Dyonisos Soumis

Prenons une situation de la vie de tous les jours. Un truc qu'a fait ou surtout n'a pas fait votre cher et tendre, même involontairement, et qui vous énerve et énerve encore. Dans un couple classique, cela se règle par des gros yeux et de longues bouderies. Mais dans un couple qui a ouvert il y a longtemps la boite de Pandore BDSM, cela se paye cash. C'est ce qui m'est arrivé...

C'est vrai que je l'ai bien cherché à vouloir donner du pouvoir à ma Dame, pour l'excitation que j'en retire et pour aller plus loin dans la complicité. Sauf que là Maîtresse N. a pris le pouvoir et j'ai payé cher, pour le symbole et surtout pour m'en rappeler et ne pas oublier de vérifier la jauge de gaz, la prochaine fois.

Car ces derniers jours, il y avait de l'eau dans le gaz à la maison. J'avais déjà compris que le manque de gaz serait un problème que l''on" ne me laisserait pas passer. J'avais déjà eu une cannée de semonce. Je crois aussi que cela avait joué dans la décision de Maîtresse N. de ne point me libérer. Mais je suis d'un naturel optimiste et je croyais m'en sortir par une livraison juste à temps.

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J'avais commandé le gaz jeudi matin. Mon fournisseur a contractuellement 7 jours pour me livrer et n'a jamais attendu si longtemps. J'étais donc confiant...

Sauf qu'une fois libéré de ma cage, le gaz a mourru comme mon service trois pièces venait de le faire. En plus de la vilaine blessure à vif et douillante à l'entre-couilles, j'ai découvert aussi que j'ai dorénavant des couilles d'éléphants, enflées, douloureuses au toucher et quasi impossibles à faire sortir de l'anneau. Bref une dévastation...

- La chaudière est en défaut : il n'y a plus de gaz.

Il était 17 heures et je me suis dit aie, aie, aie. N. ne rigolait pas du tout. Je proposais d'acheter immédiatement une plaque électrique pour faire chauffer les marmites d'eau à l'ancienne. Proposition acceptée et mise en oeuvre dans un sceau de 10 litres que le valet de bain que j'étais devenu, montait à l'étage. Là ma fille m'a tout de suite prévenu. Là elle acceptait, mais si cela durait trop...

Le lendemain, je me présente, une idée derrière la tête, au petit déjeuner avec mon avis de discipline vierge que je commence à remplir avant d'être arrêté ma Maîtresse N. : "qu'est-ce que tu fais ? C'est moi qui remplis de A jusqu'à Z !" Première nouvelle qui annonce des nouvelles douces et amères. Bigre que la situation tourne à la lune de miel D/S. Je me vois me reprocher mon "comportement inconsidéré" et mon "irresponsabilité". Et je me vois convoquer le lundi matin pour une explication, nu, collier autour du cou et mis en attendre au coin l'arrivée d'une Maîtresse N redresseuse de mes torts. On requiert : le petit paddle, la canne, la roue crantée et la cravache. Le petit paddle et la roue crantée, indique que l'on veut s'attaquer à mes orphelines (et malheureusement pour Maîtresse, je ne retrouverai honnêtement ni l'un ni l'autre). Mais c'est surtout la cravache qui attire mon attention. Elle est rare et Maîtresse N. a appris à la manier diaboliquement. Tout cela ne m'annonce rien de bon...

Le soir arrive vite et j'ai une idée stupide de soumis en manque. "Et si le gaz n'est pas livré lundi ?". "Alors cela sera 50 coups de fouet pour toi." Parle toujours, le gaz sera là lundi soir...

Le lendemain, Maîtresse N. me pousse du lit pour m'occuper de la maisonnée. Je ne suis pas un mâle qui ne fait rien pour lablfouet502-copie-1.jpg vie de la maison, mais je suis définitivement beaucoup plus attentif quand je me sens en soumission. Il y a toujours ce moment étrange, où après avoir conduit la progéniture dans ses classes, je passe de Papa attentif à l'objet sexuel et soumis à
Madame. La peur monte quand il faut se déshabiller pour recevoir sa "raclée"... Les muscles se crispent à attendre sur le sol dur l'arrivée de sa Maîtresse... Mais quelle joie interne quand elle arrive, même si je sais par instinct que je vais passer un sale quart d'heure.

Je reconnais à ma Dame, sa capacité à se muer immédiatement en Maîtresse intransigeante. L'angoisse m'accompagne alors qu'elle me fait me rapprocher de ses armes, mettre debout les mains derrière la nuque et qu'elle agit. Quelques coups de paddle bien sentis pour l'échauffement et elle passe à la cravache de reproche, faisant si mal, surtout quand elle vise la frêle peau des épaules. Je ne suis ni attaché, ni bâillonné : avec le temps, Maîtresse préfère me mater au naturel. M'entendre crier, me forcer à reprendre ma place. Je suis ailleurs en ce moment. Complètement, définitivement amoureux de ma N. et ressentant durement et moralement chacune de ces reproches frappées. Putain que cela fait mal. A la fin, je suis quasi cuit. Elle me tente en me proposant de continuer. Je refuse sagement et déjà bien maté... Mais je suis encore un peu Maître de moi, et je pose la question.

- Cela soulage ?

- Oui, cela soulage.

Plus tard, elle regrettera de ne pas avoir compté le nombre de coups. J'ose comprendre à mes dépends, que ma Maîtresse de femme qui devient de plus en plus expérimentée de mois en mois, cherche à calibrer ses traitements de rétorsion. Je suis fier qu'elle soit devenue ainsi, cela m'excite et me fait craindre l'avenir.

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En tout cas, arrivé au bureau, j'ai mal au cul et surtout au dos. Je comprends oh combien l'absence de gaz porte et je me décide soudain à accélérer les choses. J'essaye de les joindre au téléphone : en vain. Je leur laisse un message de contact. Ils ne me répondront que tard dans la soirée me disant que mon problème était pris en "haute considération" et qu'ils "s'efforçaient de le résoudre sous 48h", signé de la Camile universelle qui se cache au coeur de l'Afrique. Enculés, va ! C'est exactement le délai contractuel.

Donc le soir, il n'y avait toujours pas de gaz. Maîtresse N. me confirme donc que cela sera donc le fouet comme promis pour le lendemain. Toujours une Maîtresse qui profite du lit, moi qui m'occupe à faire démarrer en ordre la maisonnée, vider le lave-vaiselle, étendre le linge et lancer une nouvelle machine.  De retour d'amener les enfants, je me déshabille et attends mon châtiment. Je tremble clairement et N. le remarque, mais cela ne l'empêche pas d'user du fouet.

25 premiers coups terribles, donnés sur les fesses depuis la gauche, puis la droite et sur les épaules (les plus douloureux de loin). Je crie, je sursaute, j'ai du mal à garder ma position. J'en ai même un, qui m'arrive, sans que Maîtresse l'ai voulu, sur la tête heureusement sans gravité. Mais j'en suis si époustouflé. Pause le temps que Maîtresse N. admire ses marques et les prenne en photo. J'ai le souffle coupé. Je tremble, pleinement conscient que nous en sommes qu'à la moitié et c'est déjà si intolérable. Elle me pause le téléphone là devant mes yeux pour me montrer l'état déjà atteint de mes fesses et me faire encore plus craindre la suite.

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Maîtresse recommence son application avec fermeté. Plusieurs coups qui s'enroulent en serpent venimeux autour de ma taille. D'autres qui visent les cuisses. Je continue comme je peux à compter à voix haute comme exigé, avec la plus grande difficulté. Passe 40 coups en enfer, Maîtresse N. m'annonce que j'ai fait "le plus dur". Les coups suivant sont plus légers, tout en restant piquants. Je récupère un peu de souffle, jusqu'au 49ème. Madame s'arrête et me laisse un long moment, anticiper, angoisser dans l'attente de ce 50ème coup que j'entends finalement partir, siffler dans l'air, avec le sentir durement atterrir sur la frêle peau du bas des joues des fesses, s'enrouler autour de ma taille et mourir dans l'aine. Je hurle définitivement ma douleur ! Et tombe immédiatement sur le sol au pied de ma belle, maté et repentant, la tête baissée. Je demande naturellement et humblement, je prie pour que l'on excuser ma faute, je promets de faire plus attention la prochaine fois. Madame a gagné et j'ai perdu. Elle vient me consoler de ses mains. Je suis un homme heureux et complètement addict de ma Dame.

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Et pourtant, je suis de nouveau mis en garde : " et si le gaz n'est pas livré aujourd'hui, cela sera retour en cage ce soir." Je relève la tête surpris, je n'ai vraiment aucun désir de retourner dans la cage, le sexe blessé et les couilles meurtries. Je tente de protester. "Non j'ai décidé et cela sera la cage. Mais tu pourras mettre ton ancienne en plastique si tu n'arrives pas à repasser à celle en métal. Allez ouste, debout que je regarde les dégâts !"

Je suis "réparé" par l'application de crème cicatrisante. "C'est fou comme toi qui n'aime pas habituellement les crèmes tu te laisses faire là". Pas le choix. "Là j'ai bien fait de m'arrêter, un coup de plus et je t'aurais fait éclater la peau". " Tu n'y croyais pas que j'allais te donner 50 coups ?" En fait, non et j'en suis baba. "Très bien, très bien ici, là c'est moins bien..."

Finalement je suis envoyé à mon travail après avoir été durement fouetté. Dans la journée, le fournisseur me laisse un message pour m'annoncer avec "plaisir" que je serais livré le lendemain matin. Je le réécoute deux fois pour être sûr. Pas de doute, le lendemain. Aurait-il fait un effort s'il savait combien ça allait me coûter personnellement ?

J'envoie un sms à Madame pour lui annoncer. Et j'en reçois en retour "et bien cela sera la cage". Aïe !

Le soir venu, j'ai toujours les couilles enflées mais je suis prêt à honorer ma sentence. Il faut quand même que je retrouve l'ancienne CB6000 avec l'anneau démontable, seule possibilité de me remettre en cage. 1 heure de recherche avant de la trouver. Je prépare tout même une paire de menottes pour que je sois sans défense au cas où, avec un mélange de peur de redouiller et d'excitation d'être puni ainsi... Tout est sur le lit à minuit.   

Maîtresse N arrive finalement. Je suis nu sur le lit...  offert.

"Et non pas de cage ce soir : je n'ai eu jamais l'intention de te la mettre mais j'ai adoré, quand tu as su que le gaz n'allait pas être livré, ta peur de retourner en cage"

J'ai un mélange étrange entre le soulagement et la frustration de ne pas subir la punition jusqu'au bout

"La frustration fait partie de ta punition. Allez en couche et en grenouillère, maintenant : cela devrait déjà suffisamment te contraindre"

Mais là je n'ai pas envie d'y aller, je préférais une caresse ou même sa bouche sur le zizi. Je rechigne. Elle persiste. Je me mets en rébellion "Tu vas voir toi !". Maîtresse essaye de m'attraper les couilles, mais mes mains sont encore plus grosses que mes couilles d'éléphants et me protègent. Elle demande de me tourner et essaye de me donner une fessée à main nu, qui ne fait pas l'effet escompté. Je jubile un peu ; "tu vois que si je veux pas tu n'as aucune moyen de me contraindre". "Tu vas voir toi", me répond-t-elle d'une voix très joueuse. Et elle revient avec ce que je devine une de ces ceintures et commence à me fouetter avec. C'est une ceinture très fine et qui fait très mal. Maîtresse N. est devenue une pro à faire frapper là où elle a décidé dont un sur la blessure sous les couilles. Je grogne et admet ma défaite. Je passe ma grenouillère mais oublie quand même la couche. "Au lit maintenant" Je me gratte les couilles sous la grenouillère... "Tu arrêtes tout de suite cela : pas le droit. Mains au dessus de la couverture !" Je les mets et recommence un peu par défi. Elle part chercher mes mains sous l'épaisseur, les ramène dehors et la rassemble sagement sur la couette surveillée par sa main dessus. J'ai compris, ne tente plus rien et m'endort plus amoureux que jamais...  

Le lendemain, je suis heureux de voir pendant mon café enfin arriver le camion-citerne... et de monter l'annoncer à N.

dyonisos

Ven 3 avr 2015 9 commentaires
belle tres belle tranche de vie D/S et qui en plus va faire bien des jaloux dont je ne suis pas je sais trop bien ce que c'est que le fouet et autres réjouissances , d'ailleurs merci pour tes nombreux com .
je reste quand meme surpris je n aurais pas imaginé cela de ta maitresse il y a encre peut de temps , c'est incontestable elle vient de prendre une autre dimention plus rien n est pas a sa portée , plus rien ne lui fait peur , tu es devenu sa chose sans que tu n ais ton mot a dire et tel un maestro elle joue de toi en virtuose et maitrise parfaitement son art de te manipuler .
merci de ce partage
amitié Yanode
yanode - le 03/04/2015 à 08h28

Combien de fois avons nous maugréés ensemble contre nos Dames qui montraient de ci et de là, des réticences à nous suivre dans nos "folies" sombres. Commc si cela coulait de source de traiter son homme ainsi (car il y a beaucoup d'amour dans cela) et de prendre un plaisir profond à l'accabler.

Comme je l'ai déjà dit ici, la réussite de ce genre de sexualité passe par une double expérience, éducation, cella de la partie soumise mais aussi celle de la partie dominante : on ne napit pas Maîtresse efficace, on le devient. Je lisais cette semaine dans une large enquête sur la seuxalité en Australie (20000 personnes) que le BDSM ne concerne finalement que peu de monde, moins de 2% des hommes et des femmes s'y adonne activement, exactement le même nombre que les homosexuels hommes et femmes actifs. Cette enquête note la différence entre ceux qui l'on fait une fois dans leur vie, et ceux qui l'on fait régulièrement les 12 derniers mois...

Non devenir Maîtresse de son homme demande un long apprentissage.Il faut beaucoup de temps et de persévérance. Et je pourrais rajouter maintenant que l'évolution ne se fait continuellement mais par à-coups. C'est peut-être ce qu'il vient d'arriver, mais je ne crois pas en être encore arrivé au stade où je n'aurais plus mon mot à dire. Je ne sais d'ailleurs pas si je souhaîte cet état que je trouverai dangeureux pour le couple. Mais oui j'aime bien être trompé, manipulé, reprimé comme autant de choses qui égaie une vie qui serait sinon trop fade et rapide. J'ai mis un point d'honneur à accepter cette sentence que ma partie soumise désirait. Mais le consentement de N. et moi à faire ou subir, reste totalement là... Et heureusement ! Nous sommes un couple qui s'aime avant tout et dont les fondations sont autres que ces activités là.

amitié, dyonisos

dyonisos
A ta place, je ferais attention au niveau de gaz à l'avenir. Parce que p... elle ne t'a pas loupé, là. Je me suis crue dans les films de mon enfance quand le héros était fouetté pour avoir tenu tête aux méchants. Je trouvais ça si injuste. A propos de tenir tête, tu n'as pas peur, toi, en jouant tantôt le rebelle, tantôt l'espiègle qui ne veut pas garder les mains sur les couvertures, qui ne veut ni ceci ni cela. Après ce que tu t'es pris, faut être sacrément gonflé !
Quel récit en tous cas ! La domination est totalement à l'honneur et les photos me font frissonner. Brrrr... Question de chauffage absent ? Non, parce que c'est carrément impressionnant. Tu dis que tu aimes ça, moi je suis toute retournée.
La fin du texte montre en tous cas combien votre complicité est formidable et ça, ça met du baume au cœur... et sur les plaies.
Doux bisous sur tes couilles, Dumbo ! Lol...
Cerenella Domi - le 03/04/2015 à 17h24

Je crois que oui, je vais faire attention au gaz à l'avenir pour en point mettre de l'eau dans le gaz. C'est le genre de pouvoir que donne notre type de sexualité. Dans un couple normal, cela serait engueulade, bouderies et peut-être cul tourné. Là c'est une alternative pour passer sa mauvaise humeur et faire passer le message à l'autre. Et oui je vais en garder un souvenir cuisant... Mais même ne subissant la complicité reste et il est tentant de tester sa moitié Pour avoir le bonheur de voir comment elle va réagir. C'est un de ces petits bonheurs de la vie. Cela peut affectivement paraître hard pour celui qui voit, mais le fouet, la canne ou autre a un effet dissociatif terriblement excitant à l'esprit. Le corps a mal. L'esprit adore d'être traité ainsi.

Bisous aux lapinoux

dyonisos

dyonisos
de bien jolie marques que ta fait maitresse j'en serais presque jaloux il y a belle lurette que je n'ai reçue une telle correction
albin - le 04/04/2015 à 09h09

Merci à toi, Albin. N. devient effectivement trés douée à manier le fouet ou la canne, tout en faisant attention à moi, et je ne vais pas m'en plaindre.

Bon week-end à cage et amitié

dyonisos

dyonisos
Le Dyonisos est vraiment un petit filou
N'ayant plus de gaz et pour être sur de ne pas avoir froid, il d'arrange pour que Maîtresse N S'occupe de lui.
Ainsi, Elle Se réchauffe en pratiquant une activité physique ( le fouetté n'est pas de tout repos ) tandis que lui, tremblant au début, a du avoir ensuite bien chaud sous sa peau meurtrie.
Le résultat est impressionnant, je me dis qu'il faut une sacrée dose d'amour, de soumission ( et de courage ) pour recevoir une telle punition sans se sauver.
Il doit falloir autant d'amour et de caractère de ta Maîtresse pour "offrir" cela à l'être qu'Elle aime
Respects à vous deux
Chaste59 - le 04/04/2015 à 10h39

En fait, tu as partiellement tord car nous avons un seul radiateur électrique qui est installé comme par hasard à l'endroit où la repression du crime a eu lieu...

Je ne tremblais donc pas de froid mais de peur. Car N. quand elle devient Maîtresse ne fait pas semblant. Ses coups sont destinés à faire mal à escient. Là la situation était inédite : car j'ai indéniablement fauté et Maîtresse N. a voulu me donner une leçon. Cela n'est pas toujours le cas, mais le contexte étant très D/S en ce moment, cela a été ainsi. Au point même qu'elle est revendiquée auprés du gamin, qu'elle m'avait donné une fessée. Il est venu m'interroger dessus aprés. Je suis resté évasif.

Se faire punir pour une faute réellement faite change, je crois, la perception. Cela m'accable au point de me faire regretter d'avoir fauté. Et cela soulage Madame qui passe sa mauvaise humeur de façon très concrete.

Le reste est ce que nous connaissons, ce que nous avons patiemment mis en place depuis un an. L'absence de réticence à donner ou recevoir. Maîtresse N. me veut définitivement non entravé et libre d'exprimer ma douleur. C'est je crois comme une corrida, où je suis le taureau, et Maîtresse le torréador. Elle me travaille au corps, elle m'accule, elle me force à reprendre position avec un grand enthousiasme, jusqu'à ce qu'elle obtienne son estocade, cet état où je suis définitivement maté et doux comme un veau. C'est sa grande victoire et ma repentance.

amitié, dyonisos

dyonisos
C'est toujours un plaisir de te lire, et en particulier les aspects, rares mais particulièrement précieux, des analyses psychologiques de ton ressenti.

> J'ai un mélange étrange entre le soulagement et la frustration de ne pas subir la punition jusqu'au bout.

Je comprends cela ; je n'avais jamais su l'exprimer ainsi, mais c'est exactement ça : une sorte de déception de voir que la Maîtresse aussi peu faillir. C'est encore très fréquent chez M. de ne pas "donner suite" à ses menaces. C'est dommage, mais on n'y peut rien...

Par contre, je suis surpris de voir comme, chez vous, la souffrance a pris une place prépondérante. Ta Maîtresse semble adorer te faire souffrir et toi tu semble vraiment prendre plaisir à souffrir pour elle ; je ne dois pas être vraiment "SM" au fond...
Nico, soumis - le 04/04/2015 à 18h52

Je te lis toujours à la recherche de ressentis de l'esprit. Mais tu sais la plupart du temps, si je les ais, je ne les note pas forcément pour le restranscrire sur le blog et je ne les mets que si je pense qu'il apporte un plus à la chronique.

Maintenant sur le fond. Nos Dames sont un peu nos garde-fous ou sinon nous serions devenus les loques que j'ai lu chez toi (N. dirait la larve). Et je ne suis pas sûr que c'est ce qu'elles désirent de leur homme. Je dirais aussi que ne pas obtenir ce que l'on désire, peut être vu peut-être comme une faiblesse de domination, mais aussi comme une forme de frustration qu'Elles nous imposent à escient.

J'ai lu hier vos derniers articles et je reviendrai les commenter dessus au calme. Mais je suis d'accord avec M. en disant que le gode creux est peut-être une solution, et depuis que ta Dame parle, je l'a trouve finalement trés sage à vouloir ou ne pas vouloir, ce que je trouve rassurant.

La "souffrance" n'a pas pris une place plus prépondérante que d'autres dans notre vie sombre. Il se trouve que nous aimons beaucoup cette complicité et que nous avions décidé l'an dernier de la développer. Comme nous en aimoins d'autres, citées ou pas ici. Je ne souffre pas réellement pour Elle, mais pour moi, pour nous et notre complicité. C'est un partage, pas une imposition.

Le fouet a quelque chose de libérateur que, je crois, tu vas comprendre. Il dissocie le corps qui est martyrisé et l'esprit qui est libéré, jamais aussi clair. Et c'est un tel acte de complicité en Amour.

bon week-end à toi et amitié,

dyonisos

PS : nous avons beaucoup apprécié, N. et moi,  de retrouver nos mots dans ton article de hier. Merci à toi.

 

 

 

dyonisos
Aïe Aïe Aïe ! quelles marques ! Madame N. semble bien maîtriser le maniement du fouet, mais ça doit être dur quand même.
Enfin, puisque tu as avoué ton impardonnable erreur et que tu acceptes l'irrémédiable sanction, c'est que tu y trouves ton compte aussi ...
jeepy - le 07/04/2015 à 20h19

Madame est trés douée pour le maniement des fouets, cannes et autres, trés décidée, aimant le travail bien fait et inspirée. Et cela je l'ai découvert dépuis quelques années. Mais elle n'est pas sadique. De mon côté je suis s'en doute plus résistant que d'autres à me prendre les déferlantes et forcément cela donne des choses impressionnantes aprés. Surtout que son objectif devient de plus en plus de me faire plier, que je n'en peuve ou veule plus et de me faire reconnaître que je suis maté et qu'elle EST ma Maîtresse de femme.

Je considère le fouet comme la plus terrible des armes qui pique si douloureusement là où elle frappe Je crois aussi que Madame aime maintenant les instruments qui laissent de belles marques plutôt que les fesses confusément rouges. 

Maintenant ce qui me semble nouveau est que nos pratiques qui étaient au départ des jeux sexuels disons poussés, s'insinue de plus en plus dans la vie du couple, jusqu'à y recourir pour un faute qui énerve Madame. Et là je t'assure, sous le fouet ou la cravache, je n'étais pas une once excité du zizi qui preférait se planquer. Par contre c'est une grander fierté et un grand plaisir de l'esprti, d'avoir été traité de cette manière, ce qui me rend encore plus amoureux de N.

amitié, dyonisos

dyonisos
C'est la première fois que j'écris ici, alors merci pour toutes ces belles histoires!
Juste un avis: je trouve un peu dommage, (mais qui suis je pour dire ça!), que ta Maitresse te punisse sans decorum, ça ôte un peu de l'aspect sexuel et devient peut-être trop une vraie punition. Si elle t'enchainait et cadenassait solidement avant, cagoule et vrais fers au cou et aux membres, tenue sexy pour elle, celà indiquerait toujours le jeu. Maintenant une gentille mère de famille, long fouet en main, punissant sans faiblir son garnement de petit mari négligent reste quand même une chose très troublante sexuellement.
Ta femme est formidable et très belle, Dyonisos, elle sait te tenir amoureux, bonjour à elle aussi.

(psssttt: j'avais bien apprécié aussi quand ta femme avait montré sa cravache à son ami d'enfance hi hi, il avait dû être drôlement troublé!)
Kiniki - le 08/04/2015 à 09h17

Sois donc le bienvenu...

Au début c'est ce que j'aurais voulu, des rituels et des équipements SM. Mais ce n'est pas le choix de Maîtresse N. qui s'aborde en permanence toute formalisation que je pourrais vouloir. 

1) c'est la Maîtresse et c'est finalement le principe du jeu qu'elle est le dernier mot.

2) N. sait parfaitement qu'en faisant cela, elle me frustre et là c'est aussi la règle du jeu quand tu commences ce type de jeu

3) Finalement moins il y a de choses à sortir, plus c'est facile de s'y mettre au débotté

4) Pour les flagellations, je crois qu'il n'y a rien de plus puissamment aphrodisiaque que de te tenir son homme sous son emprise, libre de bouger et de crier, et de le forcer par sa domination à se remettre sous son fouet ou sa canne.

Je lui passerai tes salutations.

Merci de ton com et au plaisir de t'y retrouver.

dyonisos

dyonisos
De toutes façons, DS ou pas, les femmes adorent nous frustrer un peu ... ou beaucoup, comme si elles se vengeaient d'un complexe d'infériorité.
Kiniki - le 10/04/2015 à 14h36

Je te trouve quand même un peu aigri...

dyonisos
Ah, peut-être! Merci docteur. Le manque de cravache sans doute... MDR.
Kiniki - le 11/04/2015 à 18h18

Tu n'as qu'à demande à ta Dame 

dyonisos