Samedi 10 juin 6 10 /06 /Juin 08:37

Si hier soir mon angoisse a été détournée par la jouissance de ma femme, je la retrouve à vif dès le petit matin, à peine distraite par la mise en route de la maison pour expédier les enfants à l’heure à l’école, qui se sont couchés tard et ont du mal à se réveiller.

Arrivé au travail, mon chef me tombe dessus pour le lancement d’un nouveau projet dont la présentation me prend une partie de la matinée. Je dois attendre 11h pour appeler François. Claire m’a remis ce matin le carton d’invitation que j’ai en main. A froid, son projet me semble fou et risqué.  Est-ce une bonne idée que d’inviter le loup à coucher dans notre bergerie ! Comment vais-je réagir quand nous y serons ? Je me doute que cela ne sera pas une soirée tranquille, mais ce qui me dérange finalement le plus, c’est de m’humilier à lui dire qu’il n’y a aucun problème à ce qu’il baise ma femme chez moi et en ma présence, alors que je ne le pense pas…

Je me force à composer son numéro au boulot. Il décroche, est étonné de m’entendre, mais accepte finalement de me voir à midi, mais pas à son travail. Il viendra me rejoindre pour que nous déjeunions ensemble vu que je « n’ai qu’une heure de pause ».

Je choisis un restaurant où je suis sûr ne de trouver aucun collègue. François est intrigué du rendez-vous mais attend patiemment que je me décide. Le carton est dans ma poche de manteau. Je pourrais lui donner de suite et m’en aller, mais je n’y arrive pas préférant à la place l’interroger sur son travail ou parler de banalités vues sur internet. Autrefois très bon amis qui nous échangions des sms, nous n’arrivons plus à avoir une conversation plus intime que cela, depuis que les femmes se sont mises entre nous. Il me semble aujourd’hui que nous sommes partis sur des planètes diamétralement opposées, entre lesquelles les filles font des navettes pour tenir chacun au courant de l’autre…

Les cafés arrivent et je n’ai rien encore dit sur la raison première de ce rendez-vous. Il faut que je me lance sans tarder : je sors l’enveloppe de ma poche et lui tend sans autre mot.

Il me regarde interrogatif pendant qu’il ouvre le carton, le parcoure une première fois et me regarde de nouveau complètement dubitatif. François n’a pas l’air plus enthousiasmé que je le suis. Je crois qu’il préférerait fondamentalement passer la nuit avec Claire, mais sans ma présence dans les parages…

- Enfin quand même… je sais bien que ta femme apprécie ma baise et que la mienne s’occupe de te baiser…

Voilà, il a fini par me mettre mal à l’aise. 

- … mais quand même… cela me semble un peu too much… peut être un jour dans l’avenir, cela serait possible mais là…

Il se replonge dans la lecture du carton. Je ne sais ce que Claire lui a écrit, mais manifestement elle s’est assurée qu’il allait poser la question fatale sur mon « acceptation ».

- et toi… tu serais prêt à supporter… tout cela ? Moi nu dans ton lit à baiser ta femme ? Parce ce qu’elle le désire… ou que cela t’excite ?

Il réclame de ses yeux une réponse. Je me sens aux abois, incapable de répondre. C’est un projet de folie et je devrais le refuser à pleine voix ! Mais plus cela me secoue dans mon esprit, plus je sens que ce s’émeut dans ma cage ! Maudit que je sois un tel pervers… Je finis par baisser les yeux, n’étant plus capable de soutenir son regard sans répondre explicitement à sa dernière question. 

- Je vois… les deux ? Vous faîtes une belle paire vous 2…

Il se lève et s’apprête à me laisser.

- Tu répondras à Claire que, dans ces conditions, c’est non !

Et sur ce, il passe à la caisse payer et quitte le restaurant…

Je n’ose annoncer la mauvaise nouvelle à Claire. Je ne réponds pas à ses SMS (« alors ? il a accepté ? »), espérant que François soit l’oiseau de mauvais augure avant moi… Mais quand je rentre,  elle me tombe immédiatement dessus et je dois bien avouer son refus. Une femme frustrée dans ses envies en est d’autant plus dangereuse…

- Putain ! On ne peut vraiment pas compter sur toi ! Tu devais le convaincre ! Et à la place, tu le laisses se barrer sur un non ! Comme d’habitude c’est encore moi qui dois s’occuper de tout, avec l’incapable de chose qui me sert de mari ! Tu es handicapé de la parole en plus du zizi ?

Claire est en colère. Je crois un instant qu’elle va me gifler… 

-  Je vais devoir comme toujours essayer de rattraper tes insuffisances, mais cette fois, je te promets que si je n’arrive pas à mes fins, je te punirai comme tu n’as jamais été puni, même par tes parents ! C’est cela que tu voulais tant, être puni quand je juge ton comportement insuffisant ? Et bien crois, si François ne dort pas ici, tu vas avoir mal au cul !

Il ne faut jamais essayer de répondre à une femme en colère. Je ne dis donc rien, essayant de me faire le plus discret possible dans la soirée … et m’endors stratégiquement avant son coucher.

Le lendemain est un autre jour mais je continue à me sentir mal à l’aise. Je me concentre à fond sur mon boulot pour éviter de trop ressasser la situation de merde où je me suis mis. Mais cela me rattrape quand même sous la forme d’un SMS reçu en début d’après-midi :

« Ai vu F. ce midi à l’hôtel. A cause de toi,  jamais dû être aussi salope au lit… Tant pis pour toi ! Mais le principal est que F. est revenu sur sa décision… Il est prêt à en discuter. Par contre si cela merde encore, crois-moi, tes fesses vont s’en souvenir…»

Le temps des négociations est donc venu, mais j’en suis totalement exclu : « Tu n’as même pas été capable de les ouvrir ! De quel droit devrais-tu être au courant de quoi que ce soit ? Tu feras ce que nous te dirons de faire même si c’est cuisant ! ».

De l’extérieur cependant, rien ne semblé réglé et cela a l’air d’être aussi compliqué à organiser qu’un dîner diplomatique d’Etat. Cette période est difficile émotionnellement... Je déteste ne rien savoir ! Je m’imagine les pires choses et cela me torture à petit feu…

Je n’ai aucun contact, aucune nouvelle de François, mais sur ordre de ma femme, je dois m’humilier à lui écrire une lettre, pour lui indiquer mon acceptation totale qu’il baise Claire sous mon toit à « ma place ». 

Et puis, tout semble avoir été mis en place et les vacances commencent. J’ai posé la première semaine de vacances en congé pour m’occuper des enfants et Claire en profite pour être encore moins présente que d’habitude, pour passer du temps avec François.

Le dimanche, j’amène les enfants chez leurs grands-parents, seul au prétexte que leur mère est fatiguée et a besoin de se reposer… Oui fatiguée de ses baises avec son Amant, surtout ! Mais en fait, Claire ne fait pas mystère à mon retour le soir, que François a passé son dimanche dans notre maison ! Et je suppose notre lit…

- Que veux-tu, il  voulait repérer les lieux sans ta présence… 

Mon début de semaine est angoissé et peuplé de cauchemars dans l’attente de ce jeudi, où nous ferons « ménage à 3 ». Le jour arrivé, nous l’attendons à la maison pour « 19h »… Je suis particulièrement nerveux, mis sous pression dès mon retour du travail par une Claire plus dominante qu’à son habitude. Sitôt la porte refermée, elle me renifle sans se gêner mes dessous de bras.

- Tu sens le loir ! Vas prendre une douche et reviens me voir.

Son ton autoritaire m’impressionne. Je me dépêche de filer à la douche, me savonnant même 2 fois pour être sûr. Quand je reviens - nu – je la retrouve au salon. Elle m’attend avec ma « tenue de travail ».

- Ce soir, tu fais la soubrette pour servir Monsieur et moi… Et me déçois pas, sinon pan-pan cul-cul !

Là c’est le moment où un mec normalement constitué devrait dire : NIET ! Pas question ! Mais chez moi, la perspective excite au-delà du raisonnable. Je ne pense pas à ce que je penserai ou ferai après, hypnotisé par l’humiliation épicée du moment présent. Et Claire a un tel sourire qui est si désarmant… 

Je me retrouve donc en « soubrette », tenue sans doute commandée sur un sex-shop d’internet, avec sa robe courte noire à ma taille, son petit tablier blanc et des gants du même noir. Ma femme a finiolé les détails : j’ai droit en plus à une paire de talon haut en taille 44 et une paire de bas blanc. Une ridicule perruque rousse à coiffe et une culotte à l’ancienne en dentelle complètent mon attirail ! Je ne peux pas nier que je bande dans ma cage, quand Claire me passe la tenue… et quand elle me fixe mon collier de soumis noir.

Une fois « déguisée » en soubrette, elle me donne ses consignes :

- Bon, Pierrette - tu seras Pierrette - vous allez faire la chambre de Monsieur et Madame : changer les draps, aspirateur et poussières sur les meubles. Il faut qu’elle soit parfaite pour l’arrivée de Monsieur… J’ai tout préparé.

Je me sens comme dans un jeu de rôles. Dans un état second, je tente de faire une maladroite révérence qui lui tire un sourire amusé.

- Comme il plaira à Madame…

N’empêche que quand je suis dans la chambre, la réalité des choses reprend le dessus. Ces draps propres que je mets en place sur le lit, c’est pour l’Amant, par pour moi. Cela a un côté très amer… que je ne suis pas sûr de pouvoir longtemps maîtriser. Le ménage de la chambre est une corvée surtout fait en talons hauts. Mais Claire ne me lâche pas en venant contrôler plusieurs fois, que j’ai tout bien fait jusqu’à ce qu’elle considère que c’est suffisamment propre pour recevoir « son » Amant. 

Je dois ensuite préparer au salon l’apéritif. Elle a acheté un single malt de Grande Réserve 25 ans, mais il m’est « absolument interdit d’en prendre ». 

- C’est pour François, pas pour toi. Toi je t’ai pris du Label 5. 

Le whisky étant chez moi une chose très sérieuse, je grimace de cette injustice alcoolisée.

- Fais attention, le Label 5 pourrait devenir la norme pour toi, si tu continues à faire la tête. Bon je vais me doucher et me préparer. Pierrette vous irez commencer le repas en cuisine. J’ai choisi pour Monsieur une recette de Grand Chef à reproduire, tous les ingrédients sont au frigo… Et vous ouvrirez à Monsieur si je ne suis pas redescendu…

Quelque chose me dit que c’est exactement ce que veut Claire : que j’ouvre à l’Amant en petite tenue de soubrette, avec la jupe au ras des fesses… J’angoisse un peu à l’avance. Pour l’instant je dois m’occuper d’éplucher et de découper les nombreux légumes qui s’incorporent à la recette signature d’un Chef dont j’ignore le nom… Je n’ai jamais été manuel et j’en bave ; au moins cela me distrait pendant les 45 minutes où j’attends l’arrivée de « Monsieur »…

A 19h précise, la sonnette retentit. Madame n’est pas redescendue comme je l’avais prévu, c’est à moi d’ouvrir à Monsieur. J’ai parfaitement conscience que je me ridiculise à aller ouvrir en tenue de soubrette. Mais ce que j’appréhende le plus, c’est la réaction de François. 

J’ai si honte quand j’ouvre la porte mais son attitude me rassure. Il rigole doucement de ma tenue ! Un rire nerveux et communicatif, qui m’enlève un poids et qui doit balayer chez lui tout reste d’appréhension de venir ici en ma présence.

- Monsieur. Je suis Pierrette, et je suis chargée de vous accueillir. Madame finit de se préparer… et ne va pas tarder.

Je le débarrasse de son manteau, et l’installe dans « mon » fauteuil du salon. Je lui propose un apéritif - le fameux whisky - et il l’accepte volontiers, me demandant - oh hérésie de béotien ! - de la glace avec. Je reviens avec un bol de glaçon, et lui en ajoute 2 à sa demande et à contrecœur dans son verre ambré. 

Je me sens perdu ensuite, ne sachant pas si je dois rester ou me retirer dans la cuisine pour continuer la préparation du repas. Je veux m’en aller mais François me demande de rester, pendant qu’il boit d’un trait son whisky. Il en demande immédiatement un second…

- Nous voilà donc frères de sexe… à partager nos femmes. Cela fait bizarre entre amis…

Pourquoi a t-il besoin de parler de cela à ce moment crucial ? Au lieu de me laisser me cacher sous mon rôle de soubrette… 

- Pierre, je ne pensais pas venir… c’est pas mon truc ces échanges à 3… je suis là surtout pour ne pas décevoir Claire… ta présence a quelque chose, d’étrange et me rend mal-à-l’aise… le sexe c’est pour moi qu’à 2, même quand je vais en boîte échangiste… oui j’aime baiser des femmes différentes, mais uniquement moi et elle.

Je suis embarrassé de ses confessions… Pourquoi n’arrive-t-elle pas pour le prendre en charge ? Pourquoi me parler de tout cela, plutôt que de se taire et attendre ?

- Je préférerais nettement que tu sois absent comme dimanche dernier. Mais tu es là… Je me dis que finalement tu es un mystère pour moi… Es-tu un candauliste comme j’ai vu que cela s’appelait sur internet ? Ce genre de mec qui prend son pied à faire baiser par un Amant sa femme ? Ou seulement un homme qui aime se faire humilier par les autres ?

Son regard me transperce comme au restaurant. Je sais que je dois répondre.

- Je ne sais pas. C’est bizarre aussi pour moi…

François soupire nerveusement, et boit une nouvelle gorgée d’alcool.

- Non, je ne te comprends pas. Dieu a donné aux hommes une queue pour pourfendre les chattes et les culs, pas pour s’exciter bassement à se la laisser enfermer entre les barreaux pendant qu’un autre… ! Pourquoi alors toi-tu es si différent ?

L’air devient irrespirable dans la pièce. Je regarde désespérément vers la cuisine, dans l’idée de m’y enfuir et réfugier. Mais il me bloque avant.

- Non ne fuis pas. Reste Pierre… ne me laisse pas dans l’incertitude… tu bandes aussi là, face à moi ?

Je reçois sa question comme un uppercut au ventre. Car en réalité si je ne bande pas, je bandouille face au trouble humiliant de la situation. François finit son deuxième verre de whisky avant de le poser bruyamment sur la table basse.

- Montre-moi, je veux voir… 

La pièce se met à tourner autour de moi, dans un maelstrom d’émotions brutes, celles qui m’hypnotisent à chaque fois ! J’avance de quelques pas pour me présenter devant lui, et en apnée je soulève le devant de ma jupe. C’est après-tout lui qui a demandé à voir…

Au bout de quelques instants indécis, il me surprend à descendre ma culotte de dentelle aux genoux. L’humiliation est si forte que quand il a fini de dégager mon sexe encagé, celui-ci montre une belle érection contrainte ! J’ai honte et lève les yeux au plafond dans l’incapacité d’assumer.

Il ne dit d’abord rien, se contentant d’observer. Je me dis qu’il doit vivre des émotions aussi fortes que celles que je vis. Découvrir qu’un homme bande devant un autre… mais pas pour un autre. Je ne suis pas homosexuel, c’est juste la situation qui…

- Pas de doute, tu bandes… Cela ne fait pas trop mal avec les barreaux ?

Je ne réponds pas. J’ai l’impression que sa question est plus une remarque, qu’une réelle interrogation… Je suis estomaqué quand il tend sa main sur ma cage ! Je voudrais disparaitre sous terre…

- J’ai lu que l’Amant dans notre cas - je crois me souvenir qu’on l’appelle taureau ou bull en anglais - doit vérifier que le mari est bien empêché, pour être sûr qu’il n’y ait pas de concurrence… J’ai trouvé cela sur plusieurs sites, cela a l’air de faire partie du cérémonial.

Il vérifie d’abord le cadenas. Pas question que je regarde, que j’enlève mes yeux du plafond. J’ai si honte…

Avec horreur, je sens ses doigts se poser sur la cage et ne pas éviter de rentrer en contact avec mon sexe gonflé ! Je me crispe de tout mon corps alors qu’il tire doucement sur la cage pour tester son attache. Je me sens souillé, particulièrement honteux et je ramollis immédiatement… Qu’il enlève ses doigts ! Vite !

Il me lâche finalement. 

- Non pas de problème, ton zob est bien enfermé. Je m’étais promis à moi-même de le faire, mais si les pénis d’homme cela sera jamais ma chapelle. Tu peux te remettre…

Je me dépêche de remonter ma culotte sous la jupe, en reculant de 2 pas. Claire nous trouve ainsi quelques instants plus tard et semble soulagée que nous ne nous sommes pas foutus sur la gueule en l’attendant. Elle me demande à son tour de lui servir son apéritif, un guignolet avec glaçons, avant de me renvoyer en cuisine.

J’ai encore des légumes à découper et de mon poste à la cuisine, je vois leurs 2 têtes dépasser du dos du canapé et que cela se flatte et discute passionnément. Cela s’embrasse aussi profondément. Je me sens mieux, à l’écart. Après tout qu’ils fassent ce qu’ils ont à faire. Sauf qu’à un moment, je ne vois plus la tête de Claire pendant que François a relâché la sienne en arrière. Je rougis instantanément à la pensée de ce qu’elle lui en train de lui prodiguer. Non que je sois jaloux, mais je trouve cela particulièrement indécent et dérangeant sous notre toit.

A partir de ce moment-là, je suis concentré sur François. Il ne cesse de bouger la tête tellement cela doit être bon. Je bande de nouveau à fond dans ma cage : j’aimerais tant être à sa place sur le canapé ! Je le vois finalement se crisper et il éructe son plaisir d’homme dans une plainte rauque. Je trouve cela un peu ridicule. Est-ce que je fais de même dans cette situation ? Quoique finalement rare maintenant… Claire réapparait enfin du canapé et se dirige directement vers moi dans la cuisine. Elle garde la bouche fermée, une trace de sperme à la commissure. Quand je comprends son intention, je panique un peu, mais il n’y a rien qu’une Claire déterminée puisse obtenir ce soir. Je « partage » bientôt le plaisir de l’amant dans un profond baiser d’échange de fluides…

- C’est quand même meilleur frais, non ?

Je suis marqué de son goût, de son odeur, sans réaction. Claire n’a jamais voulu me recevoir en bouche. Trop dégueulasse, disait-elle et voilà qu’avec François cela ne lui pose aucun problème, et je me demande même si elle n’adore pas cela… venant de lui! Elle me réveille d’une tapette sur le haut de mes cuisses…

- Allez, arrêtez de rêvasser Pierrette. Au fourneau ! Nous nous retirons avec Monsieur en chambre… Le dîner devra être servi pour 21h pour 2 et faîtes attention, petite sotte, aux temps de cuisson. Pas comme d’habitude !

J’ai raté un jour la cuisson d’un simple poulet et elle a bien l’intention de me le servir jusqu’à la fin des temps ! Encore une façon de m’humilier…

Je me retrouve seul au rez-de-chaussée et je me sens perdu. La cuisine n’est pas directement en-dessous de la chambre mais les bruits portent très bien dans la maison vide d’enfant. Je devine les soupirs familiers de plaisir monter peu à peu chez ma femme, comme je les ai aimés les entendre depuis toutes ces années avec la conscience aigüe je ne suis pas avec elle, ni leur cause. La voix étouffée d’homme qui les accompagne a quelque chose de très inhabituel et dérangeant. Je vis une distorsion étrange entre le confort d’être chez moi, et l’inquiétude de ne plus y être finalement totalement, quelque chose d’indéfinissable mais de très puissants à créer des émotions pures. Je chasse ces images récurrentes de cette grosse bite qui pourfend ma femme pour son bonheur ! Je cherche à me concentrer, à la place, sur la recette. Cela ne marche pas bien, si bien que j’allume la radio sur une station musicale, pour mettre un voile sur la réalité de la chambre… C’est un peu mieux mais je garde toujours le cœur aussi serré. 

A 21h, je suis prêt. La table a été mise pour 2 et j’ai pris mes précautions en grignotant quelque chose, n’étant pas sûr de dîner. Le repas est réservé au chaud et j’espère que cela ne sera pas trop mauvais. Et j’ai ouvert la meilleure bouteille de mon armoire à vin.

J’attends leur redescente, d’abord sereinement puis alors que leur retard augmente, de plus en plus fébrilement. Ils arrivent enfin recouverts d’un simple peignoir.  Je frémis quand je vois que François porte le mien, marqué papa, cadeau de la dernière fête des pères des enfants. Il est trop petit pour lui et met en évidence que François est plus grand que moi. Même là je perds la comparaison !

Claire a un sourire des béatitudes, du style « j’ai été bien baisée » et l’Amant me jette un regard de triomphe du mâle dominant… Je me sens si faible de laisser faire cela sous mon toit…

- Ah non, Pierrette ! La table ne va pas. Il est vrai aussi que je ne vous ai pas laissé des consignes. Mettez mon assiette immédiatement à côté de Monsieur.

Sans savoir, j’ai mis la table en face à face amoureux. Je la remets en angle propice à toute promiscuité. Je ne peux manquer pendant que je sers leurs assiettes que l’Amant a posé sa main sous le peignoir de ma femme, sur sa cuisse, en acte tendre ou de possession, je ne sais. Je remplis aussi les verres avant que l’on me « renvoie » en cuisine.

De mon poste d’observation, c’est une épreuve que de les regarder être si complices, à se toucher, s’embrasser, se nourrir même mutuellement, comme de jeunes amoureux fusionnels et éperdus. Je me sens plus que tout relégué, mis à part – ils se resservent eux même le vin ! - et cela rajoute à mon accablement.

Ils décident de ne pas terminer le repas et d’en rester au seul plat. Ils me félicitent et Claire me demande de débarrasser la table et de lancer le lave-vaisselle pendant qu’ils s’installent sur le canapé pour visionner le film mythique dont ils « parlaient la dernière fois » et dont Claire a trouvé le DVD…

- Ah oui, Gorge Profonde, année 1970,  tu crois que cela n’a pas trop vieilli ?

- Sais pas, y’a qu’à regarder !

J’ai la consigne de venir les rejoindre une fois mes tâches terminées en cuisine. Je les trouve dans la plus indécente position imaginable, les peignoirs largement ouverts sur leurs corps, la tête de Claire posée sur l’épaule de l’Amant et sa main à lui branler doucement le sexe. Je crois que je n’ai jamais François en érection devant moi, et je blêmis quand je découvre la taille de son machin ! Dans la main de Claire, la comparaison est vite faîte et elle est en ma défaveur. Quand elle s’occupe de mon sexe, il n’y a que le gland qui dépasse légèrement de ses doigts, comme un petit oiseau dans son nid. La tour de François me parait immense, à continuer à s’élever au-delà de la dernière phalange avant de s’épanouir en magnifique sphère polie ! Je lui rends plusieurs centimètres.

Bien sûr, je me fais surprendre à mater par Claire.

- Tu regardes envieux ce qu’est un vrai phallus de Mâle ?

L’attaque est directe : je ne peux m’empêcher d’en rougir fortement.

- Non, je…

- Si tu tiens tant à comparer, on va le faire. Enlève ta tenue de soubrette et mets-toi nu…

dyonisos


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Par dyonisos - Publié dans : Petits contes D/S
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