi avoir continué ?

Elle m’amène dans la « stalle de lavage », qui est pour les chevaux ce qu’une station de lavage est les voitures, avec le jet d’eau qui pend du plafond. Elle m’installe au milieu et m’attache à une barre par les rênes.

- Tu as de la chance, ce centre est très bien équipé. Mon petit poney va avoir droit à de l’eau chaude et il y a même un solarium pour le sécher après. Et après nous rentrerons nous préparer pour l’anniversaire de mariage ce soir.

C’est vrai, cet anniversaire là je l’avais oublié, avec toutes ces aventures et émotions. J’ai réservé pour nous quatre, le meilleur restaurant de la région…

Pour l’instant Maîtresse s’amuse à laver son petit poney, à le shampouiner. C’est un peu délicat sur mes blessures de guerre, mais elle juge nécessaire de bien les nettoyer. Tout comme elle insiste de son doigt à rendre propre mon petit trou ou à « débarrasser » mon zizi de sa saleté, moment que je préfère même si bien évidemment je n’ai pas le droit de me revider. Beaucoup moins au final quand elle passe le jet en eau froide pour me remettre sous clé dans la cage.

Elle me met ensuite à sécher sous le « solarium », à infrarouge et air soufflé chaud. C’est apaisant pour le corps et surtout l’esprit. La chaleur me fait un tel bien à mes blessures. Je me croirais presque au Club Med des petits poneys si Maîtresse ne revenait pas avec un flacon d’antiseptique pour chevaux. Je recule tant que me l’autorise mes rênes attachés et refuse de la tête. J’ai toujours détesté cela depuis que je suis gamin.

- Ne fait pas l’enfant. C’est nécessaire. On ne va pas les laisser s’infecter…

Peu rassuré, je fais toujours non de la tête.

- Qu’est-ce que tu peux être douillet… C’est rien après ce que tu viens de te prendre sur le derrière… d’ailleurs regarde, tu comprendras combien c’est nécessaire !

Elle me met son téléphone sous les yeux, avec l’image de mon cul dévasté, prise il y a une heure. C’est un choc ! Avec ces multiples balafres à deux traits, dont certaines ont déjà tourné au violacé. Des perles de sang sortent même de-ci et de-là… J’ai été fouetté jusqu’au sang !!! Cette révélation me fait chavirer et je manque de m’effondrer sur le sol. Je ne pensais pas que cela en était allé jusqu’à ce point. Je me sens perdu, ne comprenant pas comment j’ai pu survivre à cela ? C’est impossible… et pourtant c’est réel. Pourquoi je n’ai pas plus mal ?

Face à cela, je n’ai aucune raison à empêcher Maîtresse de me soigner. Je serre les dents alors que l’alcool réveille quelque peu les douleurs où il agit. Mais je ne comprends toujours pas pourquoi je n’ai pas plus mal et je ne souffre pas le martyr. Maîtresse me l’explique.

- Il va te falloir bien du courage. J’ai un peu triché et trempé la mèche du fouet dans un anesthésiant local pour chevaux, ou sinon je n’aurais jamais pu t’emmener si loin dans la noirceur… Maintenant, je crains que quand son effet va se dissiper, tu douilles véritablement. J’ai pris heureusement des antidouleurs qui devraient te calmer un peu…

Je ne sais pas que penser. Est-ce une cruauté supplémentaire ou de la bienveillance ? J’opte pour la seconde option, même si au résultat cela revient au même : je vais « douiller » une seconde fois pour les mêmes coups vicieux reçus. Et la perspective m’effraie déjà…

Il est maintenant temps de partir d’ici. Maîtresse me retire plug et harnais de tête. Je me retrouve avec les commissures des lèvres très endolories et de façon générale, me sens particulièrement nu sans mes équipements de petit poney à Maîtresse. Elle m’enlève aussi les moufles et me lave les mains qui puent de renfermement. Quelle folle après-midi ! 

Mais pas question de me libérer totalement. Maîtresse m’emmène alors dans la sellerie où elle a trouvé un plan de travail pour me langer sur le ventre. Elle me « tartine » largement le derrière et le haut des cuisses d’une crème pour bébé dont je reconnais l’odeur de poisson, avant de refermer la couche. Je ne retrouve pas mes vêtements et finis dans une combinaison de travail bleue qu’elle a déniché et « empruntée ». Je ne peux pas éviter de penser, qu’elle me met en « grenouillère » et je m’en sens humilié à point.

Elle m’envoie l’attendre assis dans la voiture pendant qu’elle finit de ranger le centre et récupérer nos affaires laissées de-ci et de-là. Et finalement nous repartons.

Maîtresse nous ramène vers la ville. J’ai l’impression que la douleur se réveille déjà sur mes fesses. Je me mets à craindre pour la suite…

Je suis étonné quand nous nous arrêtons sur le parking d’un fast-food.

- Pourquoi nous arrêtons-nous, Madame ?

- Parce que les activités de l’après-midi m’ont donné une petite faim et tu dois avoir soif…

Ce n’est pas faux. Je m’aperçois que depuis le biberon dans le rond, je n’ai rien bu et que ma bouche est particulièrement sèche. C’est fou quand on est à vivre ses émotions, on ne fait plus attention à ses besoins basiques !

Nous descendons de voiture et rentrons dans le restaurant. Il y a, en ce samedi soir, plein de familles avec enfants sortant des courses hebdomadaires au supermarché. Je ne me rappelle qu’au dernier moment, que je suis en couche nu, simplement couvert d’une combinaison-grenouillère. Je remonte en urgence mon col en espérant que cela suffira pour cacher mon foutu collier rose de soumis. Je ne sais pas si mon camouflage marche, mais mon entrée en combinaison de travail attire indéniablement les regards. Je me rassure en me disant, qu’ils doivent croire que je reviens de quelques travaux dans la campagne. Il n’est après tout que 19h00…

Maîtresse se dirige vers une borne et je la suis. Elle commence du doigt à fouiller dans les menus. Bientôt une équipière attentionnée du fast-food vient à notre rencontre. Elle jauge mon accoutrement atypique du coin de l’œil, mais bon je ne dois être le premier farfelu à venir ici.

- Vous avez besoin d’aide, Madame et Monsieur ?

Emilie répond pendant que la fille ne cesse de me regarder avec une curiosité grandissante. 

- Non je sais faire. Dis, mon chéri, tu nous trouves une table pendant que je commande ?

Le « chéri » me trouble. Je ne sais quoi en penser vu ce que j’ai fait avec Emilie cette après-midi. Je suis cependant content de m’éclipser et de chercher la table la plus isolée possible. Maîtresse finit par m’y rejoindre sa commande faîte…

Au bout de quelques minutes, le serveur vient avec un premier plateau, amenant 2 « magic box ». Je regarde Emilie étonné.

- Il va falloir appeler les enfants qui sont partis aux jeux…

Pourquoi profère-t-elle de tels mensonges ? Le serveur s’éclipse et revient vite avec le second plateau. Cette fois il s’agit de menus complets. Je ne comprends pas pourquoi Maîtresse a commandé tellement de choses. Mais dès que le serveur est reparti, je l’apprends vite. Elle se lève pour jeter tout le contenu du second plateau à l’exclusion d’une boisson qu’elle garde. Maîtresse perce le capuchon avec la paille et commence à boire son coca. J’ai face à moi 2 « magic box » et aucun enfant à table pour le justifier ! Je la regarde interrogatif…

- Si j’étais toi, je mangerais…

- Pourquoi je devrais le faire ?

- Parce que sinon tu ne mangeras pas ce soir. Et un petit poney doit garder des forces… pour la suite.

- Mais j’ai le repas d’anniversaire ce soir ?

- … auquel tu n’assisteras pas ! Nous en avons pas mal discuté avec François et nous avons d’autres projets pour Claire... et pour toi. La chaîne achetée ce matin, c’est pour te garder bien sage pendant que nous sortirons Claire, François et moi…

Là je tire ostensiblement la gueule. Et ne me gêne pas pour le montrer…

- Le positif, c’est que suis sûre que tu garderas un éternel souvenir de ton 13ème anniversaire de mariage !

- C’est notre anniversaire de mariage. Vous n’avez pas le droit !

- Si j’ai tous les droits, parce que tu as accepté de perdre ton libre arbitre pour ce week-end, rappelle-toi… Alors si j’étais à ta place, je cesserais déjà de perdre mon temps à ergoter, et me dépêcherais de manger tant que j’en ai encore la possibilité.

- Non !

Maîtresse me regarde avec un peu exaspération. Son regard est dur et se prolonge par une gifle bien sentie que je prends sur la joue. J’en suis scié et encore plus quand je découvre que l’action a été vue par au moins 2 tables, qui nous regardent avec une curiosité malsaine maintenant. J’en rougis…

- Alors tu manges ou pas, rien à foutre. Avant que nous revenons au club t’immobiliser pour la nuit… Mais si tu veux avoir faim en plus, pas de problème : c’est toi qui vois !

Elle a dit cela à voix suffisamment haute, pour que je me sente humilié et totalement mal à l’aise. Elle a gagné. Je baisse les yeux et commence docilement à manger en silence mes « magic box » en prenant soin de ne surtout pas croiser un regard, tant je crains le mépris que j’y lirais.

La sortie du fast-food est quelque part une délivrance, même si la douleur sur mon cul est nettement plus vive maintenant. Je grimace à reprendre ma place dans la voiture. J’essaye en vain de trouver une position plus confortable en sautillant sans cesse sur le siège passager et Maîtresse vient me cajoler d’une caresse dans le cou en réconfort.

De retour dans notre logement du week-end, Emilie ne me laisse pas aller plus loin que la chambre d’enfants à proximité de la porte d’entrée. Elle me met directement « au lit » à 20H. Je m’y retrouve comme promis enchaîné, mais sur le ventre pour ne pas avoir « trop mal au popotin » qui est largement tartiné de crème réparatrice avant que la couche soit changée et refermée. Pour que je n’aie « pas froid », elle me laisse dans la combinaison plutôt que dans la nuisette. Je ne peux absolument pas bouger : la chaine va d’un montant à l’autre récupérant au passage la sangle autour de mes chevilles et l’anneau de mon collier mis à l’envers. Mes mains sont sagement sanglées autour de ma taille…

Pour l’instant j’ai encore droit à la lumière d’une lampe de chevet le temps qu’elle se prépare. Elle revient finalement habillée d’une robe de soirée noire largement échancrée, montée sur des talons hauts. Piège fatal : car cela me fait douloureusement bander dans la cage, ce qui avec la souffrance qui monte de plus en plus dans les fesses et le haut des cuisses, rendent ma position des plus inconfortables. 

Elle tient un paquet cadeau qu’elle pose sur le lit, le temps de me faire prendre un calmant dilué dans un verre avec une paille prise au fast-food, tête tournée sur le côté. Je bois docilement. Cela ne peut me faire que du bien pour mon mal. Mais bigre que cela a mauvais goût…

Maîtresse attend que j’aie fini pour me parler.

- Elle était bonne ta potion ?

Je la regarde tête sans comprendre. Sans aucun mot supplémentaire, elle me montre le petit film pris sur son téléphone. J’y vois la préparation du verre avec le cachet qui se dissout dedans, avant d’observer - oh horreur ! – que Maîtresse a rajouté dedans le contenu de la capote prélevé cette après-midi ! J’en manque de rendre tout immédiatement…

- Vous voyez quand vous regrettez sans cesse que l’on n’avale pas vos cochonneries en bouche… C’est quand même bizarre, vous ne semblez pas enthousiastes non plus dès que l’on vous l’impose. Donc nous allons d’abord manger au restaurant. Je dirai simplement que tu es malade et que nous sommes finalement que 3. Puis après nous emmènerons Claire se dévergonder. Vous ne le savez sans doute pas. Nous ne vous l’avons jamais dit, mais François et moi, nous sommes depuis des années partageurs. Nous aimons bien aller dans des clubs échangistes. Et c’est là que nous allons finir avec Claire ce soir, même si elle ne le sait pas encore… Tiens regarde le cadeau que je lui ai préparé et que nous lui remettrons au restaurant.

Elle ouvre soigneusement le paquet à mes pieds et en sort un simple T-Shirt qu’elle exhibe sous mes yeux. Le devant est marqué : « C’est ce soir mon 13ème anniversaire de mariage… Marre du petit machin de mon mari ! J’ai décidé de devenir une salope ! Je veux du Gros ! Je veux du Long ! ». Et pour couronner le tout, il y a une flèche qui pointe vers la photo de mon zizi encagé, avec comme légende « Pierre 38 ans – 12.5 cm en érection – catégorie : garçonnet ».

Sans attendre elle passe au dos : c’est encore pire ! En haut, il y a « OBJECTIF DE LA SOIREE : 13 VRAIES QUEUES DE MALES ! » et dessous, 13 pochettes en tissus cousues sur le T-shirt avec une fenêtre en tulle qui laissent apparaitre 13 préservatifs en attente. Putain ! Et si cela ne suffisait pas, un crayon est disponible pour laisser un souvenir de chaque « usage » : nom, taille de la bite, « trous utilisés ».

La perspective d’être 13 fois cocus en une soirée est extrêmement violente : je m’agite dans mes liens ! En vain ! Au contraire, une fois qu’elle est sûre que l’effet de dévastation recherché a été atteint, Maîtresse remballe le T-Shirt du Diable et me fait un chaste baisé sur le front avant de sortir en fermant la lumière.

- … et sois sage cette nuit. Pas de cochonneries de petit garçon avec ton zizi !

La porte d’entrée claque bientôt et j’entends la clé tourner dans la serrure. L’obscurité est glaciale et encore plus l’absence de bruit. Je me sens perdu, hors du monde des vivants, et pour la première fois depuis mon enfance, je pleure véritablement à chaudes larmes totalement inconsolables…

dyonisos


-> Les autres petits contes D/S

Par dyonisos - Publié dans : Petits contes D/S
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 26 novembre 2016 6 26 /11 /Nov /2016 10:00

Etre dans le noir total du coffre a un petit côté effrayant, peut être plus au sens figuré qu’au sens propre. Dans l’obscurité, je n’ai encore moins d’idées vers où, ou vers quoi m’amène Maîtresse… Et ça c’est complètement déstabilisant pour un soumis novice. Cela m’oblige à m’en remettre complètement et à faire confiance, perdre le contrôle et ça j’ai toujours eu beaucoup de mal même au lit.

Maîtresse a beau conduire avec précaution, je suis emporté à chaque virage et à chaque nid de poule. Je ne crois pas qu’une voiture soit conçue pour trimbaler un homme dans son coffre et j’ai une pensée à ce moment pour le chien de mon oncle chasseur transporté ainsi à l’arrière en plus dans une cage. Je m’arqueboute de mes mains et pieds comme je peux aux parois du coffre pour résister à l’emportement systématique. 

Cela fait combien 10 km depuis un coffre de voiture ? J’ai les muscles endoloris à force de s’arquer et la nausée qui monte. Il me tarde d’en finir. Nous finissons par nous immobiliser, la radio se coupe et j’entends Maîtresse descendre de la voiture. Ouf ! Je suis impatient de sortir de mon réduit, mais elle laisse traîner. Enfin le coffre s’ouvre et je suis ébloui par le retour de la lumière. J’aspire l’air frais de ce que je découvre être un coin de campagne.

- Tu es un peu blanc ! Cela ne va pas ?

- Mieux depuis que nous sommes arrêtés… 

Il y a manifestement un moment de flottement, Maîtresse s’interrogeant en me caressant tendrement la tête, et finalement, elle reprend son petit sourire :

- Et bien, un séjour au grand air te fera donc du bien ! Attends le temps que j’installe…

« L’installation » implique la chaine car elle la récupère dans le sac à mes côtés, ainsi qu’un paquet de cadenas. Maîtresse disparait de ma vue de l’autre côté de la voiture avant de revenir me chercher. Elle se moque gentiment de mon « élégance » à descendre du coffre avant de devenir un brin plus sérieuse.

- A quatre pattes, en chien…

J’obéis et voir attacher la laisse rose. 

- Allez on y va !

Ou plutôt je suis la laisse, qui m’amène poser mes mains et mes genoux dans les gravillons du chemin. J’accueille avec plaisir l’arrivée de l’herbe en remplacement. Et je vois qu’il s’agit d’un petit coin avec une table de pique-nique abritée par l’ombre des arbres. La chaîne a été cadenassée autour d’un tronc et son extrémité m’attend. Maîtresse l’attache avec un autre cadenas à l’anneau de mon collier. 

Elle semble satisfaite que j’y sois remisé. Elle profite de ce moment, pour contrôler ma couche : « Alors il a fait le petit Pierre ? ». Elle soupèse « oh oui un gros pipi, le petit cochon de Pierre ! » avant d’ajouter malicieusement « mais je ne l’ai pas vu faire. Alors il l’a fait où son pipi ? »

Elle me surprend à me prendre la chevelure pour voir mon regard. Ses yeux me percent à la recherche de la stricte vérité. Je ne peux pas éviter d’avouer…

- Dans le… magasin, Madame. Quand vous étiez partie chercher la chaîne avec le vendeur. Je ne pouvais plus tenir…

- Plus tenir ? C’est ce que tu dis… Tu aurais pu attendre de demander à aller au WC ou au moins que nous soyons seul sur le parking. Non mon petit doigt me dit, que tu as décidé de faire exprès là en petit garçon à l’esprit pervers…

Ce qui est la stricte vérité. J’aurais pu encore attendre mais j’avais envie de voir ce que je ressentirai à m’humilier ainsi. Et effectivement cela a un côté trouble charmant de pisser dans sa couche en public à l’insu des gens… Je baisse les yeux finalement, un peu honteux, ce qui valide l’intuition de Maîtresse.

- Tu vois, si je cherchais une raison pour te massacrer les fesses, tu viens de me la donner… Mais cela sera pour plus tard, pour l’instant tu vas garder ta couche humide en punition et on verra si c’est si rigolo que cela, quand cela sera tout froid. Et puis tu viens aussi de récolter une nouvelle contrainte : tu me demanderas maintenant systématiquement avant de faire quoi que soit dans ta couche!

Je comprends cela comme un tour de serrage de plus : la Maîtresse décide tout et le soumis ne doit avoir aucune initiative! J’attends donc en restant silencieux. Elle s’est installée à la table de pique-nique et déguste un sandwich avec une bière. Mon ventre me rappelle qu’il a faim lui aussi de toutes ces émotions du matin, mais rien ne semble avoir été prévu pour le « chien ». J’envie donc Maîtresse avec son sandwich et bientôt son morceau de tarte, mais je n’ose rien dire.

A-t-elle l’intention de me faire sauter le repas de midi ? Cela va être difficile cette après-midi. Mais en fait non :

- A toi, le chien. Regarde ce que ta Maîtresse a acheté pour toi…

Un sachet de boucherie contenant de la viande hachée, agrémentée de tronçons de carotte crus et non épluchés, qui remplissent « ma » gamelle de chien. Sur le papier, rien de dégueulasse et de non mangeable, mais si humiliant pour un homme, à qui on interdit en plus tout usage de ses mains !

Maîtresse me regarde manger tout en vérifiant son téléphone, en pestant même un peu qu’il n’y pas de 4G ni même de 3G. Elle m’apprend que Claire et François font une « pause » et sont allés manger dans une auberge au bord de l’eau, après une matinée de « baise par grand fond ». 

C’est alors que l’imprévu arrive sans crier garde sous un groupe de marcheurs retraités en vadrouille. Les femmes devant et les hommes derrière. Je me fige tout comme Maîtresse. Ils passent à 2m de moi et ne peuvent rater que je suis nu, en couche culotte, enchaîné à un arbre, en train de manger en chien dans ma gamelle ! Les femmes ne s’arrêtent même pas sur un « Bonjour Monsieur, Dame… » et les hommes derrière, plus taiseux, marquent un court temps d’arrêt étonnés, avant d’accélérer pour rattraper ces Dames. Nous les observons disparaître en suivant le long de la route, avant de nous regarder, Emilie et moi, et de partir dans un fou rire salvateur ! Pour une fois, je n’ai même pas eu le temps d’avoir honte…

Ma gamelle terminée, Maîtresse me débarbouille la bouche et le visage à l’aide de ma marinière humidifiée, faute d’avoir pris autre chose. J’ai soif aussi et je demande poliment à boire. Là, Maîtresse a prévu le coup et me sort un biberon rempli d’eau que je prends allongé sur la table de pique-nique et tenu maladroitement entre mes mains empotées, pendant qu’elle me « lange » au propre… J’adore ce moment de complicité, délicieusement honteux et je le grave dans ma mémoire.

Il est 13h35 à l’horloge du tableau de bord quand nous repartons. J’ai réussi à convaincre Maîtresse de ne pas me renvoyer dans le coffre, même si je dois voyager à la place passager quasi-nu. Face à l’adversité, il y a toujours des choses moins pires que les autres…

Nous roulons encore un moment en suivant les routes de campagne. Nous ne croisons pas grand monde à cette heure de déjeuner avant d’arriver à un panneau « Domaine Equestre du Chêne ».

- Tu sais où je nous amène ?

- Non, Madame.

- Quand j’étais gamine, le samedi après-midi, c’était le poney-club. J’y passais mon après-midi entière…

Mon cerveau travaille à 100 à l’heure pour essayer d’analyser cette information. Vais-je me retrouver à monter nu un cheval, ce que je n’ai jamais fait ? Vais-je être traîné nu derrière ? Est-ce juste l’ambiance de l’écurie qu’elle recherche ? La cravache, le fouet de dressage, c’est pour cela ?

Mais je n’ai pas le temps d’approfondir plus car nous arrivons bien vite au bout de la route, qui finit au niveau d’une sorte de grosse ferme organisée autour d’une cour. Elle nous gare sur un espace à l’entrée, à droite, et me demande de rester « absolument » dans la voiture alors qu’elle part rejoindre le petit homme sec, élégamment habillé, prévenu par le bruit de notre arrivée. De toute manière, vu que je suis quasi-nu et en couche, je ne vois pas comment je pourrais envisager d’en sortir…

Je les regarde se rencontrer dans le rétroviseur de la voiture. Ils n’ont pas l’air de connaître et se saluent en échangeant une poignée de mains. En suit une petite discussion que je n’arrive pas à saisir, avant qu’ils disparaissent un temps dans, ce que j’identifie, comme probablement une écurie. 

Ils finissent par ressortir, rediscutent encore un temps et là je vois Emilie sortir de sa poche les 150 euros en billets qu’elle a retiré en premier au distributeur et les donner au petit homme sec. Je comprends maintenant leur destination, même si je ne sais pas pourquoi, et tout cela me fait un peu l’effet d’un rendez-vous sous le manteau entre mafiosi. L’homme roule les billets en un cylindre et les glisse dans sa poche, avant de monter dans sa vieille twingo jaune et passer à côté ma voiture, pour quitter la ferme…

Emilie attends qu’il ait disparu avant de me rejoindre.

- C’est bon, tu peux sortir. 

J’ai le ventre noué face à l’inconnu. Et je pose une question…

- Madame, c’était qui ?

- Le cousin d’une connaissance que j’ai appelé au culot pour organiser cette après-midi. Crois-moi j’en tremblais… Je savais que ce Victor est un habitué des casinos et je pensais que cela pouvait être un bon moyen de tomber d’accord. Et heureusement cela c’est très bien passé finalement… nous avons au moins toute l’après-midi devant nous. Il ne compte pas revenir avant le petit matin…

Qu’est-ce qu’allons-nous faire ici, isolés du monde vivant ? J’en ai les jambes qui flageolent un peu… Emilie ouvre le coffre et prend le sac rouge, transféré ce matin depuis sa voiture dans la mienne. Il était donc « prévu » pour cet endroit. Mais cela ne m’indique pas plus ce qui va m’arriver…

- Allez viens, je te montre… Nous sommes dans un élevage de poneys de sport.

Nous rentrons dans l’écurie, un couloir central avec 2 rangées de box à chevaux, actuellement vides. De façon générale, le thème du soumis à l’étable ou à l’écurie m’exciterait, mais là c’est trop réel avec cette odeur équine qui flotte dans les lieux. Qu’est-ce qu’on pourrait y faire, à part dresser des chevaux ou des soumis ? Heureusement Emilie me prend les mains et précise mon devenir.

- Je t’ai dit que j’allais au poney-club le samedi. Mais je ne t’ai pas dit que j’adorais et que je continue encore une fois par semaine de monter des chevaux ?

- Non, Madame

- Alors cela m’a donné des tas d’idées et folles envies à faire dans un environnement réel – ou sinon cela serait moins drôle - qui devraient remplir tes souvenirs de soumis pour des années. Mais avant il y a un préalable qu’il faut qu’on discute ensemble. Je ne pense pas que les jeux de chevaux humains fassent déjà partie de ta galaxie de fantasmes…

Je note le « déjà » comme si je ne pouvais qu’adorer après… Je réponds cependant prudemment et un peu inquiet, qu’effectivement ce n’est pas le cas, même si je me suis jamais intéressé à regarder les potentialités de ce type d’échange…

- … mais clairement de tout ce que j’ai envisagé de faire avec toi, c’est ce qui m’a fait le plus mouiller la chattoune et encore à ce moment, si tu allais voir. Je suis inondée ! D’ailleurs la grande fille que je suis devenue doit avouer oh combien monter des chevaux mâles, la trouble érotiquement depuis que, petite fille, j’ai commencé. Je n’ai pas de frère. Les chevaux avec leurs verges qui s’allongent tant ont été ma première initiation sexuelle, bien avant François. Alors je voudrais que tu sois mon cheval, toute cette après-midi, s’il te plait, pour mon plaisir de petite fille devenue femme…

Nous y voilà ! On ne connait jamais totalement les pensées secrètes des gens… J’apprécie cette demande formulée avant, qui m’explique le contexte et quelque part me met en garde. 

- … mais avant que tu me répondes, il faut que tu saches à quoi tu t’engages. C’est sans doute la partie qui m’a le plus excitée à te préparer, que je ne veux surtout pas gâcher par des demi-refus. Alors si tu acceptes de devenir mon cheval pour cette après-midi, cela sera à fond. Il n’y aura aucune échappatoire possible pour toi. Cela te sera sans doute crevant, éreintant, très déstabilisant, mais tu seras si besoin forcé à te comporter comme je le veux. Donc plus que jamais, c’est un abandon à ma volonté et un lâcher prise total que je te demande de décider là !

- Et si je refuse ?

Je sens Emilie se crisper légèrement.

- Je serai déçue, comme si tu venais de me voler mon fantasme. Mais, comme tout jeu D/S, c’est fondé sur le consentement sexuel entre 2 adultes. Nous trouverons bien de quoi rebondir… Alors veux-tu, au fond de toi même, être mon cheval de cette après-midi ?

Je suis « désarçonné » (pour rester dans la thématique évoquée) par cette forme de question. Est-ce qu’un soumis veut quelque chose ou subit en silence ce que désire sa Maîtresse ? Sur le papier de la théorie, non. Mais la réalité est plus nuancée. Le soumis est finalement celui qui rend les choses possibles, parce qu’il choisit volontairement de refuser, par avance, le droit de s’y soustraire. Je pourrais prendre facilement le dessus sur Emilie si je voulais, mais je ne le veux pas. 

Je sais que je vais accepter, d’abord parce que le fantasme avoué par Emilie le mérite, ensuite parce quand on se veut soumis il faut savoir faire face à l’inconnu, enfin parce que tout cet aveu, a éveillé une excitation curieuse dans mon bas-ventre. Je vais accepter mais la trouille au ventre ! Il n’y a pas à dire, l’inconnu fait terriblement peur…

- J’accepte de devenir ton cheval humain et je m’en confie à tes bons… et mauvais soins.

Emilie semble soulagée et donne d’une voix douce son premier ordre…

- Merci ! Alors enlève ta couche et tes chaussettes, s’il te plait. Je vais me mettre en tenue pendant ce temps…

Emilie disparait avec le sac rouge pendant que j’enlève couche et chaussettes, légèrement tremblant dans un trouble délicieux… Emilie revient en cavalière de choc : pantalon d’équitation gris-beige, bombe sur la tête, bottes de cuir avec les chaussettes écossaises qui dépassent, un grand pull en tricot marron/beige et la cravache achetée ce matin en main ! Et clairement cette vision me fait immédiatement finir de bander dans la cage…

Elle ouvre un box vide et m’intime l’ordre de la suivre à quatre pattes. J’ai quasiment le nez sur son derrière que l’étrange couture en cercle de son pantalon d’équitation souligne. Elle en appellerait presque au viol par sodomie, pensée interdite à un petit soumis. Je me force à me concentrer plutôt sur la paille qui gratte… Maîtresse me laisse en refermant soigneusement la porte du box. Coincé ! Elle finit par revenir et se met dos contre les barreaux en partie haute du box pour me « travailler » à l’esprit (plutôt qu’au corps) de ses mots.

- Les chevaux sont comme les hommes. Ils donnent le meilleur d’eux même qu’une fois dressés. C’est la confiance en leur dresseur qui les guide à accepter peu à peu, de plus en plus de choses. Tu es un jeune cheval, arrivé ici dans la Domaine du Chêne et je dois procéder à ton débourrage!

Je ne sais pas ce que débourrer veut dire… Cela sonne à mes oreilles comme quelque chose de très sexuel. Je pense tout de suite au gode-ceinture acquis ce matin et je serre les fesses par anticipation. Mais Maîtresse me surprend totalement à rentrer dans le box et m’attraper le cou par une corde qui se serre et m’oblige à avancer. La corde finit attachée à un anneau du mur.

Elle amène alors une espèce de petit harnais de cuir. De près, on dirait une sorte d’harnais pour tête de cheval, avec son mors de métal recouvert. Je grimace un peu quand je découvre qu’il est pour moi.

- Cela s’appelle le filet et cela m’a beaucoup amusé de transformer un réel filet de poney en accessoire BDSM. On va voir si je ne me suis pas trompée dans mon adaptation…

Emilie jubile et je tire un peu la gueule.

- Oui je sais que cela ne fait pas encore partie de ce que tu regardes habituellement sur le net … mais moi c’est mon envie, surtout depuis que je sais que j’allais avoir un homme soumis sous la main ce week-end.

Le mors est glissé par quasi traitrise entre mes dents et le harnais bouclé autour de ma tête, verrouillé même par des cadenas, pour que je ne puisse pas m’en défaire. Le mors entre mes lèvres me fait baver abondamment. Je suis bel et bien pris et coincé. Je comprends que Maîtresse va pouvoir me dicter sa loi cette après-midi… et cela me fait peur maintenant au moment de passer à la « casserole » !

Le bout de sa cravache vient traîner sur mes couilles exposées entre mes jambes. Je frémis. Il n’y a rien de plus direct pour tenir toute l’attention d’un homme que de menacer ses choses là. J’écoute donc avec la plus grande attention Maîtresse. Elle me demande de tendre une jambe à l’horizontal. J’obéis, non pour me faire ferrer mais enfiler une sorte de pantalon noir. Idem avec l’autre jambe. Elle me fait soulever encore l’une puis l’autre pour tendre la tenue. Je découvre que celle-ci intègre des chaussons pour les pieds et que les genoux sont renforcés d’une forte épaisseur. Enfin elle me « culotte ». Le pantalon se ferme d’une ceinture mais laisse à l’air libre une large échancrure autour de mes fesses et mon sexe : le concept d’un vêtement qui ne cache rien et dévoile tout ! Qui me fait me sentir plus nu et vulnérable avec que sans.

- Voilà tu pourras marcher sans te faire trop mal avec les moufles et les renforts aux genoux…

Maîtresse m’annonce ensuite qu’un cheval se doit d’avoir une queue, « et je ne parle pas de ce petit machin dans sa boite de conserve, quoique si tu as été un cheval bien courageux, je m’occuperai à le faire gicler un peu avant de quitter ce paradis. Il ne tient qu’à toi… ». Non elle parle d’une vraie queue de cheval qui se dessine sous la forme d’un gros plug, avec un coude à 90° à laquelle est rattachée une queue équestre bien fournie, faite de vrai crin… Mais moi, ce que je retiens c’est la taille du plug, « 1 pouce 3/4 au plus large soit 4,4 cm», ce qui a une explication.

- Claire m’a dit que quand tu es excité, tu perds ton rosebud. Je n’ai pas envie que cela arrive à mon cheval, alors j’ai pris suffisamment large pour que tu ne le perdes pas.

Que vous voulez-vous opposer à cette logique de Maîtresse ? Et elle est pressée de vérifier son bon choix en utilisant la tête du plug pour graisser mon anus plusieurs fois, avant de s’occuper de lui faire prendre sa place. A cette fin, elle enjambe ma taille et s’assoit carrément sur mes reins ! Elle utilise ses 2 mains pour forcer l’entrée de l’engin. Je me sens écartelé à l’extrême et je crie !

- Respire ! Respire ! Et ouvre-toi comme sur les toilettes. Tu dois pouvoir le prendre…

Les derniers millimètres sont affreux. Je me sens écartelé à l’extrême : je hurle maintenant ! Mais il est passé et je le sens juste après, être complètement aspiré en moi… La taille me fait l’effet d’avoir le cul plein. Instinctivement j’essaye d’expulser mais peine perdue : le plug tient bien en place !

Maîtresse s’enlève et j’entends le bruit caractéristique des prises de photos témoignage sur son smartphone et bientôt je les découvre devant mes yeux. Putain que c’est troublant ! C’est moi et pas moi en même temps. Le harnais de tête avec son mort est fascinant, et on voit très bien que je bave de l’avoir. Le pantalon à « ouvertures » est complètement indécent. Dans le décor du box, j’apparais comme digne d’une photo fétichiste du net, surtout avec cette queue de cheval qui me sort du cul ! Je suis bluffé de la transformation. Il n’y a que le collier rose avec ses strass qui fait incongru sur les photos. Dommage…

Maîtresse enlève le lasso et le remplace par une longue laisse « qui s’appelle une longe et sert à mener le cheval à pied ». Elle s’attache à mon harnais de tête au niveau d’un des anneaux du mors.

- Allez en reprise dans le rond d’Havrincourt…

C’est du chinois pour moi. Et une fois que la longe de Maîtresse m’y a mené, directement à la sortie de l’écurie, je découvre que ce n’est pas rond mais ovale, entouré d’une clôture en bois de presque 2 mètres de haut. Le sol est recouvert de sable : je crains d’en avoir mal aux genoux et aux mains, mais non il est souple et élastique. 

Maîtresse « m’enseigne » les attitudes équestres du bout de sa cravache. J’apprends longuement à faire des « pas » les plus élégants possibles à quatre pattes en suivant la périphérie de l’ovale, tenu en longe. Au début, j’ai un peu de mal à être « élégant » mais sa cravache qui n’hésite pas à tomber sèchement sur mon derrière, me persuade qu’il vaut mieux écouter attentivement, corriger mes défauts et s’améliorer vite !

J’arrive à prendre finalement une attitude acceptable : Maîtresse est aux anges et je me prends au jeu de ce moment de complicité. Je me dois aussi de reconnaître qu’à chacun de mes mouvements, le plug me travaille délicieusement le cul et que bientôt je bande et coule dans ma cage. Je suis en sueur sous les efforts et Maîtresse m’essuie régulièrement la peau. Elle me laisse aussi reprendre mon souffle avant de continuer en me gratifiant de caresses dans les cheveux…

Peu à peu, les exercices se complexifient. J’apprends la « roulade », c’est à dire à me laisser basculer sur le côté et basculer plusieurs fois sur mon dos dans le sable, avant de remettre finalement sur pieds, à 4 pattes de l’autre côté. Sous l’enseignement de Maîtresse, je dois aussi apprendre à replier mes membres contre mon ventre comme le feraient mes « congénères » équestres. Mon premier essai est catastrophique et je suis aux dires de Maîtresse, « complétement maladroit et inélégant ». Et j’apprends que l’élégance est son critère principal d’appréciation des efforts de son petit cheval humain.

Je ne me corrige pas assez au second essai et cela me vaut deux coups de cravache de mise en garde. Maîtresse m’aide en chorégraphiant en détail la roulade puisque je ne suis « manifestement pas doué pour comprendre intuitivement ce que l’on attend d’un cheval ». D’abord la mise au sol : je dois me rabaisser sur mes membres avant, du même mouvement m’envoyer, basculer sur le dos, tout en repliant mes membres. Après je dois faire la bascule trois fois d’un côté à l’autre, en jouant sur la force de mes reins. Enfin d’un dernier élan, je dois revenir pieds et mains à terre pour me relever à 4 pattes. Putain que c’est compliqué… et physique aussi.

- Allez fais-moi plaisir, soit mon petit cheval élégant !

Je fais de mon mieux et, contre toute attente, Maîtresse me félicite de ma troisième tentative, ce qui me couvre d’un peu de fierté réconfortante. Je prends un plaisir à recommencer pour la quatrième fois, mais là elle me bloque à la seconde bascule au sol.

- Laisse-moi voir. C’est que tout cela exciterait mon petit poney, il bandouille dans sa cage…

En fait, je bande depuis le début dans ma cage à en avoir le zizi qui dépasse sans comprendre vraiment pourquoi vu quand même temps je suis exténué des exercices. Et je coule aussi. Dans une même déclaration, Maîtresse m’humilie 2 fois. Une en constatant que je bande à être humilié et l’autre en niant que je suis complètement à fond dans ma cage. Et comme si cela ne suffisait pas, elle vient m’agacer le zizi frustré dans sa cage du bout de la cravache entre les barreaux. Longuement, jusqu’à je soupire ma défaite dans mon mors, et me laisse aller aux plaisirs troubles de la caresse.

- Ah moins, que cela soit le plug dans le cul de mon petit poney qui l’excite tant…

Là elle m’attrape par les jambes, s’installe entre elles et pousse de son pied sur le plug queue de cheval ! Je le sens s’enfoncer plus profondément en moi et instinctivement j’apprécie. Son pied relâche sa pression avant de revenir. J’ai l’impression trouble qu’elle me baise le cul là sur le sable. Et je me sens m’ouvrir de plaisir… Impression trop courte car déjà elle abandonne et m’ordonnant de continuer ma roulade interrompue. Je suis déçu…

Maîtresse essaye après de m’enseigner aussi à me « cabrer » en me soulevant en l’air en poussant sur mes bras. Mais comme je n’arrive pas plus haut qu’un décevant 10 cm, elle abandonne vite en constatant tardivement que je n’ai pas la musculature pour cela. « Va falloir te mettre au sport ! ».

Elle met fin aux exercices dans le rond de machin-court d’un jugement définitif.

- C’est pas trop mal, mon petit poney… nous arrêtons là et nous allons pouvoir maintenant te monter en promenade.

Elle me laisse dans le rond/ovale, non sans avoir attaché ma longe à la clôture, le temps de revenir avec une véritable selle ! Je frémis de son audace... Mais avant elle me donne à boire avec le biberon dont elle a agrandi la tétine, qu’elle glisse dans ma bouche sous le mors. J’apprécie l’intention.

- Alors cela va ? Pas trop dur ? Tu tiens le choc ?

Impossible de parler. Je fais oui de la tête.

- Bon alors, je continue…

Elle se saisit de la selle, une « selle de poney » comme elle précise, vu ma « taille », et qui finit sur mes reins. Et je suis équipé de rênes. J’ai le souffle coupé quand son poids s’installe sur la selle !

- Allez hue dada ! Il fait beau et j’ai envie d’une balade au grand air avec mon petit poney !

Elle ponctue sa demande d’un coup de cravache sur la fesse droite. Me voilà prévenu ! Les rênes se tendent et me font rentrer durement le mors dans la bouche pour la première fois. Je n’ai pas d’autre choix que d’avancer en supportant son poids. Nous sortons de l’enclos et je découvre le reste du domaine équestre. Je retrouve les chevaux absents dans les près autour.

Maîtresse nous fait prendre un chemin entre ces derniers. La marche au sol est beaucoup plus délicate, avec le poids sur mes reins et les cailloux qui me rentrent dans les genoux et les mains, malgré les protections. Si je m’arrête, Maîtresse tire d’un coup sec sur les rênes. Si je persiste, elle cravache mon derrière jusqu’à ce que je cède et avance à nouveau. Elle arrive à ses fins et je me retrouve à la promener sur mon dos bon gré, mal gré sous les yeux curieux de mes « congénères » équestres dans les champs.

J’ai de plus en plus de mal à porter son poids, mais ma cavalière n’entend pas céder, quitte à tirer sans cesse sur les rênes à m’en faire mal aux commissures des lèvres ou me cravacher plusieurs fois de suite les fesses. L’amusement s’est transformé en épreuve, que je vis le souffle court et profondément humilié.

Je suis épuisé, la bouche et les fesses endolories quand je parviens au bout du chemin. Pas possible d’aller plus loin : le chemin se termine sur une dernière barrière qui s’ouvre sur un champ. Le cheval qui y est, vient à notre rencontre et passe la tête au-dessus de la barrière. Maîtresse descend de sa monture pour aller lui caresser l’encolure, me soulageant de son poids. Il me semble que je respire mieux maintenant. J’ai mal aux reins, mais pas question de prendre le risque de me relever pour m’étendre. Maîtresse ne me laissera rien passer aujourd’hui…

Et c’est là que, de ma position terrestre, je découvre un phénomène étrange. Le cheval est indéniablement un mâle, car il se met à s’ériger sous son ventre. Mes connaissances anatomiques étant faibles en chevaux, je suis totalement impressionné par la taille de son « machin » qui sort. Battu à plat de couture le Pierrot ! Et encore, ce n’est pas fini, cela n’arrête pas de grandir sous son ventre. Mais le plus bizarre, c’est que l’étalon s’excite en ne me quittant pas des prunelles ! 

Maîtresse finit par sentir la nervosité du cheval, se penche pour découvrir qu’il est excité sous le ventre et comprend que je suis l’objet de son excitation. Elle en rit doucement…

- Eh bin dis-donc mon petit cheval fait de l’effet au grand ! Je te laisse faire connaissance avec lui ?

Je suis hypnotisé par son « machin » énorme maintenant et j’ai l’image fugace de la bite du cheval en train de me défoncer le cul. Je la chasse de ma tête. Amusée, Maîtresse vient « parfaire » ma connaissance…

- Tu sais, les étalons ont une sexualité étonnante. On utilise souvent un hongre pour les exciter avant de les prélever. Tu sais ce qu’est un hongre ?

Je fais non de la tête, tout en surveillant le sexe menaçant du cheval.

- Un cheval qui a été castré. Toi tu ne l’es pas, mais avec ta cage c’est tout comme… Faut croire que tu dois relâcher des tas de phéromones de mâles à demi-castré pour l’exciter ainsi ! Ce centre fait dans la reproduction et l’élevage de poneys de sport. Il a une salle de prélèvement que mon petit pervers de soumis doit rêver de visiter. Cela tombe bien, c’est là où j’avais prévu de t’amener à ce stade.

Le retour de son poids sur mes reins déjà douloureux me tire une grimace, vite mâtée par un coup de cravache sur les fesses.

- Allez hue, dada ! On rentre…

Mon départ est salué de hennissement de frustration de l’étalon. Finalement je suis pas mécontent de mettre de la distance entre mon cul et sa verge dressée. Le retour sur le chemin est plus long que l’aller. Maîtresse ne m’épargne pas ma peine et a besoin de souvent me motiver à continuer à avancer, sous l’action des rênes et de sa cravache. Au fur et à mesure de mes pas qui nous font nous rapprocher des bâtiments, j’ai une sourde angoisse qui monte dans mon ventre. Je ne suis pas idiot, et je sais que le prélèvement concerne le sperme et que sans doute je vais y passer. Mais cela se fait comment ? Est-ce douloureux ?

Cette fois nous évitons l’écurie et nous dirigeons vers un autre bâtiment, exactement vers une porte cochère que la pancarte au-dessus nomme « Salle de monte ».

dyonisos


-> Les autres petits contes D/S

Par dyonisos - Publié dans : Petits contes D/S
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Dimanche 13 novembre 2016 7 13 /11 /Nov /2016 06:21

Je n’ose imaginer où Maîtresse m’emmène.

Notre premier arrêt est dans une commune périphérique à la ville à un distributeur bancaire. Il y a pas mal de passage mais heureusement pas au distributeur, d’autant que Maîtresse me refuse la veste de pluie et me sort du véhicule collier apparent et tenu par la laisse passée par son poignet.

Je suis très mal à l’aise, exposé en plein jour dehors et je reste aux aguets de qui pourrait arriver de fâcheux. Au DAB, Maîtresse se rappelle de mon code et n’a pas besoin de me le demander. Elle ne contente pas de retirer de l’argent, mais viole en plus mon intimité financière en regardant le solde de mes comptes.

- Eh bien, on ne dirait pas mais le petit Pierre est finalement un écureuil avec un joli tas de pièces mises de côté pour l’hiver. Tu as un projet particulier ?

- Non, Madame. C’est en cas de besoin non prévu…

- C’est sage et effectivement nous avons aujourd’hui un besoin non prévu : 150 euros exactement. Je peux les prendre ?

Question de façade : je me vois mal lui répondre que non. Les billets finissent dans son sac à main ; la carte ressort juste à temps pour nous éclipser avant l’arrivée d’un jeune homme, venu lui aussi retirer. Mais arrivée à la voiture, Maîtresse fait demi-tour et me ramène à attendre derrière l’homme. Je n’en même pas large. Je me fais le plus discret possible, priant pour qu’il ne se retourne pas mais c’est sans compter Maîtresse qui m’accable.

- Au fait, nous n’avons pas régler la question financière. Je te garde en pension ce week-end pendant que ta femme est partie se faire sauter pas son amant. Ce n’est pas gratuit !

Evidemment à ces propos d’une autre planète, le jeune homme se retourne et me découvre habillé ridiculement, empoté des mains et tenu en laisse. Son regard est d’abord incrédule, mais il se ternit vite de mépris. Les billets sortent et nécessitent son attention, sauf qu’à partir de ce moment-là, j’ai l’impression qu’il fait tout au ralenti. Et Maîtresse en profite pour continuer à me torturer un peu.

- Alors, cela vaut combien de garder le chien pendant les aventures sexuelles de Madame ?

Là c’est une authentique question, à laquelle Maîtresse veut que je m’humilie de répondre devant les oreilles indiscrètes du jeune homme. Mais ce n’est que la première couche d’humiliation. La seconde, je la comprends peu à peu : en la payant, je passe pour un pauvre gars qui paye pour ses perversions et ce n’est pas une vision très reluisante de l’espèce humaine. Je réponds au hasard 250 euros et je m’en veux tout de suite d’avoir dit si gros…

- Pas mal, mais c’est sans doute un peu trop… Nous profiterons du reste pour acheter le gode ceinture que ta femme a oublié de mettre dans ton trousseau de cocu de mari. Je ne vais qu’en même pas laisser passer l’occasion de prendre ton petit trou avant la fin du week-end…

Le jeune homme se retourne de surprise face à l’indécence de la perspective et Maîtresse enfonce le clou.

- Vous ne connaissez pas encore jeune homme le gode ceinture ? Vous devriez en offrir un à votre copine, il fait des miracles sur les garçons !

C’en est trop pour lui. Il devient écarlate et préfère s’enfuir plutôt que d’affronter plus longtemps les yeux de Maîtresse ! Nous nous retrouvons de nouveau seuls alors qu’elle retire les 250 euros en billets de 20 et 50. L’argent qui sort finit de faire tomber la lourde chape d’humiliation sur moi. C’est ainsi avec Maîtresse : les humiliations sont complexes et à plusieurs niveaux. En un mouvement, Maîtresse m’a montré au grand jour en soumis, m’a ridiculisé en claironnant qu’elle me « garde » pendant que ma Femme va s’amuser ailleurs, a demandé que je la paye pour cela comme un vulgaire pervers qui va voir les prostituées et cerise sur le gâteau, elle m’annonce que je paye pour qu’elle me dépucèle le cul au ,mythique pour un soumis, gode ceinture avant la fin du week-end ! 

Le ton de la journée est donné et si je veux y survivre, il faudra que je le lâche complètement prise. D’ailleurs je ne dois pas me mentir : toute cette noirceur m’excite irrémédiablement en cage, d’une façon bizarre ; je ne bande pas et pourtant je n’arrête pas de couler de sombre plaisir.

Nous remontons en voiture…

- Tu as vu que le gars n’est pas parti. Il se cache derrière la poubelle et nous observe. Je suis sûre qu’il bande dans son pantalon. Tu es témoin de comment les idées vicieuses naissent dans la tête des petits garçons. La graine que je viens de planter va se développer. Il va aller voir les vidéos de gode-ceinture ce soir quand sa copine sera couchée. Il refermera l’ordinateur en disant que c’est trop pervers et dégueulasse, mais y reviendra. Et sous une semaine, il s’astiquera la bite en regardant ces mêmes vidéos en s’imaginant être à la place du pauvre homme et que « je » pousse, en tant qu’image de la Maîtresse fatale, le gode ceinture dans son cul ! Le reste, le passage à la réalité, dépendra de la liberté d’esprit de sa copine…

Elle a raison. C’est ce qu’il, je crois moi aussi, va probablement arriver, si le gars est resté à nous mater.

- Cela s’est passé comment pour toi, au tout début ?

Sa question me surprend tant elle est intime. Même Claire n’en connait que la moitié… Mais autant ma femme a appris l’histoire de ma vie sexuelle par petites touches que j’ai concédé avec le temps, autant Maîtresse va exiger que je dévoile ce basculement vers le côté obscur dans sa totalité. C’est que je comprends au ton de sa question. Et elle sait intuitivement que je vais passer à table et tout lui avouer. Et je le fais sans la faire attendre…

- J’ai eu, adolescent, une découverte de la sexualité compliquée. Pas de grand frère. Pas de sœur non plus et une mère proche de la religieuse de couvent. J’étais particulièrement ignare. J’ai appris à me masturber à 14 ans en lisant en cachette les livres sur la sexualité à la bibliothèque et mon seul exploit est de l’avoir fait avant mon meilleur ami ! Tu parles d’un exploit ! Bref les femmes sont restées une inconnue totale pour moi bien longtemps et je n’ai pas réussi à me dépasser pour embrasser une fille à un mariage d’un cousin. La honte !

- Tu es restée puceau jusqu’à quel âge ?

Maîtresse a tapé dans le mille comme à chaque fois et me fait rougir.

- 21 ans. J’aurais pu me dépuceler lors d’un camp de jeunes en Crète à 17 ans, mais la fille a finalement eu peur que cela fasse mal…

- C’était qui ta dépuceleuse à 21 ans?

Je pourrais dire comme à chaque fois que c’était Véronique, ma petite copine de 3ème année de fac, mais je sais que c’est faux. Et je n’ai pas la volonté de mentir à Maîtresse. Je baisse à la place instinctivement la tête et elle le voit.

- Tu ne l’as jamais dit à Claire ?

Je fais non de la tête. Maîtresse gare la voiture sur le bord de la rue et me prend l’avant-bras.

- Alors raconte-moi ce qui s’est passé, Pierre. Cela doit être intéressant…

Je prends ma respiration et je me lance.

- J’avais loué pour le premier de l’an avec les copains et copines, un gite dans un village du Berry. Je suis arrivé tard et les copains avaient déjà récupéré la clé chez la propriétaire. J’avais une copine en tête, mais elle est finalement sortie lors de la Saint Sylvestre avec un autre, avant que je n’aie pu lui avouer quoi que soit. J’ai nettement entendu qu’ils baisaient au petit matin. Le 1er, tout le monde est reparti et je suis resté seul à faire le ménage de la maison, pas pressé de repartir. La propriétaire a sonné pendant que je me branlais pour la 3ème fois. J’étais nu, dans l’impossibilité de descendre lui répondre. Je l’ai regardée par la fenêtre : une femme de 40 ans bien conservée…

- Et tu as fait quoi après ?

- Je suis allé lui rendre chez elle la clé, une fois la maison nettoyée. Elle s’appelait Martine, et était une prof d’anglais qui n’est jamais allée en Angleterre. Je sais que c’est bizarre mais c’est la stricte vérité. Elle m’a proposé de rester pour dîner. Je n’étais pas complètement idiot, mais j’ai quand même pas mal hésité avant d’accepter sur un coup de dés. C’est elle techniquement ma véritable initiatrice ! Pas Isabelle…

- Qu’est-ce qu’elle t’a fait pour que tu le taises à Claire ?

Je comprends que Maîtresse entend que je raconte. Pour la première fois, je vais donc raconter la vérité comme je l’ai vécu…

- Elle m’a préparé un bon repas que nous avons pris côte à côte sur la table de cuisine. Elle m’a détendu à force de bon vin tout en se frottant contre mon corps, à me toucher, à me caresser. Je la laissais faire… excité et curieux. Je bandais à fond. Tu comprends, j’avais envie ! J’avais peur aussi de ne pas savoir comment faire… avec une femme, pour la première fois. Je n’ai jamais eu confiance en moi.

Je me tais un moment face à mes souvenirs. C’est très proche et très lointain à la fois. Je veux être précis. Maîtresse respecte mon silence et attend patiemment que je continue…

- Il s’est passé, à la fin du repas, quelque chose de bizarre. Elle m’a ramené dans sa chambre en me menant pas le cou. Elle m’a poussé sur le lit pour me déshabiller jusqu’à ne plus avoir que le slip. J’étais au pied de la muraille, n’ayant jamais eu si peur de ma vie. J’ai senti que j’avais le zizi impressionné et en berne. Je craignais qu’elle le découvre. Je tenais mes mains devant pour cacher le désastre. Mais elle enlevé mes mains et glissé la sienne dans mon slip… J’avais si honte ! Elle a réagi de façon bizarre. Elle m’a fait me relever du lit pendant qu’elle s’asseyait sur le bord. Elle m’a poussé à m’allonger sur ses genoux et là - oh mon Dieu ! – elle m’a fessé d’abord sur le slip, puis cul nu. Je battais des jambes tout honteux et je couinais le petit garçon bafoué. Elle a fini en me surprenant à prendre mon petit trou de son doigt. Je n’aurais jamais imaginé qu’une femme puisse faire cela. Ma bite s’est dressée d’un coup sans que je ne puisse rien y faire et j’ai giclé piteusement en quelques secondes contre sa jupe. 

- Comment l’a-t-elle pris ?

- Elle n’était pas contente du tout. Je me suis fait traiter de tous les noms. Et elle m’a forcé à tout lécher de ma langue ! Je n’ai pas eu le courage de me rebeller et j’ai léché mon sperme… Après, elle m’a traité de « petite bite inutile » et m’a foutu lla tête entre ses cuisses. Je n’ai pas eu le choix : elle a jouit plusieurs fois d’affilée, toute la nuit, qui a été blanche au point d’en avoir mal à la langue. Au petit matin, elle m’a cependant dépucelé en amazone ! C’était divinement bon… mais j’ai éjaculé minablement au bout de quelques mouvements. J’étais très mal à l’aise, crevé avec la langue douloureuse, n’arrivant plus à faire face et j’ai préféré m’enfuir sans prendre le petit déjeuner qu’elle me proposait.

- Tu ne dois pas en avoir honte : cela arrive parfois aux hommes quand ils sont soumis à de fortes émotions. Et puis cela ne t’arrive plus de partir précocement avec Claire, non ?... Cela reste quand même une belle histoire de dépucelage surtout toi qui aime le sucré/salé de la D/S… Tu l’as revue ?

- Non. J’ai pensé un moment lui écrire. J’ai même couché un courrier pour m’excuser mais je ne l’ai jamais envoyé.

- Alors ton enclin à laisser mener les femmes date de ce moment ?

- Oui et non. J’ai acheté à 18ans Histoire d’O en poche et cela m’a fasciné. Je ne compte pas les branlettes que j’ai pu faire à sa relecture. Donc je n’étais pas complètement ignare en D/S. Elle m’a fait découvrir la brume du trouble D/S pour la première fois.

Je m’attends à de nouvelles questions de Maîtresse mais à la place elle redémarre la voiture. Je la regarde intrigué chercher quelque chose en tournant de rue en rue. Finalement elle s’enfonce dans un chemin désert derrière un stade, avance encore 200m avant de s’arrêter devant un portail. Elle me fait sortir en même temps qu’elle-même, me force à m’agenouiller sur le sol de ses mains sur mes épaules avant d’entrouvrir les pans de sa jupe sur sa chatte sans culotte luisante d’humidité !

- Suce-moi, Pierre. Suce-moi, maintenant ! Je n’en peux plus. Il devrait être interdit de raconter de telles cochonneries dès le matin…

Et pour être sûre que je comprenne son urgence vitale, elle me prend par les cheveux pour m’emmener contre son sexe humide. Je connais mon devoir de soumis et sors la langue…

Quand je finis, j’ai son fluide intime plein la bouche et les narines, et l’excitation d’avoir été une nouvelle fois divinement humilié ! Elle se réajuste et me fait remonter en voiture.

- Merci. C’était très bon… Tu as vraiment une langue formidable ! Cette femme avait bien su le deviner…

Nous roulons vers une destination qu’indique le GPS du téléphone de Maîtresse. Cela m’intrigue et m’inquiète. Je pose la question.

- Où je t’emmène ? Vers ta première visite de sex-shop ! Il parait que tu rêves d’y aller et que tu n’as jamais osé franchir le pas… voire même que tu as demandé à Claire d’y aller avec toi ce qui ne l’intéresse pas… c’est cela les hommes modernes : cela commande sur internet des accessoires sexuels mais cela n’ose plus aller dans un sex-shop à l’ancienne ! Internet, le royaume des pas de courage… Alors tu as de la chance et tu peux déjà me remercier. Moi, pour y aller régulièrement avec François, les sex-shops cela ne me pose pas de problème même les plus glauques. Mais tu aurais dû te décider avant d’y mettre les pieds, car j’ai bien l’intention de t’y emmener en soumis total. Et crois-moi vu la faune qui fréquente ces endroits, le moment va être passionnant… pour moi !

Vous vous rappelez la Maîtresse gagne toujours. Mais moi pour l’instant, je balise à mort ! Cela me fais l’impression que je monte vers l’échafaud et toute minute de répit m’est bonne à prendre.

Bien sûr, ma chance a une fin et je tremble quand Maîtresse gare la voiture sur un parking anonyme d’une zone commerciale. Le sex-shop est devant moi. Je note qu’il s’appelle ironiquement « Jeux 2 mains, Jeux 2 vilains » et je me demande s’il n’est pas spécialisé.

Je n’ai pas d’autre choix que de laisser Maîtresse m’exhiber tenu en laisse comme un trophée de chasse et ma rentrée dans le magasin est tout sauf discrète. Tous les regards convergent vers moi et mon visage que j’imagine encore luisant de mouille : la jeune vendeuse avec ses piercings et ses tatouages, le groupe de jeunes filles en dévergondage et le petit vieux au rayon vidéo, qu’il va sans doute immédiatement « consommer » dans les cabines à l’arrière. Je fais indéniablement l’attraction !

Et je le reste tout le long du tour de reconnaissance que nous fait faire Maîtresse. J’avoue que je suis un peu déçu. Il y a beaucoup de tenues et déguisements érotiques, des sex-toys vibrants en pagaille mais peu d’accessoires BDSM. En fait si, une partie de gondole mais risible et inoffensif, à la manière de 50 Nuances de Grey.

A la fin de notre tour, nous sommes hélés par la vendeuse tatouée.

- Vous cherchez quelque chose de particulier ?

Maîtresse répond suffisamment fort pour que tout le magasin entende.

- Oui, je cherche un gode-ceinture pour dépuceler un petit trou quasiment vierge…

Je ne sais pas s’il existe une Internationale des Femmes Mateuses de petits hommes, mais la jeune vendeuse démarre au quart de tour. Quoique à bien y réfléchir, cela semble normal qu’une femme qui tient ce genre de commerce, n’ait par nature pas froid aux yeux, mais elle semble y rajouter un désir de satisfaire les clients très engagé.

- C’est pour lui ?

- Oui… c’est le mari de ma meilleure copine que j’ai en garde pour le week-end pendant qu’elle se fait baiser les 3 trous par mon propre mari. Un gage qu’elle a gagné en perdant à un jeu…

La vendeuse, qui a déjà dû en voir beaucoup dans sa jeune vie, ne cille même pas. Par contre le groupe de fille, s’est ostensiblement rapproché…

- Ok, nous allons voir ce que nous pouvons faire… pour le petit trou de ce Monsieur. Je suppose que les godes ceintures basiques en boite ne vont pas convenir…

- Non, je voudrais quelque chose de plus sérieux. C’est quand même son dépucelage après tout…

- Humm je vois. J’ai un très bon harnais porte gode au rayon « Amour entre filles ». Il est rose, mais cela ne devrait pas vous poser de problème, vu la jolie parure qu’il porte autour du cou. 

- Ok si vous me le conseillez…

- Mais la vraie difficulté est de trouver le gode parfait à fixer dessus. Humm, il prend quelle taille ?

- Je ne sais pas trop. Je débute en fait dans le métier. Tout ce que je sais, c’est qu’il s’enfile sans trop de problème son rosebud…

Et pour lui montrer, Maîtresse qui l’a pris, le sort maintenant de son sac à main.

- Joli modèle… Donc on sait qu'il prend du 3 cm, c’est déjà ça… Je suppose que vous voulez un diamètre de gode un peu exigeant.

- Oui, cela serait plus mémorable s’il le sent passer…

Maîtresse s’amuse, moi beaucoup moins. J’ai honte, surtout devant les jeunes filles qui ont le culot de se rapprocher et de discuter à voix basses entre elles sur mon cas.

- Bon il va falloir que je vérifie quelque chose…

Le reste, la vendeuse le dit dans l’oreille de Maîtresse. Cela n’anticipe rien de bon surtout quand Emilie acquiesce, son drôle de petit sourire excité aux lèvres. Je me retrouve les mains menottées dans le dos par la fille tatouée et je prends peur. J’ai mille fois raison de craindre, car Maîtresse fait sauter les boutons de ma salopette et je me retrouve exhibé cul et zizi nu !

Les jeunes filles font maintenant cercle autour de moi et commentent sans se cacher. « Tu as vu il porte une couche le petit pervers… ». « Et il a le zizi en cage. J’avais vu cela une fois sur internet mais jamais en vrai ! Cela fait bizarre… ». Je suis atterré, au-delà de l’humiliation.

Maîtresse prend la direction des opérations.

- Bon les filles, lesquelles d’entre-vous ont un petit copain ?

Les 3 lèvent la main…

- Bon, il va falloir vous y mettre à les priver de leur joujou favori… Vous verrez ils seront beaucoup plus sages après !

Les filles gloussent et l’une d’entre-elles finit par s’exprimer spontanément.

- C’est fou ! Mais Marc ne voudra jamais que je lui enferme le zizi !?!

A quoi répond la vendeuse…

- Tu sais ma chérie. T’as pas forcément besoin de son accord. Je suis sûre que tu sais déjà bien trémousser de ton cul, pour le manipuler et le faire ce que tu as envie qu’il fasse…

- Oui mais quand même…

Ce que à quoi ses copines répondent : « Bah, cela lui fera du bien. Cela le rendra moins coq stupide ! ». L’autre vexée préfère se taire et ne rien répondre prudemment. La vendeuse en profite pour me prendre en mains.

- Allez avance mon chou…

Je suis ridicule à faire des petits pas entravés par la couche et la salopette aux chevilles, direction le comptoir. Elle me fait m’y courber jusqu’à ce que mes épaules touchent le plateau. Je tombe de mal en pis !

Je l’entends passer un gant plastique en le faisant claquer et je sursaute quand je sens son doigt lubrifié se présenter sur mon anus. C’est la pire honte de ma vie ! Me faire doigter le cul par et devant des inconnues. Et la vendeuse ne m’épargne pas : faisant rentrer un doigt, puis 2 doigts, puis un troisième, écartant et testant mon élasticité naturelle, sous mes petits soupirs offusqués et troubles, qui ravissent les jeunes filles. Et finalement le verdict tombe :

- Entre 4 et 4.5 cm, il le sentira passer. Au-delà, il ne pourra pas le prendre…

Tout ça en m’ayant doigté 2 minutes ? Cela me fait l’impression d’être un cheval à la foire sous les mains d’un maquignon !

- Je pense avoir le gode parfait, mais en réserve. Je reviens…

- Voilà… 4.3cm et suffisamment long pour aller défoncer le fond. 

Les jeunes filles, que je commence à détester, jubilent à la pensée que je vais me faire « défoncer le fion comme une fille ! ».

- Kit de lavement aussi ?

- Oui…

- J’en ai un parfait aux rayons « Entre hommes »… Je te fais voir et t’explique ?

- Oui, si tu veux bien.

Elles partent à l’autre bout du magasin. Le troupeau de filles reste à me mater en plein émoi palpable. Le choix et l’explication faîte, et sans doute plus vu le temps qu’elle reste à discuter là-bas, Maîtresse revient pendant que la vendeuse cherche et prend dans un placard sous un rayon 3 boîtes identiques. Maîtresse précise leur destination…

- Bon les chéries, Pierre, le Monsieur qui est là, vous offre chacune une cage à zizi pour vos petits copains. Il faut bien qu’il soit solidaire avec ses congénères mâles…

Là c’est l’enthousiasme et elles se mettent mutuellement au défi de le faire « vraiment ». Il y a même un pari qui est pris, sur celle qui y arrivera la première ! 

- Oh merci Madame. On peut vous poser une question ?

- Oui.

- Pourquoi il a les mains empêchées ?

- Il est puni car il a rechigné à me sucer la chatte à son réveil !

- Ouah !

- Vous verrez quand vous aurez mis les zizis de vos copains aussi en cage, tout ce que l’on peut obtenir d’eux. Allez les filles, il est temps de partir, vous avez du travail sur la planche…

Les filles comprennent qu’il faut maintenant nous laisser et sortent du magasin en bavardant bruyamment… Moi j’attends que Maîtresse paye avec les billets retirés. Avec la réduction accordée par la vendeuse, nous nous en sortons quand même pour 215 €.

- Cela ne laisse pas grand-chose pour payer mes services. Tant pis, je compenserai en nature…

Le genre de déclaration qui a un pouvoir d’inquiéter un homme soumis qui sait jusqu’où peut aller sa Maîtresse. Mais pour l’instant elle se contente de me faire porter le sac des achats entre les dents et nous sortons après qu’elle ait rhabillé son « petit garçon ».

Emilie programme le GPS de son téléphone vers une nouvelle destination inconnue, et donc inquiétante pour moi. Nous sortons de la ville et elle nous engage sur une route direction plein ouest avec un arrêt à une supérette de village « car nous pique-niquerons aujourd’hui ». Je reste dans la voiture à attendre et finalement je préfère.

Puis finalement après 2 km supplémentaires, elle nous gare sur le parking de la « SCOOP » qui semble être une jardinerie et animalerie de campagne. Là pas question que je reste dans la voiture, mais j’ai droit à la veste de pluie pour cacher mon collier et Maîtresse me conseille de masquer mes mains gantées dans les poches de la veste.

- Dépêchons nous, cela ferme dans 10 minutes…

Aucun employé ne fait attention plus que cela à notre entrée. La visite est au pas de charge et Maîtresse nous dirige directement vers le rayon cheval, plus exactement vers les fouets de dressage !

- C’est la vendeuse du sex-shop qui m’a conseillé de venir ici, faute d’avoir des choses sérieuses et adéquates à nous proposer dans son magasin. 

Après réflexion, elle saisit un manche noir souple avec une mèche de 10cm au bout, qu’elle fait siffler avec menace dans l’air. Je n’en même pas large car j’ai compris sa destination. Et elle me le confirme…

- Il n’y a pas qu’avec le gode ceinture que je veux te déniaiser. Je veux t’offrir l’autre Saint Graal qui à l’air de tant fasciner tes congénères soumis sur internet… Bien sûr pour l’un et pour l’autre, j’ai demandé l’autorisation à Claire, qui me l’a accordée en me laissant juge jusqu’où je pourrais t’amener. Elle te souhaite bien du courage…

C’est le genre de promesse qui a le pouvoir de totalement effrayer l’esprit d’un soumis. Là elle me fait rentrer dans le réel, pas dans un fantasme lointain. Et je la sais totalement crédible car telle que je commence à la comprendre, elle ira jusqu’au bout, jusqu’à un seuil qu’elle seule connait. Maîtresse refait siffler le fouet dans l’air…

- Je n’ai rien voulu préparé. Je ne m’étais pas décidée avant nos retrouvailles. Je l’ai fait ce matin. L’idée de faire mal volontairement à un autre être humain est quand même déboussolante. C’est un pouvoir extrême que l’on détient là, à l’encontre de ce que tout, nos parents nous ont appris. Je crois qu’il faut en avoir envie au fond de soi-même finalement. Et cette envie j’ai dû me reconnaitre que je l’ai, parce que je suis curieuse de voir qu’est-ce que cela fait… Tu comprends ?

- Oui… comme vous voulez… Madame.

C’est tout que j’arrive à dire tellement ses propos m’a envoyé loin dans ma tête compliquée. Je crois qu’au fond de moi-même je suis aussi curieux moi aussi de voir ce que l’on ressent, dans cette situation de détresse physique. J'ai très peur évidemment, mais l’adrénaline que j’en retire, a quelque chose d’enivrant. Je m’aperçois que je commence à bandouiller entre mes barreaux…

Emilie est passée à autre chose, et perdu dans mes pensées, je n’y fais pas attention.

- Alors tu choisis laquelle ?

- Hein ? Quoi ?

- Tu choisis quelle cravache ? Je viens de te dire que je voulais que tu en choisisses une… Tu es avec moi ?

Drôle de chose que de demander à un soumis de choisir une cravache. C’est un peu comme demander à un futur pendu de fabriquer sa corde. Après tout pourquoi pas ? Je regarde l’assortiment dans le rayon et mon choix s’arrête sur un modèle avec une poignée rouge. Du moins je dois lui dire car il m’est toujours aussi impossible de saisir quoi que ce soit, avec mes mains empotées. Cela commence d’ailleurs à bien mariner sous le cuir… Je le sens.

- Ok, va pour celle-là…

La cravache rejoint dans sa main le fouet de dressage. Cela commence à faire une belle collection d’instruments de destruction de fessier… Les courses de Maîtresse ne s’arrêtent pas là : elle change de rayon pour acheter une « belle gamelle à toutou » pour son soumis. « Dommage que l’on ne puisse faire graver ton nom dessus. Cela serait classe… ». Amusé, je m’apprête à répondre mais nous sommes interrompus par un des employés…

- Monsieur, Dame, nous allons fermer. Vous avez pu trouver ce que vous cherchiez ?

- Presque… vous vendez des chaînes ?

- Oui au mètre. Juste derrière…

Nous nous déplaçons.

- Vous voulez quelle taille de maillons et quelle longueur ?

Maîtresse opte après réflexion pour des maillons intermédiaires et une longueur de 4 mètres. Elle y rajoute 2 séries de cadenas vendus par 3… Je ne serais pas étonné que j’en sois la raison… mais quand ? et pour quoi faire exactement ?

Emilie paye cette fois avec sa carte bleue et le vendeur ferme le volet métallique du magasin derrière nous. Moins d’une minute plus tard alors qu’elle range les achats dans le coffre, nous le voyons passer avec sa Ford pour rentrer déjeuner chez lui. Il ne reste plus que nous sur le parking entre les gros pots de palmiers et d’oliviers en vente. Maîtresse semble interrogative, regarde à gauche, à droite et prend sa décision.

- Viens là, toi. Déchausse tes chaussures…

Je me retrouve en chaussettes. Elle me retire la veste de pluie et s’attaque de nouveau à faire tomber ma salopette comme au sex-shop, sauf que là elle me l’enlève complètement. Je ne sais pas où elle veut en venir, mais elle semble décidée à le faire. La marinière ne résiste pas longtemps et rejoint la salopette en boule sur le siège arrière. Je me retrouve en couche culotte, collier rose et les chaussettes blanches qu’elle me laisse parce qu’elle trouve cela « subtilement ridicule ».

- Monte dans le coffre, s’il te plait !

Je peux tout m’imaginer mais ça, je ne m’y attends pas. C’est vrai que cela fait très classique BDSM, que l’on lit cela dans les récits de fiction, mais pour moi cela fait partie des choses impossibles à faire dans la vraie vie. Et voilà qu’Emilie veut essayer… Je regarde l’intérieur du coffre avec inquiétude.

- Vous êtes sûre que c’est faisable, Madame ?

- Je ne sais honnêtement pas. Mais si tu n’essayes pas, tu ne le sauras jamais. Nous avons encore une dizaine de kilomètres à faire et je te promets de faire très attention, de ne pas rouler trop vite et de ne pas donner des coups trop violents au volant. Mais tu ne te chies pas dessus et tu le fais !

Coincé… Je n’ai jamais été souple et je ne crois pas que le fait de laisser rentrer un soumis dans le coffre fait partie des critères des concepteurs d’automobiles. L’approche d’y monter en ciseaux est un échec total, comme celle de passer une jambe pliée au-dessus du rebord arrière. Putain ils font comment dans les films ?! La seule technique que je trouve est celle de l’asticot sous les petits rires de Maîtresse. D’abord passer le buste, se cabrer et se replier, pour ramener ridiculement les jambes, le nez dans le tapis poussiéreux du coffre de ma voiture. Si j’avais su, j’aurais passé l’aspirateur avant… Qu’est-ce qu’il ne faut pas faire pour se faire soumettre…

- ça va bien installé ?

Le mieux que l’on puisse l’être dans un coffre de voiture. Mais je cesse de me protéger derrière l’amusement quand elle referme le coffre et me fait tomber dans le noir. Etre enfermé dans le coffre d’une voiture a quand même quelque chose de particulièrement effrayant et je m’aperçois que je tremble de façon incontrôlée quand Maîtresse démarre le moteur…

 dyonisos


-> Les autres petits contes D/S

Par dyonisos - Publié dans : Petits contes D/S
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Vendredi 11 novembre 2016 5 11 /11 /Nov /2016 18:08

Ma nuit est compliquée. Je ne sais pas quelle heure il est mais je suis réveillé une première fois en sursaut par une érection très douloureuse dans ma nouvelle cage. Je suis hébété aussi. Je veux me lever en automate pour aller pisser, mais je n’y arrive pas. Je me souviens alors que je suis contraint et comment je le suis.

Le temps de l’insouciance du partage est fini, remplacé par un moment de solitude. Maîtresse qui dort d’une respiration légère s’est calée de l’autre du grand lit et est inatteignable. Il n’y que moi et mon zizi qui vit égoïstement sa propre vie nocturne. Impossible de venir le calmer avec ma main comme je peux faire habituellement. Je lutte un temps, en serrant les dents, en me disant qu’il va finir par se lasser, mais non ! Comme si le sang rester bloqué en lui…

Je comprends bientôt que je ne vais pas avoir d’autres choix que d’uriner dans la couche pour « casser » la rigidité phallique. C’est finalement plus facile de se faire humilier, que de s’humilier soi-même. L’excitation n’y ait pas et le cerveau est clairement conscient de ce qu’il concède. J’essaye de me dire, que c’est juste utilitaire, non impliquant. Mais je sais que je me mens. En être réduit, adulte, à utiliser une couche ne fait pas partie de mes fantasmes… Et même cet inconnu fait peur : comment c’est, pendant et après ?

J’ai en marre d’avoir mal par les couilles arrachées. Il faut que je m’y résigne ! En désespoir de cause, je me concentre sur la respiration lente de Maîtresse, seul ersatz de Domination accessible et je me laisse uriner dans la couche. La sensation de chaleur est la seule chose presque agréable. Dans ma position forcée couchée, l’urine s’insinue partout à l’intérieur de la cage réveillant des irritations de la journée, avant de s’échapper et couler le long de l’entrejambe. Je n’aime pas cette sensation de baigner dans l’humidité…

Et pourtant, il faut bien que je m’y fasse, car ce pervers de zizi recommence 2 autres fois dans la nuit !

Je suis donc crevé quand Emilie vient me réveiller en ouvrant les volets de la fenêtre. Elle est en peignoir et porte une serviette autour de ses cheveux : elle sort manifestement de la douche.

- Il est 9 heures 30. Je t’ai laissé dormir… Ta nuit s’est bien passée ?

Je réponds que non. Pourquoi mentir ?

- Ah oui, vos foutues érections nocturnes en cage… Je comprends comment cela peut être crevant. 

Il y a un vrai moment de commisération dans ses yeux, avant qu’ils ne s’éclairent d’une lueur amusée. 

- Elle fait bobo la nouvelle cage à mon bébé ?

Je comprends que notre jeu est reparti sur les chapeaux de roues, sans aucun temps mort. Je tente quand même ma chance.

- Je n’ai pas le droit à une pause-café avant ? C’est pourtant écrit dans la convention d’emploi des soumis…

Emilie est surprise de ma réaction et je la fais douter un instant. Mais elle se reprend vite et me clashe en direct.

- Tu ne serais pas de cette espèce d’hommes soumis qui se plaignent qu’ils n’ont pas assez de domination et se refusent quand la domination arrive ?

J’en reste coi. Je ne sais pas où elle a appris cela - sans doute par des conseils sur internet – mais elle vient de taper dans le mille. Impossible de rétorquer quoi que ce soit après ! Et pour être bien sûr que j’ai compris, qu’elle n’est pas née de la dernière pluie, elle ajoute :

- J’ai vu quelque part que le rythme week-end D/S est compliqué à tenir dans la durée. Je me suis levé tôt pour avoir du temps pour moi, pouvoir prendre mon petit déjeuner au calme, me doucher aussi pour être disponible pour te prendre en charge à 100% à ton réveil. Mais si tu préfères que l’on fasse baba-cool, y’a pas de problème ! Mais après il ne faudra pas venir te plaindre !

Ce qui s’appelle aussi se faire moucher en direct. Il vaut mieux me taire dorénavant...même quand Emilie s’installe une jambe part et d’autre de mon corps immobilisé et ouvre le peignoir sur son corps nu !

- Occupe plutôt ta langue à faire du bien, que de dire des bêtises.

Elle ne peut pas être plus directe. Emilie prend manifestement plaisir à me la laisser voir pour la première fois entièrement nue. Sa paire de seins est en particulier une beauté ! Puis quand elle est sûre que je suis suffisamment « ému » par sa personne, elle s’agenouille de part et d’autre de ma tête et m’impose un face-sitting.

Je suis complètement ignorant en la matière et la première réaction qui domine est le début de panique quand son sexe se colle contre mon visage. L’humidité, l’odeur de femme en chaleur et le goût plus prononcé ce matin me déstabilisent que j’en manque à mes devoirs de soumis. J’entends au loin sa voix étouffée exiger que je mette ma langue. J’avais oublié… 

Je m’active comme je peux, pendant qu’elle reste immobile, jusqu’à que je manque de souffle ce que j’essaye de lui faire comprendre en secouant la tête de tous les côtés. Elle a compris et se relève un peu pour que je puisse respirer, accompagné d’un « désolé Pierre ». Je comprends alors qu’elle n’a pas plus d’expérience que moi dans la pratique du face-sitting.

Nous apprenons à nous caler ensemble. C’est définitivement une caresse que l’on prend plutôt que l’on offre, tout simplement parce que j’ai peu de latitude coincé entre ses cuisses. J’ai aussi la bouche sèche de la nuit et cela ne facilite pas les choses… Elle trouve son rythme en ondulant sur mon visage, comme elle l’a fait la veille sur le banc devant le voyeur puceau. J’essaye au passage de lécher comme je peux.

Avec son plaisir qui monte, elle s’occupe moins de moi. Je suis régulièrement étouffé. C’est un peu l’équivalent d’une « pipe gorge profonde » entre un Maîtresse et son soumis, une façon exigeante de prendre son plaisir de l’autre pendant que l’on l’accable. Je n’ai jamais autant souhaité qu’une femme obtienne son orgasme. 

Le refuge de l’observation que j’avais au début disparait et j’endure les plaisirs de Maîtresse, épuisé par les longues phases d’apnée qui durent de plus en plus. J’endure son premier orgasme la tête fracassée entre ses cuisses qui se crispent et se referment. J’endure le moment où je comprends qu’elle ne se contentera par de ce premier. J’endure la perte de tout contrôle. 

Maîtresse m’a mis à nu. Je suis maté physiquement et mentalement !

Je n’ai absolument aucune idée de combien de temps je reste soumis à son plaisir. Elle s’arrête une fois rassasiée et se relève doucement. Je prends des grandes bouffées d’air.

- Tu as le visage plein de ma mouille… une vraie catastrophe de soumis !

Je me renfrogne et ne réponds surtout pas. Emilie libère les sangles et me reprend en laisse. Elle ne peut s’empêcher de me taquiner, quand je me relève.

- Si tu te voyais en baby-doll fatale avec ta nuisette et ton collier rose ! C’est d’un class…

J’en rougis immédiatement d’humiliation. Et ce n’est pas fini car elle veut vérifier si j’ai « fait dans la couche » pendant la nuit.

- Oh oui, un gros pipi !

Si j’avais oublié la couche un moment, c’est raté ! Debout, elle pèse une lourdeur et son humidité froide m’irrite. Je n’ai maintenant qu’une hâte, que Maîtresse me l’enlève ! Tout en étant conscient que, dans ce jeu entre adultes consentants, bien évidemment Emilie va faire durer mon attente. Il me serait vain de quémander…

Pour l’instant, elle me traîne à la salle de bain devant le lavabo.

- Lave-toi soigneusement les mains.

Dans le monde des soumis, on a peur de son ombre. Si Maîtresse me demande cela, c’est qu’il y a forcément quelque chose derrière… Elle s’amuse à me le faire recommencer une seconde fois et me demande de rajouter le nettoyage des poignets avant de vérifier.

- Fais-voir, c’est propre ?... ok, cela peut aller. Bon essuie toi les soigneusement maintenant…

Retour en laisse dans la chambre. Je patiente pendant qu’elle fouille dans sa valise. Elle en sort une intrigante paire de moufles.

- Je les avais prévus pour cet après-midi, mais bon vu que Monsieur rechigne un peu à se mettre dans le rythme, tu vas les porter toute la journée. Allez donne-moi tes mains, exécution !

Je ne comprends pas où elle veut en venir et tends mes mains. Emilie m’enfilent les moufles et là je comprends : le pouce est cousu avec le reste des moufles ! Je suis condamné à devenir handicapé mes mains. Je tire un peu la gueule, et encore un peu plus quand elle s’assure que je ne pourrai les enlever en les sécurisant avec du gros scotch noir autour de mes poignets. Ma journée va être longue…

Et cela commence tout de suite par mon « petit déjeuner ». Emilie nous fait descendre dans le salon.

- Va m’attendre sur le canapé, s’il te plait, Pierre.

J’obéis à moitié rassuré embarrassé de ma couche lourde et de mas mains d’impotents. Elle s’arrête pour prendre quelque chose dans une casserole sur les plaques vitrocéramiques, qu’elle essuie avant de me le ramener. 

- Regarde ce que Maîtresse a préparé pour toi pour toi ce matin…

Elle m’exhibe le biberon acheté la veille au supermarché et maintenant rempli d’un liquide jaune foncé. Je n’ose imaginer ce que cela peut être…

- J’ai découvert cette possibilité dans mes lectures préparatoires. Je n’aurais jamais imaginé cela… Mais cela semble très safe à lire les indications médicales. Il parait que le « nectar » vous emmène, vous les soumis, très loin dans votre tête compliquée. Ce « recyclage » un peu tabou excite ma curiosité, et pas quelle, en fait, sur l’instant, comme je dois l’avouer. Alors qu’est-ce que je fais ? C’est too much pour toi et j’oublie mon intention ?

La liberté de choix me déstabilise, mais plus que cela je suis un peu choqué des tombereaux d’idées D/S que peut avoir cette femme. Il faut croire que c’est une Dominante naturelle qui s’ignorait encore… Cela promet pour la suite et me noue un peu le ventre.

- Alors ?

Sa voix est douce et je me souviens qu’elle attend ma réponse. Je vais à l’instinct et j’en bafouille…

- No… on. Ça, ça impres- pressione. Mais ok, vous… vous pouvez le faire, Ma… Madame.

- Alors je le fais. 

Emilie m’installe couché au-dessus de ses genoux, mon poids reposant sur l’accoudoir et les coussins. La position est la fois ridicule et très explicite. D’ailleurs…

- C’est pour qui le bon biberon ?

Je prends la tétine en bouche, le ventre noué. La première impression est le goût affreux du caoutchouc, vraiment pas agréable. Comment les bébés peuvent supporter cela ? Je me risque à resserrer une première fois la tétine entre mes lèvres. Je m’attends à un petit jet, c’est plus un suintement que j’obtiens. Je recommence plusieurs fois. Le goût du nectar corsé du matin de Maîtresse, s’établit et vient peu à peu saturer mes papilles. C’est amer, lourd et envahissant. Je suis incrédule à ce que je suis en train de faire ! Mais là où Maîtresse a raison, c’est que cela prend totalement un esprit aimant la perversité, avec un sentiment fort de vénération de ce qu’offre sa Maîtresse. Totalement bluffant !

Je tête doucement et savoure l’humiliation, qui monte d’un cran quand Maîtresse s’amuse à me demander « et toi tu as fait pipi aussi ce matin ? » avant de descendre ses doigts dans ma couche humide à la recherche de mon petit zizi enfermé. Il n’y a pas plus symbolique pour me rappeler ce que je suis en train de boire.

La scène est étrange. Je tête avec une adoration de plus en plus présente, le nectar de Maîtresse, pendant qu’elle m’excite le zizi dans ma cage dans l’humidité de ma propre urine. Cette femme a décidemment pas de tabous et ose naturellement plus de choses que Claire n’osera jamais. Cela m’attriste l’espace d’un instant avant que j’en revienne aux sensations brutes du moment.

Maîtresse m’en a réservé une bonne dose et il me faut plus de 20 minutes pour arriver au bout du biberon. Mon sexe n’en peut déjà plus depuis longtemps dans sa cage à se faire caresser. J’ai adoré l’humiliation de cette séquence et j’en remercie Maîtresse.

La suite se passe dans la grande douche à l’étage. Je m’y retrouve complètement exposé, à poil à part évidemment mon collier et mes mitaines, les mains attachées en l’air au pommeau par une des sangles, sans défense. La lourde couche est glissée à mes pieds et sature l’air de l’odeur d’urine froide. Emilie l’essore dans le bac de douche avant de la mettre dans la poubelle sous le lavabo.

- Bon à nous, mon petit Pierre !

Elle commence par me rincer du haut en bas par la douchette, heureusement à l’eau chaude, en insistant beaucoup sur mon entrejambe qui « pue ». Et puis le miraculeux arrive : elle m’enlève la cage au zizi. Emilie étant nue, je réagis au quart de tour et montre une belle érection. J’en ai honte, comme si c’était indécent de bander devant sa Maîtresse et j’en regrette la protection de la cage. Je me sens nu sans. Au contraire, Emilie exulte de me découvrir intimement avec beaucoup de curiosité féminine.

- Claire exagère quand elle dit que tu l’as toute petite… Ton pénis est plus qu’honnête. Elle m’a dit de quand même de me méfier parce que tu partais vite… C’est vrai ça ?

Tout l’art d’une vraie Dominante à complimenter et accabler dans la même phrase, avec la honte de découvrir que mon zizi a été un sujet de conversation derrière mon dos. Je crains qu’elle veuille vérifier combien je dure immédiatement – habituellement peu et sans doute aujourd’hui encore moins- mais heureusement non. A la place elle me savonne consciencieusement, regrettant de ne pas pouvoir me laver les cheveux avec le collier de cuir.

Je crois que je vis là le moment le plus érotique de ma vie : attaché en soumis dans une douche pendant qu’une femme nue et magnifique me savonne doucement le corps. Je frémis quand elle s’occupe de mon derrière et s’enfonce plus que nécessaire dans mon petit trou. Je m’affole quand elle lave mon sexe dressé en n’en oubliant aucun recoin.

Je suis finalement rincé et essuyé à la serviette. Les bonnes choses ont toujours une fin. Emilie s’absente pour revenir avec une chaise prise au rez-de-chaussée et s’installe en face de mon sexe qui se rétracte d’appréhension. Car il sait ce qu’il va lui arriver surtout quand la main d’Emilie le soulève et l’ausculte pour voir la « broussaille » à éradiquer.

- Prêt à perdre sa toison d’adolescent ? 

Comme peut-on être prêt à se faire humilier ? Je ne réponds rien pendant qu’Emilie prend la paire des ciseaux de cuisine qu’elle a ramenée.

- Il faut te faire un premier passage aux ciseaux pour enlever le plus gros. Ne bouge pas !

Je n’ai pas aucune intention de bouger alors que les lames sont à quelques centimètres de mon sexe ! Je préfère d’ailleurs ne pas voir et ferme les yeux. Les ciseaux s’attaquent d’abord à mon pubis. Je sens les lames glisser avant de se refermer, pas du tout rassuré. Et la crainte augmente quand elles œuvrent à la jointure, le long de mes orphelines, puis carrément dessous à l’entrejambe dégagée des couilles par une main, pendant que l’autre éradique. 

Ma tension interne devient extrême, quand je sens que les lames s’attaquent maintenant aux poils directement sur mes couilles et mon sexe flasque, qu’elle étire au maximum pour pouvoir travailler. J’ai le ventre noué, la respiration courte, priant le Dieu des Soumis pour qu’il n’y ait pas de dérapages de gestes.

Finalement, je termine cette première phase intact à ma grande surprise. Maîtresse m’ordonne de rouvrir les yeux et de regarder. J’hésite mais comme je me fais rappeler à l’ordre, je dois regarder le désastre : une prairie de poils coupés à mes pieds et un sexe que je découvre sans sa forêt habituelle. Je tique.

- Bon c’est déjà mieux, mais cela ne fait pas propre. Passons à la phase 2…

Quelle phase 2 ? Avant que je me rappelle ce qu’Emilie nous a fait acheter au supermarché hier soir : un kit de dépilation intime. Je n’ai absolument aucune idée de ce que cela peut-être et j’en tremble déjà. Je découvre une sorte de gros sticker rose et blanc et un tas de bandes.

- Tu t’es déjà fait épiler ?

Je fais désespérément non de la tête.

- Et bien heureuse d’être ton initiatrice. Voilà comment cela se passe : une couche de cire est étalée grâce à cet appareil qui la tient au chaud. On pose une bande et on retire d’un coup sec la cire avec les poils. Les femmes ont l’habitude de se le faire et de façon générale ont plus de courage que les hommes qui sont manifestement plus douillets. J’ai testé un jour sur François et il a hurlé que je le torturais, le pauvre… Tu comprends ce que je dis ?

- Oui, Madame.

- Alors puisque toi tu n’es pas un homme, mais un soumis, nous allons mettre des règles : interdiction qu’un sorte de ta bouche ! Chaque fois, que je t’entends crier ou même gémir, tu prends un gage, sous forme d’une pince à linge que je t’accrocherai sur le corps. 

Un saladier de cuisine se transforme en panier à pinces à linge répressives. Je déteste tout de suite l’odeur et la sensation de brûlure de la cire chaude. Mais cela n’est rien quand Emilie prend une bande et tire d’un coup sec sur les poils de mon pubis. Leur arrachement est une horreur et je ne peux m’empêcher de crier !

- Gage n°1

Qui arrive sous la forme d’une pince à linge qui mord vicieusement mon téton gauche. Je crie de nouveau ce qui me vaut immédiatement un deuxième gage avec une pince à linge qui vient mordre l’autre téton. Là je sers les dents et arrive à me contenir, la larme au bord de l’œil. Petite victoire qui n’empêche nullement Emilie de recommencer l’épilation avec la pose de la couche suivant de cire…

Quand Emilie m’annonce que c’est enfin terminé. Je suis plus mort que vif. François avait raison : c’est une torture, une torture à petit feu. Maîtresse n’a pas faibli dans l’application de sa règle. J’ai crié ou gémi 11 fois, donc 11 pinces à linge qui me peinent de plus en plus : en plus de celles sur mes tétons, 2 sous les aisselles, 4 aux lobes des oreilles, 2 accrochées aux narines et une sur la langue. Elle a craint ne plus avoir de place si je continuais à crier ainsi… Leurs enlèvements est encore plus douloureux que leurs mises en place, et là je n’ai aucune rétorsion à hurler quand le sang revient douloureusement dans les parties pincées.

Emilie est très satisfaite du résultat qu’elle prend en photos pour me le montrer. Cela fait une impression bizarre de voir mon sexe dépoilé comme cela. J’ai l’impression d’avoir régressé en âge. Il n’y aurait pas les couilles descendues qu’on dirait un zizi de petit garçon. Cela atteint donc parfaitement son but humiliant et je ne peux m’empêcher d’en rougir profondément.

Les commentaires reviennent par SMS. Claire me trouve « trop » mignon. Et elle rajoute qu’elle va me demander de laisser comme cela dorénavant… « Plus de poils entre les dents quand je le sucerai… »

- C’est vrai que Claire a raison. François lui se rase régulièrement le sexe. Une bite sans poil c’est quand même mieux pour la sucette…

Emilie prend mon sexe dans sa bouche sur ces mots et commence à me sucer. La chaleur de son palais réveille l’ardeur de mon petit soldat. C’est inattendu et incroyable ! Je la sens avec un frisson divin descendre et monter le long de ma colonne. Je me laisse aller à la douceur de sa caresse, mais malheureusement elle s’arrête aussitôt que le pré-sperme commence à suinter.

- Ton zizi a un goût prometteur… mais pas question que je te déconcentre. Allez hop sur le lit que je te remette en cage avant que tu ne fasses une bêtise!

Elle me détache et m’envoie l’attendre sur le lit. Je bande encore de la fellation interrompue mais avec les moufles, je serai de toute façon dans l’incapacité de me finir. De toute manière, Maîtresse revient bien vite avec la cage qu’elle vient de nettoyer au propre et une nouvelle couche qui me prend au dépourvu.

- Soulève tes fesses…

Emilie glisse le lange sous moi et veut me remettre la cage, elle-même. Pour l’instant je bande encore trop pour cela…

- Arrête de bander. Je ne peux pas la mettre…

- Je suis désolé, Madame, je ne la contrôle pas. Elle est restée sur sa faim dans la douche…

C’est culotté, à la limite insolent de dire cela mais cela m’arrangerait bien qu’elle me finisse…

- Et tu te dis que je vais te faire éjaculer pour la faire rétrécir ? Tu me prends pour une Maîtresse née de la dernière pluie ? Moi, j’ai lu une méthode beaucoup plus rapide et efficace pour remettre en cage les zizis rebelles…

Et sur ce elle m’écrase le paquet à me faire hurler, jusqu’à le zizi cède et débande sous la douleur.

- Tu vois quand tu veux…

En moins de 30 secondes, Emilie a passé mes testicules à travers de l’anneau, là où il me faut plusieurs minutes d’essais avant d’y arriver. Je ne m’étonne même plus des miracles que cette dominante, qui s’ignorait il y a encore 15 jours, est capable de réaliser. Je suis au sens propre bluffé ! 

Et là il se passe quelque chose d’inattendu sous la forme d’une bobine de fine ficelle qu’elle sort de la poche avant de sa valise et avec laquelle Emilie entreprend de ficeler mes couilles à leur base. Je la regarde faire plus étonné qu’inquiet. Elle me sourit malicieusement en retour.

- Tu te demandes ce que je suis en train de faire ?

- En fait, oui, Madame.

- Disons que je prends une garantie sur ta bonne volonté aujourd’hui, comme judicieusement conseillé dans le témoignage d’une prudente Maîtresse sur internet. J’ai prévu aujourd’hui une journée chargée et il ne faudrait pas que tu te mettes à avancer trop en zigzag… C’est pour cela, que j’ai pris la ficelle dans ma cuisine.

Sur le moment je ne comprends pas où elle veut exactement en venir, bien que l’endroit fragile par où elle me tient ne préfigure pas que des moments agréables. Pour l’instant, une fois un nœud solide fait, elle se contente de me poser la cage sur le zizi et de refermer le cadenas. Je sens déjà mes orphelines en position délicate entre les anneaux, ce qu’amplifie leur ficelage.

Emilie me demande de me soulever, pour faire passer le bout de la ficelle sous mes fesses, avant de refermer la couche. 

- Sur le ventre, s’il te plait… 

J’obéis pour qu’elle glisse sa main sous la couche à la recherche de l’extrémité de la ficelle. Emilie travaille dans mon dos à finaliser le dispositif sans que je puisse voir ce qu’elle fait et enfin elle en a terminé.

- Serre les dents, j’essaye…

Je sens qu’elle tire d’un coup sec sur la ficelle qui vient d’abord se loger dans le sillon de mon cul avant de se tendre et tirer en arrière mes couilles ! Je crie de surprise. Heureusement, elle contrôle l’ampleur de son geste et je ne finis pas castré. Emilie en tire elle-même la conclusion…

- Tu vois ce qui pourrait t’arriver entre autres, si tu n’es pas assez conciliant aujourd’hui. Je te rappelle que tu as agréé de me laisser mener le jeu...

Me voilà, oui, prévenu de rester bien obéissant si je veux garder mes couilles jusqu’à ce soir ! Pour l’instant, c’est la honte de se montrer nu en lange sur le lit qui surmonte dans ma position humiliante sur le ventre. Mais manifestement, ce n’est pas encore suffisant aux yeux d’Emilie…

- Ah oui, j’oubliais de te montrer tes exploits de cette nuit…

Je suis stupéfait de découvrir x-rabbit sur son téléphone, site que je fréquente régulièrement et Emilie doit le savoir. J’y retrouve la video prise par le puceau de hier, intitulée sans ambiguïté : « la salope promène son soumis en laisse et se fait brouter sur un banc ». Je jette un coup d’œil aux statistiques : 96% de j’aime et déjà 8972 mateurs qui l’ont vu, dont combien se sont branlés dessus ? Heureusement que l’on ne distingue pas trop nos visages… Je finis par détourner la tête. L’éternelle histoire de l’arroseur arrosé. Dire que je croyais qu’elle lui avait demandé d’effacer la vidéo et en remerciement…

- Pas mal ma petite vacherie ! Tu pourras dorénavant te masturber sur tes propres aventures sur ton x-rabbit favori. C’est class, non ? J’ai envoyé le lien à Claire et François, qui en ont bien rigolé.

Puis plus sérieuse.

- Nous allons finir de te faire beau puis je m’habillerai pour sortir. Nous avons une journée bien chargée devant nous…

Quand je vois ce qu’elle a prévu de me faire porter, je blêmis. Un salopette culotte courte en jean et une marinière au col à lacets qui s’arrête trop bas pour espérer cacher mon collier rose. Je n’ai droit à rien d’autre ou si, une paire de chaussettes blanches qui remontent sous les genoux et avec mes « souliers » de cuir finissent de me transformer ridiculement en petit garçon.

J’essaye de négocier mais sans grand succès. Tout juste me dit-elle accepter « à regret » que je puisse prendre ma veste de pluie pour cacher le collier si « ce n’est absolument pas évitable ». Et comme je veux encore essayer de gagner encore un peu de protection, Maîtresse y coupe court.

- Si tu continues à râler stupidement comme cela, je vais aller jusqu’au bout de mon idée première : hier un col camionneur ouvert, aujourd’hui une marinière qui ne cache plus le collier et demain si je décide, je t’interdirai simplement tout vêtement ! A poil et en laisse partout, le petit Pierre !

Là pour la première fois, Emilie me fait peur ! Elle a gagné le rapport de force : je ne m’inquiète plus pour ma tenue ridicule du jour, mais pour ce qu’il pourrait m’arriver d’encore pire dans le futur. Et je sais en moi que si elle le désire, je finirai à poil demain quoi qu’il m’en coûte, tout simplement parce qu’elle est devenu totalement crédible à mes yeux.

Adieu la fausse confiance que, parce que je suis diplômé en BDSM théorique, je vais savoir faire bonne figure à la mise en pratique. Non vaine bravade de mâle, Emilie vient de me mettre complètement à nu en moins de 24 heures. Je n’ai pas voulu voir venir les signes précurseurs, sûr de ma fausse maîtrise. Pendant ce temps, elle enfonçait ses coins un à un, patiemment. Et là elle vient de détacher le Pierre du rocher, et me faire perdre mes repères. Je suis dans un monde nouveau, que j’ai tant appelé de mes vœux toutes ces années, et une fois arrivé je me sens perdu, n’ayant plus d’autre alternative que de suivre aveuglément « ma » Maîtresse.

Les ressentis deviennent différents. La jupe portefeuille devient un pur accessoire de domination, portée « chatte nue » cette fois pour que « son soumis » puisse « immédiatement » la sucer d’un « claquement de doigt ». Son chemisier est totalement échancré et invite mes yeux à vénérer sans fin sa poitrine. Et ses hautes bottes de cuir, je les entends claquer sec sur le sol aujourd’hui ! A mes yeux, ce n’est plus la femme mais LA Maîtresse.

Elle m’emmène dans le monde et je la suis déjà en chien obéissant et maté, portant enroulée, autour de mon cou, ma veste de pluie qui cache à moitié l’indécence de mon collier aux yeux non avertis. Elle nous fait atteindre la voiture et s’installe au volant me reprochant presque de ne pas pouvoir lui servir de chauffeur avec mes mains « stupidement empotées ». Un arrêt à côté de l’autre voiture pour transvaser, de coffre à coffre, un intriguant sac de sport rouge et elle nous fait quitter le centre de vacances vers l’inconnu de la journée.

dyonisos


-> Les autres petits contes D/S

Par dyonisos - Publié dans : Petits contes D/S
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

Présentation

blhumor.jpg

 

 

Chronique des jeux BDSM d'un couple : Elle Dominante et lui soumis. Maîtresse N. et dyonisos.

    Nous & le pacte BDSM


Retour à la page d'accueil

Sondage

Trafic

 2  visiteur(s) en ligne

 

 
Créer un blog sexy sur Erog la plateforme des blogs sexe - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés