Dimanche 8 mai 7 08 /05 /Mai 12:40

20 mars

Il y a des ces moments où on sent sa vie vous échapper. J’en suis là. Ma nuit est hachée par les interrogations qui tournent sans cesse dans ma tête. Je me sens perdu avec une Claire que je reconnais plus. Elle me fait tant tourner la tête. La niche, la salle de punition  et la pipe entre hommes qu’elle a retournée à mon encontre. Où est passée la sage femme que j’ai épousée ? 

A 5 heures du matin, je n’en peux plus et préfère me lever. Je descends au sous-sol, récupère la clé dans le pot du garage et entre dans le sous-sol interdit. Il y a moins de cartons que dans mes souvenirs. Claire a-t-elle déjà fait le tri en secret en prévision de l’usage futur ? Il y a avait aussi des néons qui ne fonctionnaient plus. J’avais la flemme de les changer : là tous marchent ! Le trop serviable Michiel en repérage ? Et manifestement le ménage a été fait par une Claire finalement si secrète pour son petit mari.

J’ouvre avec un petit frisson la lourde porte en bois du sauna. La lumière fonctionne et dévoile l’unique banquette de bois contre la paroi. L’espace est restreint, idéal pour enfermer un mâle en mal de dressage. Et il y a ce que j’identifie finalement comme un pot d’aisance en faïence sous la banquette. Je ne me souviens pas avoir cette antiquité dans nos affaires avant de comprendre en rougissant la raison de sa présence. Put*** qu’est ce que cela va être dur !

Pour l’instant, je ressors pour étendre la lessive de la buanderie avant de remonter à la cuisine pour ranger et préparer tous les petits déjeuners de la famille. 

Je croise peu Claire avant le départ des enfants, affairée à préparer leurs sacs et surtout qu’ils n’oublient rien. A 10 heures piles, notre progéniture embarque dans le Scénic 7 places des Vilerains en départ pour leur maison de campagne. J’ai juste le temps de leur faire un coucou au coin de la rue qu’arrive la camionnette de Michiel, homme mince et chauve, très poli dont je fais la connaissance.

Claire est radieuse et cela me réconforte de la voir sourire plutôt que de l’imaginer en sombre Maîtresse noire…

- Bon les garçons, au travail.

A 64 ans, l’homme tient la forme plus que moi avec 25 ans de moins. Il me fait d’abord l’aider à décharger le contenu de son camion que nous amenons dans le sous-sol par le garage. Il y une porte, des panneaux, des boîtes, des câbles… Tout un fatras destiné à équiper l’espace imaginé par Maîtresse Claire. 

Il s’ensuit une très dure matinée de perçage, de collage, de montage. Je comprends  la fonction de certains trucs, comme la nouvelle porte ou le liège pour isoler phoniquement la salle de punition mais je n’arrive pas encore à avoir une vue d’ensemble du dispositif.

Malgré mes tentatives, Michiel est taiseux. Il refuse de parler d’autres choses que les travaux en cours et surtout pas de sa vie longue D/S. Et pour tous ces câbles que je dois tirer et enfiler dans des gaines, je ne comprends pas. Nous travaillons dur jusqu’à 14h où Claire arrive avec les sandwichs. 

- Humm cela prend forme… J’ai hâte ! Michiel, plus besoin de ton apprenti pour tout brancher comme prévu ?

- Non.

- Bon, je te l’emprunte donc. Nous avons une après-midi shopping devant nous.

C’est loin d’être tout en place. Je suis déçu de ne pas voir la suite et m’en ouvre à Claire.

- C’est comme les émissions de déco à la télévision, tu vois le début des travaux mais après tu t’en vas pour découvrir à ton retour le résultat final. Faut être patient mon nounours : tu auras bien le temps de découvrir en détail… 

Je me demande si l’après-midi de shopping n’est pas plus éprouvante que les  travaux du matin. Claire me traîne de magasin en magasin, essayant beaucoup et  achetant finalement peu. Après, elle se fait inviter dans une saladerie (!) avant de nous emmener au cinéma voir un des ses films féminins qui m’intéressent pas.

- C’est cela aussi de passer en soumission à Madame. C’est ses goûts et envies qui priment et toi qui doit suivre. Quoique que cette partie m’est loin de m’être déplaisante et sonne comme une petite vengeance.

A la fin de la séance, il est 22h et Claire regarde son téléphone.

- Parfait, Michiel a finit de tout installer comme prévu. Rentrons !

Mais de retour à la maison pas question que j’assiste à la réception des travaux. Je suis enfermé à la place dans le placard sous l’escalier !

- C’est comme pour les magiciens, il ne faut pas connaître tous leurs trucs ou la magie disparait…

Claire revient avec Michiel une heure plus tard et me libère. Elle est enthousiaste.

- Bon, Pierre je crois qu’il est temps de remercier chaleureusement Michiel pour son excellent travail….

Là je suis mal à l‘aise. Elle en veut quand même pas que je le suce en remerciements  « chaleureux » ?!

- Mais quel idiot tu peux être ! Tu crois que j’allais de te demander de le prendre dans ta bouche ?

- Oui, après la discussion de hier soir…

- C’est que tu n’as pas retenu la leçon. Si c’est un de tes fantasmes ultimes de vivre qu’on te l’impose, cela ne fait pas partie de mes envies de voir mon mari sucer la queue d’un autre homme devant mes yeux. Et mes envies,  comme tu apprendras, comptent plus que tes fantasmes… D’ailleurs c’est impossible comme Michiel va aimablement te montrer…

Michiel comprend l’intention et se déculotte devant moi : son sexe est étroitement encagé dans une solide cage de métal verrouillé par un cadenas en guise de Prince Arthur. Impossible de s’échapper d’un tel dispositif !

- Tu comprends mieux l’impossibilité là. Sa Maîtresse a pris comme toutes les Maîtresses une garantie avant de l’autoriser à aller dans le monde, surtout que dans son cas son encagement initial est une conséquence de son infidélité en couple. Michiel depuis combien de temps n’as-tu pas été sucé ? 

- 20 ans Madame, depuis que Maîtresse m’a mise sous clé.

- Et pénétré une chatte de femme ? 

- 9 ans, Madame. Au départ Maîtresse me l’autorisait quelques fois par an, mais elle décidé un jour d’arrêter et de prendre des amants.

- Tu as le droit de jouir ?

- Oui Madame. Maîtresse tient un compteur des jouissances autorisées qui diminue d’année en année. J’en suis maintenant à 4 autorisées par an en tout et pour tout.

Je prends pitié de cet homme, tout en ne souhaitant pas finir comme lui.

- Mais rassure toi, mon nounours, Michiel n’a jamais été aussi heureux en couple. Et une telle pénurie d’éjaculations n’est possible que parce qu’il a son  âge. Non, quand je disais de le remercier, je pensais que tu pourrais lui offrir un verre de ton whisky de 20 ans. Et d’ailleurs sers moi en un aussi…

Je sors 3 verres avant de me faire rabrouer.

- Je ne crois pas mon chéri t’avoir proposé à en prendre un toi aussi…

Petite humiliation gratuite qui fait son effet. Je range donc le 3ème verre et les regarde siroter « mon » whisky envieux.

Après Michiel nous laisse et repart avec sa camionnette retrouver Madame….

- Bon, mon nounours, il est temps je crois de te faire découvrir notre nouveau sous-sol. Mets-toi à poil, avec ton collier et prends ta laisse…

Le moment où Claire bascule en mode Dominante me panique à chaque fois un peu quand elle l’annonce, mais je me glisse vite dans ma seconde peau de mari soumis. Elle m’emmène en laisse et à 4 pattes au sous-sol. Je ne peux m’empêcher de trembler…

Nous nous retrouvons dans la première pièce que je ne reconnais plus. La cave à vin es passée à gauche et des étagères métalliques pour le rangement qui n’étaient pas là occupent le reste des murs. La pièce parait sans autre issue et ne montre aucun indice qu’il y a 2 pièces existantes à suivre. Je suis intrigué…

- Nous la laisserons maintenant ouverte. Cela devrait combler la vilaine curiosité des enfants. Mais pour toi il y a un truc à savoir. Ta « caverne d’Alibaba » s’ouvre en utilisant le banal boitier thermomètre collé au mur à côté de la porte. Une fois la flèche de gauche, 5 fois celle de droite, puis une fois celle de gauche et enfin 5 fois celles de droite. 1515 la bataille de Marignan, en commençant par celle de gauche, puisque tu es gaucher. Tu devrais t’en rappeler facilement…

Elle me fait la démonstration devant mes yeux. Et miracle : une étagère se déplace automatiquement sur le côté libérant le panneau de la porte qui s’ouvre par magie. Je suis scié ! On se dirait dans un film de James Bond !

- Il te plait mon petit effet ? J’en suis très fière !

- Ouais, génal !

- Je suis toute mouillée. Viens m’embrasser mon nounours…

C’est plutôt Claire qui se penche pour saisir mes lèvres et mélanger nos langues. Je suis rapidement aussi excité dans ma cage qu’elle !

- Nous entrons ?

- Après vous Madame…

La porte se referme depuis l’intérieur par l’appui d’un bouton. Sans en bruit, le panneau se scelle tandis que l’étagère reprend sa place.

- Michiel a vraiment conçu une merveille ! Bien évidemment, dans ce sens : pas de liberté de sortir sans autorisation. Tiens essaye de ré-appuyer sur le bouton. 

J’appuie : rien ne se passe…

- Il te faut mon autorisation pour pouvoir sortir. 2 modes ou je te libère à distance, ou tu attends l’heure d’ouverture programmée. Le feu vert ou rouge t’indique la possibilité ou non d’appuyer sur le bouton pour ouvrir la porte. Regarde tout arrive sur mon téléphone. Michiel a du renforcer le réseau wifi de la maison pour que cela marche partout et à l’extérieur j’ai non seulement internet, mais une liaison de secours par SMS codés. 

Claire jubile à me montrer l’application sur son téléphone.

- Regarde, je sais à quelle heure tu es rentré dans l’espace de la niche, où tu en es et je peux même voir ce que tu fais avec l’aide des webcams ! 

Je suis impressionné par autant de technique pour surveiller un petit mari à soumettre. 

- Cela a dû coûter cher ?

- En fait pas vraiment. Tous ces équipements sont courants sur le marché, donc à bas prix, et Michiel avait déjà développé l’application pour d’autres couples. Il a même une application de géolocalisation d’encagé que je n’ai pas retenue. Donc si tu n’es pas enfermé sagement dans ta prison comme ordonné, je le saurais immédiatement. Je voulais un lieu sans possibilité pour toi de m’échapper…

La détermination à s’imposer de Claire est suffisamment nette. Pas besoin d’ajouter mes commentaire.

- La niche, Pierre, c’est obligatoirement tout nu et je ne rigole pas. Tu as là la patère pour mettre des vêtements  avant d’y rentrer. Mais ne t’inquiète pas : il y a un système de chauffage que je peux régler à distance, tout comme la température de la douche que tu prendras obligatoirement en sortant de tes longs séjours, au moins pour te rincer cul et zizi.

J’ai l’impression de me retrouver face à une petite fille espiègle qui me détaille avec une jubilation communicatrice les infinies possibilités de sa maison de poupée ! Et j’aime masochistement beaucoup la sentir comme cela…

Elle me fait découvrir maintenant ma niche.

- Et tatata… Supercalifragilisticexpialidocious ! 

Je m’attendais évidemment aux caméras, interphones et autres mécanismes de surveillance, mais pas au fait que la hauteur de l’ancien sauna soit réduite de moitié par une grille qui m’empêchera d’y être débout. Je lève les yeux d’incompréhension…

- Ah la grille ? J’ai été très intéressée par le récit d’une Maîtresse qui avait éduqué son mari dans une cage à chien où il ne pouvait pas se lever, surtout pour la partie où elle parlait de son petit cul ravissant tout nu qui se trémoussait pour rentrer dans la cage ! Bref, j’aime bien l’idée de te priver aussi du droit d’être débout en homme en l’absence de ta Maîtresse. Très symbolique ! Mais j’ai aussi des craintes que cela soit physiquement impossible pour toi d’y rester longtemps sans pouvoir étendre tes muscles. Alors au final, j’ai décidé de ne pas trancher… et Michiel a imaginé cela.

Claire appuie sur son téléphone ce qui déclenche un petit buzz dans le sauna et au bout d’une quinzaine de secondes, la grille se met à bouger par miracle.  En position haute je récupère la hauteur du sauna. En position basse, je n’ai même plus accès à la banquette me réduisant un espace de 70 cm de hauteur !

- Te voilà prévenu. Tu as une Maîtresse qui aime bien la variété. Pour le reste, équipement minimal : un matelas de 5 cm, une couverture et un seau pour les besoins. Et là, le bouton pour m’appeler en cas de problème. N’en abuse pas… 

Nous sommes maintenant prêts à aller dans la pièce des punitions qui « sera » fermée à clé en dehors de son utilisation. Pour l’instant Claire nous maintient encore à l’extérieur.

- Attends, il faut que je te dise le pourquoi du comment avant. J’ai longtemps hésité à créer un réduit obscur pour les punitions physiques qui ne m’excitent vraiment pas à la base, contrairement à toi. Cette fascination excitée que tu portes à ces pratiques sombres me pose un problème. Soit j’en reste à des punitions classiques, longues et ennuyeuses, qui ont ma préférence. Mais je ne suis pas sûre d’être en capacité de te l’imposer à chaque fois sans que tu te rebelles. Soit je force ma nature pour te faire si mal au delà de toute ton excitation au point que tu souhaiteras ne plus jamais être dans la situation de devoir retourner dans cette pièce, au moins pendant quelques semaines. Plus je m’y montrerai sévère, moins j’aurai besoin de te devoir recommencer à me détester de mes actes. Les jours où tu y rentreras ne seront pas des bons moments pour toi et moi. C’est qu’il y aura eu un dysfonctionnement dans ton apprentissage, un échec pour nous deux. J’espère avoir le moins besoin possible d’utiliser les possibilités de cette pièce.  Tu comprends ce que je veux dire ?

- Oui, Claire…

- Et cela ne t’empêche pas de bander à fond dans ta cage ?

- Je n’y peux rien. C’est un réflexe conditionné. J’ai toujours fantasmé de me retrouver dans cette situation du soumis qui va se prendre sa dure punition…

- C’est bien ce que je pense : ta fascination excitée pour la flagellation risque de rendre les punitions improductives, surtout que j’ai toujours autant de scrupules à te frapper réellement. Et pourtant notre objectif est clair : il faut que tu ais une peur viscérale de te retrouver à nouveau sous ma main !

Je lève les yeux sur le visage particulièrement pâle de Claire… Où veut-elle en venir ?

- Je butte là sur un écueil lié à nos natures humaines.

- Nous ne sommes pas obligés de passer immédiatement aux punitions physiques « réelles »… Nous pourrions le découvrir ensemble avec le temps ! 

- J’y ai pensé. Mais cela serait finalement te rendre une partie de la main, dont je veux te priver. Il me faut une aura à être crainte pour que tout le reste coule de source, et donc vu ton caractère fort, à m’imposer en force. Pour le reste, ce que je souhaite c’est de devenir ta Maîtresse joyeuse, à te balader entre frustrations et déceptions, à te voir gémir ou grimacer quand je te saute la rondelle, à boire le rictus de tes lèvres en mouillant quand tu t’aperçois en oie blanche que tu as été piégé, à voir se trémousser ton merveilleux petit cul nu quand je te fais marcher à 4 pattes à mes côtés ou tu simplement à être ravi que tu m’obéisses sans aucune question… Par contre te fouetter jusqu’à la douleur non supportable ; ne m’excite pas et ne me plait pas. J’ai plutôt une conception joyeuse du monde de fonctionnement D/S…

Ce qui ne m’étonne pas…

- Pourquoi n’arrive-je pas à dépasser ce blocage ? C’est ce que je me suis reprochée tout au long de ces mois d’organisation. 

- Le programme joyeux est déjà pas mal. Pourquoi on ne commencerait pas par là ? 

- Parce qu’il y a maintenant autre chose que je n’ai pas vu arriver : la perspective de t’avoir à ma botte m’excite follement. Tu entends ça, mon nounours ? Ta sage et raisonnée Claire mouille de la chatte à ne plus finir de devenir une petite peste envers l’homme de sa vie que pourtant j’adore ! Quand je me suis mise à étudier cet été au bord de la mer, le monde qui te fascine tant, c’était pour t’aider, nous aider. J’avais encore en travers de la gorge la dernière engueulade que nous avions eue sur le sujet au printemps dernier. Je me sentais bonne épouse à regarder comment je pourrais rendre mon mari plus heureux dans notre couple. C’est du moins ce que j’ai cru au début, dans mes bonnes intentions… Mais il s’est passé quelque chose d’inattendu, venu du fond de moi. Plus je lisais ces témoignages de femmes ayant réussi le passage en mode D/S de leur couple, à m’enthousiasmer de leur petit jeu de chatte et de souris, plus je m’identifiais à elles et plus j’en inondais ma chattoune ! Je voulais être une de ces femmes ! J’étais une des ces femmes quand je me cajolais la chatte sur le canapé après ton couché !

Ouah ! Je comprends mieux maintenant qu’est ce qui c’est passé ces derniers mois…

- Pourquoi tu ne me l’as pas simplement dit ?

- Je ne m’aime pas me contempler ainsi. Vouloir devenir une peste dans le mariage, n’est pas une chose convenante. Allons donc ! J’en avais si honte et je me réfrénais… jusqu’à ne vouloir plus qu’un couple classique à la papa-maman. Mais la sagesse dit une chose, et l’envie une autre… Tu te souviens quand je suis partie en mission début décembre ?

- Oui, mais…

- Je n’étais pas en mission. Je ne savais plus que faire. Je suis allée voir Mimi. Elle avait senti combien j’étais perturbée et que j’avais besoin d’aide. Elle a posé des congés pour rester avec moi à l’hôtel le long de ses 2 jours. Et nous avons beaucoup parlé, de nos vies et de nos maris, de choses que nous nous n’étions jamais avoués. C’était comme quand nous étions adolescentes que nous papotions sans cesse et nous câlinions entre. Nous avons naturellement retrouvé ce chemin sur le lit… Tes oreilles ont du siffler comme celles d’Hervé, mais c’est là que nous avons conclu un pacte entre femmes nous jurant solennellement de ne pas autoriser l’autre à reculer.  

Là j’énerve un peu…

- Qu’avez-vous donc décidé sur notre dos, entre femelles ?

Elle me caresse doucement les cheveux ce qui me radoucit instantanément.

- Ne t’énerves pas, mon nounours, alors que nous y sommes presque…Tu en sais déjà une partie. Il faut encore que tu ignores l’autre pour la réussite de notre pacte.

Et je sais que Claire n’avouera jamais. Elle est trop douée pour garder les secrets  de famille contrairement à moi.

- Mais pour l’instant ferme les yeux et rentre…

Je fais quelques pas, sur une moquette, ou un tapis, qui n’était pas là tout à l’heure. Claire me positionne avant de me laisser ouvrir les yeux… Et là c’est un choc : je fais face à un authentique banc à fesser ou spanking bench, aux lourds montants de bois noirs et aux assises de cuir rouge qui trône au milieu d’une pièce par ailleurs vide, un râtelier à « instruments » sur un mur et c’est tout.

- J’ai eu peu cassé notre tirelire. Il te plait ?

- Enormément ! Merci…

- Mais te réjouis pas trop vite, mon nounours. Si je me suis convaincue de nous acheter un tel équipement, c’est avant tout pour son côté pratique. Pas envie de devoir lutter pour te faire garder la position, pendant je me concentrerai sur tes fesses. Tu comprends mon intention ?

Drôle de question qui vise à me faire acquiescer l’utilisation d’un outil à mon détriment, mais bon Prince, je réponds.

- Et avec toute cette épaisseur de liège au mur, tu n’auras pas à craindre que les cris de ton petit mari, quand tu le puniras,  attirent les enfants…

- Tu deviens un peu trop sarcastique là… Mais oublions. Alors tu veux essayer le magnifique banc à fesser les popotins que ta femme a acheté pour l’amour de son petit mari ?

Le sarcasme répond au sarcasme… J’en ai une folle envie, mais je vérifie quand même avant l’absence de tout instrument infligeant dans la pièce. Rien ! 

- Non je n’ai pas l’intention de te fustiger… pas avant que tu es signé pour les 6 mois…

Rassuré, je chevauche le banc et m’installe à califourchon, poitrine collée contre le cuir et bras et jambes sur les reposoirs. Cela me fait tout drôle de me retrouver ainsi exposé et encore plus une fois que Claire a serré les lanières de cuir qui m’immobilisent torse et membres. L’appareil maintient les jambes légèrement écartées et expose indécemment anus et sexe. J’adore finalement les sensations sur ce cheval des futurs tourments et je suis prêt à exploser dans ma cage sous l’émotion. Je suis si fier qu’elle est osée acheter ce banc de mes rêves !

Claire tourne autour du banc pour jauger de ma position et ajuster à la manivelle les hauteurs des reposoirs.

- Parfait !  Exactement comme je le voulais… Sauf que…

Néanmoins, elle fait un dernier réglage. La partie qui maintenait le haut de mon corps se dérobe sous moi. Plus tenue, ma tête bascule vers le bas…

- Oui c’est mieux ainsi, plus symbolique, un soumis qui baisse la tête devant sa Maîtresse… Mais qu’est-ce que cela te fait bander d’être attaché au banc ! Il y a même un filet de pré-sperme qui tend jusqu’au sol maintenant… cela faisait longtemps que tu nous as pas fait une si belle coulée. Cela nous confirme qu’il est nécessaire de clarifier les choses rapidement, et ce le début de ta période d’éducation si tu acceptes d’essayer. Tu sais combien je peux être déterminée dans la vie… Cela ne me plait pas, mais je ne vois pas comment nous pourrions faire autrement…

- Comment… comment cela ? Que vas-tu me faire ?

- Ce que je vais NOUS faire ? Nous imposer dès nos premiers jours, un double déniaisement. T’extirper définitivement l’excitation d’être battu par une femme et me faire d’accepter de dépasser mon éducation pour apprendre à faire mal à l’homme que j’aime. Nous aurons besoin d’une initiatrice à l’efficacité de la punition physique pour gagner des semaines de tâtonnement et mettre dès le départ la barre au bon niveau … La Maîtresse de Michiel veut bien nous aider à apprendre cela.

Cette annonce ne peut que m’inquiéter. Je lève les yeux sur le visage tendu de Claire…

- Tu as peur de ne pas savoir arriver à dépasser ton appréhension ?

- Un peu mais c’est surtout la façon dont Brigitte enseigne…

J’apprends le nom de la Maîtresse de Michiel.

- Qu’est-ce qu’il y a donc de si particulier dans son enseignement ?

- Elle considère qu’il est nécessaire de connaître les effets soi-même avant d’infliger à autrui…

Je mets bien 10 secondes à comprendre ce qu’elle veut vraiment dire par là : une Maîtresse pour apprendre à fustiger efficacement, doit d’abord avoir été fustigée ! J’ai un flash d’une Claire nue et immobilisée sur le même chevalet où elle est en train de se prendre la canne d’une Maîtresse. C’est une vision si délirante qu’elle en est follement excitante. Mon sexe en bave terriblement…

- Excite-toi, excite-toi… Mais d’abord : un, je n’ai pas encore décidé si je m’y plierai. Deux, de toute façon, tu ne seras certainement pas là pour mater. Si cela se fait, cela sera chez elle à l’abri du regard des hommes. Et trois, le cas échéant, tu me paieras au centuple le fait que j’ai du m’y prêter. Je ne suis pas maso comme toi !

Effectivement vu comme cela, il est sans doute plus sage de ne rien ajouter verbalement. Mon zizi encagé ayant déjà trop trahi mon ressenti de mâle excité…

Claire me surprend à poser son doigt directement sur mon anus exposé…

- Et d’ailleurs, on va voir si le Monsieur continue encore de s’exciter l’esprit alors que je le ferai couiner en petite femelle impudique. Ne bouge pas : je reviens avec une arme de perforation massive de petit cul de mâle trop excité…

Comme si je pouvais bouger…

Quelques minutes plus tard, je me retrouve embroché et à couiner.  Manifestement le banc permet la sodomie à la chaîne après un ajustement de hauteur. Je ne l’avais pas vu venir cette possibilité là… Maîtresse Claire me travaille le cul longuement jusqu’à « son » éjaculation.

- Aujourd’hui : quadruple dose dont N°8, fellation d’un dimanche matin et n°13, missionnaire d’un soir. Allez plus de minuit, l’heure d’aller au dodo…

Elle me détache du banc et nous revenons près de la niche.

- Allez ouste, dedans le toutou ! Que je vois si, moi à mon tour, je suis follement excitée, à te savoir enfermé dedans pendant je me branlerai la chattoune dans notre lit !

dyonisos


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Par dyonisos - Publié dans : Petits contes D/S
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Chronique des jeux BDSM d'un couple : Elle Dominante et lui soumis. Maîtresse N. et dyonisos.

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