Dyonisos Soumis

Pour commencer cette série sur le Royaume Uni, il faut je pense en revenir à la moralité victorienne du 19ème siècle. Cette espèce de pruderie généralisée, de repression sexuelle même, où chacun de bienséant se gardait d'avoir toute tentation, toute idée mal placée, fut-elle la plus innocente. 

De là découle toute l'imagerie que nous avons gardé de cette période. ... Les dispositifs anti-masturbatoires évidemment bien connus par les pratiquants SM de nos jours... mais aussi pour une chose aussi innocente que d'aller prendre un bain en mer avec les longues tenues couvrantes et les chariots de bain.

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Mais je me dis que tout cela est forcément une vision un peu faussée. D'abord parce que les couples victoriens avaient des enfants et qu'il devait bien passer à l'acte dans l'intimité de la chambre pour a minima un missionnaire. blvictoriancouple.jpg Je sais que certains évoquent certaines chemises de nuit très enveloppantes avec une fente pour laisser les 2 organes génitaux se rencontrer mais qui prohibaient tout autre contact impur. Mais je ne sais pas si cela a réellement existé ou si c'est juste une légende. D'autre part, il ne me parait pas possible d'arriver à réprimander sexuellement ainsi toute une société.

Evidemment pour le pour, il y a toujours l'histoire d'un certain mâle anglais qui aurait été tellement choqué de découvrir les poils pubiens de sa femme lors de la nuit de noce, qu'il en aurait quitté la chambre outragé. Et le fameux "Fermez les yeux et pensez à l'Angleterre", conseil qu'au choix la Reine Victoria aurait reçu avant sa nuit de noce ou qu'elle aurait dit à ses filles avant de les marier... Très prude tout cela.... Tu parles Charles ! Car la même reine Victoria a écrit dans son carnet intime le lendemain de sa nuit de noce  :

"I NEVER, NEVER spent such an evening!!! My DEAREST DEAREST DEAR Albert...his excessive love and affection gave me feelings of heavenly love and happiness I never could have hoped to have felt before! He clasped me in his arms, and we kissed each other again and again! His beauty, his sweetness, and gentleness---really how can I ever be thankful enough to have such a husband!...to be called by names of tenderness, I have never yet heard used to me before--was bliss beyond belief! Oh! This was the happiest day of my life!"

Pas besoin de traduire. Elle avait manifestement très apprécié sa nuit de noce !

Cela me rappelle la sexualité dans la france médiévale au XIIème siècle. Une France très croyante ou justement l'Eglise interdisait toute acte de nature sexuelle - même auto sexuel - avant le mariage. Et à l'époque les hommes se mariaient en moyenne à 28 ans. Alors ? Alors ce qu'ont montré les historiens est que tous ces interdits n'empêchaient nullement les hommes de se branler ouvertement dans les campagnes, sans que cela crée plus de problème blasphématoire que cela.

Je crois que l'Angleterre victorienne a été un peu comme cela... La preuve à la fin du 19ème siècle, une femme sur 15 (!) à Londres était une prostituée !

Mais au délà de cela, la visite dans la chambre victorienne vaut le détour. Il faut oublier la légende des invités venant assister à la consommation du mariage dans la chambre conjugale. C'est d'abord une habitude du 18ème siècle et d'autre part, le simple fait d'être sous le même drap suffisait à montrer cette fameuse consommation.

En fait les victoriens étaient un peu comme les gens de maintenant si ce n'est que l'apparente pruderie en public était dépassé en chambre. Quelques exemples ?

Le face sitting ! Manifestement il est resté dans les mémoires que les nounous et gouvernantes victoriennes apprenaient à blvictoria leurs jeunes garçons à "plaire" à leurs chattes avec leurs langues. Souvent, un jeune garçon victorien, même très prude, connaissait intimement le dessous des jupes de sa nounou et connaissait l'étau de ses cuisses autour de sa tête. Souvent, cette épreuve servait de punition pour un comportement indiscipliné. Le garçon recevait l'ordre de prendre un siège, suivi par le bruissement du relevé des lourdes et volumineuses jupes de sa gouvernante avant la descente de la culotte. Alors il sentait pressées sur son visage les lourdes fesses et la chatte chaude et humide. Si la gouvernante n'atteignait pas rapidement l'orgasme, le garçon recevait une sévère fessée.   

 

 

Le figging ! Le figging c'est l'art de tailler une racine de gingembre en une espèce de gode grossier et de l'introduire dans le trou du cul du soumis sans lubrifiant. Le principe est que le jus naturel du légume va être dehttp://a3.idata.erog.fr/100x71/3/14/29/10/2011-jan/220px-Ginger_Finger_for_Figging.jpg plus en plus irritant jusqu'à devenir une douleur lancinante.  La pratique vient de l'Epoque Victorienne en Angleterre où le figging était utilisé par les marchands de chevaux. C'était une forme de tromperie du vendeur sur l'age et l'état du cheval, Il l'utilisait sur leurs veilles bêtes pour que l'irritation causée leur fasse redresser la queue et la tête, et qu'ils bougent nerveusement, signe d'un jeune cheval en bonne santé. L'histoire dit que les maris victoriens ont adopté cette technique pour la discipline domestique de leur femme. En leur introduisant un tel gode, ils les empêchaient de crisper les fesses pendant la fessée conjugale.

Car il ne faut pas s'en cacher, l'époque victorienne était très discipline domestique que cela soit sur les enfants ou sur les épouses. Et même la Reine Victoria montrait l'exemple, comme le montre cette histoire :

Un jour, alors que la reine était présente à une revue militaire dans son carosse ouvert, la princesse royale, alors une fille de treize ans, assise sur le siège avant, commencait à flirter gentimment avec quelques jeunes officiers de l'escorte. Sa Majesté lui a lancé des regards réprobateurs. Plusieurs, en vain ! Quand sa fille a laissé tomber son mouchoir à côté de la voiture - évidemment pas par hasard - instantanément deux ou trois de jeunes héros bondirent de leurs selles pour le ramener à sa belle main. Mais la voix de la Reine s'interposa.

«Arrêtez, messieurs ! » s'écria la reine; «laissez-le où il se trouve maintenant. Et ma fille, descendez de la voiture et ramassez votre mouchoir.»

Il n'y avait pas moyen à la fille d'y échapper. Les valets du roi s'intéressèrent immédiatement à la petite demoiselle royale, qui descendit en soulevant le bas de sa jolie robe de dentelle pour éviter la poussière. Elle rougissait terriblement, mais elle était sans doute assez en colère. Sa mère venait, d'une leçon mortifiante, tuer dans l'œuf ses tout nouveaux élans vers les beaux jeunes hommes.

L'époque était donc à la discipline sur les enfants et sur les femmes. Le guide le plus populaire écrit vers 1850 était le Mrs Beeton book of HouseHold's Management. Une sorte de guide de la parfaite Maîtresse domestique très populaire pendant presque un siècle dans les pays anglosaxons. Et que trouvait-on dans ce guide (à part 900 recettes de cuisine) ? Cela :

blbeeton2.jpgJe prône la canne, le devoir, l'obéissance et la discipline pour avoir des filles bonnes et bien éduquées . Même les dames de haut rang doivent à l'occasion être traitées comme un enfant et être fessées . Elles doivent faire leurs propres demandes pour être punie à chaque fois, car il est essentiel qu'elles perdent tout sentiment de libre arbitre. Cela ajoute à leurs sentiments de honte. 

La présence de témoins extérieurs peut être retenue comme une menace pour s'assurer qu'il n'y ait pas de rébellion. Toutefois, si l'on effectue cette menace, prenez soin de qui est présent afin d'éviter tout scandale. Si cela est fait avec justesse, cela sert à la dame d'être ainsi verrouillé d'un cran ou deux.

A lire tout cela, je me demande si les couples victoriens n'étaient pas les premiers couples D/S de l'histoire...

 dyonisos
Sam 21 jui 2012 4 commentaires
Et bien voilà un article des plus précis et des plus intéressant ! Un peu d'histoire ne fait pas de mal et on en apprend tous les jours ! Ah, les différentes époques du passé sont très instructives...
Madame.S - le 21/07/2012 à 16h32

Bien sûr que l'on en apprend toujours et moi aussi en préparant cet article. Epoque aux moeurs fascinantes en tout cas.

dyonisos

dyonisos
Ca rappelle un peu les cours d'Histoire de France quand on usait nos fonds de culotte sur les bancs de l'école. C'était précis, bien raconté, passionnant. Ici c'est l'histoire de l'Angleterre et c'est identique : précis, fort bien écrit et passionnant. La discipline était de mise mais il y avait aussi, tout de même, le sexe. Et le face sitting était (et demeure encore) agréable. Nous sommes à quelques jours de J.O. de London, tu fais bien d'évoquer la "face cachée" de l'Angleterre, hi hi...
Amitiés !
Domi - le 21/07/2012 à 18h39

Dis-là tu n'es pas en train de me traiter de vieux professeur barbu ? Non je ne raconte pas l'histoire de l'Angleterre ou alors celle sous la ceinture... Et voilà que je découvre amateur de queening au détour de ce cours d'histoire. Etonnant ! Mais je vois que tu as tout compris, c'est toute une série qui arrive avec les JO et le jubilé. Une sorte de foure-tout british où chacun picorera là où il veut.

Amitié, dyonisos

dyonisos
Vaut mieux un bon cours d'éducation anglaise qu'un mauvais cours d'histoire de France, alors vous pouvez continuer Professeur Dyonisos lol. Amitiés.
soumis pissotte - le 22/07/2012 à 17h46

Très bien. Parfait. Elève SP je vous mets 10/10 ! Continuez comme cela...

dyonisos
oups une drole d'époque pour nos amis Anglais mais qui si j' en crois certain leurs laisse une nostalgie Londre n est elle pas une des viles les plus surveillée ....
amitié yanode
yanode - le 23/07/2012 à 07h19

si la limite du modèle britannique en fait ! Si je me souviens bien, il y a plus d'un million de caméras de surveillance...

dyonisos